Dans le monde des laveuses frontales, achetez vous une Speed Queen

Rien à faire, je détestais notre ancienne laveuse.  Une Samsung frontale, très jolie, mais loin d’être efficace. Ah! Au début, je la trouvais très belle. Si silencieuse! Tous ces boutons, toutes ces lumières! Mais dès la première utilisation j’ai été surprise par la longueur des cycles de lavages.

Les années ont passées. Je la détestais de plus en plus. Les cycles qui n’en finissaient plus de finir. La qualité douteuse du lavage. Les vêtements abîmés. Rien à faire, je voulais me débarrasser de cette machine. Comment une machine qui consomme si peu d’eau peut-elle bien laver mes vêtements? Des cycles aussi longs; entre 45 minutes et une heure et quart peuvent-ils vraiment être éco-énergétique? Franchement, j’en doute.

Un jour, j’en ai eu ma claque! J’avais essayé différentes marques de détergents à lessive, même une formule maison.  Mes vêtements ne me semblaient pas bien lavés. Je ne compte plus les vêtements qui sont restés tachés, malgré les prétraitements. Attendre indéfiniment que madame finisse son cycle m’était devenu insupportable. Ses jours étaient comptés.

Décidée à me débarrasser de cette laveuse, je me suis mis à chercher par quelle autre machine réellement efficace je pourrais la remplacer.  À l’époque, on pouvait voir les commentaires des abonnés sur le site de Protégez-vous. Protégez-vous avait testé des laveuses. N’étant pas une abonnée, je ne pouvais pas voir les résultats du banc d’essai. Mais les commentaires des abonnés ont été très instructifs.

Huebsch. Ce nom revenait parmi les commentateurs. Une bonne vieille laveuse à chargement par le dessus. Pas éco-énergétique. Pas d’électronique. Des cadrans à boutons. Un agitateur dans la cuve. Elle utilise de l’eau! Beaucoup d’eau pour bien laver la lessive! Durable, sa conception est solide, sans pièce de plastique. Elle est fait pour durer 25 ans.
Les propriétaires de ces machines étaient très satisfaits de leur acquisition et la recommandaient chaudement… Même si elle ne faisait pas parti des machines testées par Protégez-vous.
Une petite visite sur le site de Huebsch m’a convaincu. C’était elle la machine qu’il nous fallait.

Mais j’ai du attendre un an. Parce que ces bonnes laveuses coûtent chères à l’achat. Le jour dit, quand mon rêve devenait enfin réalité, on est entré au magasin, je suis allée me planter devant la laveuse en démo et j’ai dit au vendeur que j’allais acheter cette machine à laver pour faire mon bonheur de petite ménagère.

En fait, ce n’est pas une Huebsch, mais une Speed Queen commerciale heavy duty.
Les laveuses Speed Queen, (ici la AWN432SP113CW04) ont gagné le Women’s Choice Awards America’s Most Recommended Luxury Washer & Dryer de 2014 à 2017. Les laveuses Speed Queen sont fabriquées par Alliance Laundry Systems, à Ripon au Wisconsin, aux États-Unis. Ils sont également les fabricants des laveuses Huebsch.

C’est avec une satisfaction évidente que j’ai regardé les livreurs ramasser la Samsung.  Bye!  Bye!

Je n’ai jamais autant eu hâte de faire la lessive. Ma laveuse Speed Queen utilise plus d’eau que l’ancienne que nous avions. Les cycles de lavage sont plus courts. Une brassée au cycle normal écolo prend 28 minutes. La Speed Queen est plus bruyante, mais puisqu’elle loge dans le garage je m’en moque. On a du hausser le tuyau du drain de la maison, parce que la pression du drain de la laveuse est vraiment puissant. Ça en valait la peine. Les vêtements sont propres. Le blanc est plus blanc. Les saletés sont éliminées pour vrai. La vitesse d’essorage est de 710 trs/min. C’est moins rapide que les machines frontales qui tournent à des vitesses entre 800 et 1600 trs/min. La lessive est plus humide, mais ce n’est pas un point négatif à mon avis. Petit détail, mais il est très important, on doit utiliser du détergent HE.

Les laveuses Speed Queen sont faites pour durer. Le fabricant estime sa durée de vie à 25 ans à raison de huit brassées par semaine. C’est 10 400 brassées! Les garanties qui couvrent ces appareils sont les meilleures sur le marché.
Malheureusement, dès 2018, Alliance Laundry Systems devra se conformer aux normes EPA: Environmental Protection Agency (USA). Elle devrait passer de 26 gallons d’eau pour une diminution qui devrait avoisiner les 8.4 gallons d’eau par brassée selon le tableau tableau du eeCompass your guide to appliance energy efficiency. Est-ce que les Speed Queen seront aussi performantes? Seul l’avenir le dira.

Finalement, même si j’apprécie que mes appareils consomment moins d’énergie, je ne suis pas prête à sacrifier la qualité d’une bonne lessive. Je comprends les enjeux climatiques. Mais il arrive qu’à vouloir rendre nos électroménagers peu énergivores on les rende inefficace. Malheureusement nos électroménagers d’aujourd’hui sont beaucoup moins durables qu’avant. L’électronique n’aime ni les vibrations, ni l’humidité. La qualité a été sacrifié en remplaçant le métal par le plastique, qui est lui un dérivé de pétrole. Quand on paie entre 800 et 1000$ pour une laveuse on s’attend à ce qu’elle performe bien et qu’elle dure. C’est rarement le cas.

Je suis très satisfaite de mon achat. J’ai l’infime conviction d’avoir fait un bon choix. J’aurais aimé connaître cette marque d’appareil beaucoup plus tôt. Faire la lessive n’est plus une corvée interminable et frustrante. Bien au contraire!

Où se procurer les laveuses Speed Queen (et Huebsch)?
Tanguay
Almar Appliances
Corbeil Électroménagers

Bonne lessive!
Marmaille 😉

***NDLR***
La rédaction n’a reçue aucune compensation de quelque nature que ce soit de la part de Alliance Laundry Systems, ni d’aucun détaillant. Marmaille et talons hauts a payé l’appareil et n’exprime que son avis de consommatrice sur le produit.

 

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La dignité d’être mère au foyer

À toutes les mères, celles qui travaillent à l’extérieur, celles qui sont à la maison, je souhaite une bonne fête des mères à toutes.

Aujourd’hui, ce qui me fait réagir est l’article d’opinion de Lise Ravary, publié par le journal de Montréal; Abolissons la fête des mères. Je ne suis ni pour ni contre l’abolition de cette fête. Ce qui me fait réagir c’est comment les gens voient l’éducation des enfants; leurs enfants et l’opinion qu’ils peuvent avoir des mères au foyer.

Sur sa page Facebook, madame Ravary a posé cette question aux gens: «Dans le cas d’une famille de classe moyenne, qu’est-ce qui vaut mieux pour le développement d’un enfant entre 0 et 5 ans, un parent à la maison ou le CPE?»  73 répondants sur 113 prétendent que les CPE sont meilleurs pour élever les enfants que les mères.  Seuls 40 répondants étaient en faveur des mères au foyer.

À lire les commentaires de ces 73 répondants les CPE sont la réponse à tous les maux et besoins de nos enfants de 0 à 5 ans.  D’après eux, une mère au foyer ne sait pas stimuler et socialiser son enfant.  Élever un enfant à la maison est la promesse de retard de langage et résulterait en enfant-roi.  Une mère au foyer est un exemple de lâcheté et de paresse pour les enfants.  Wow!

Je dirais que le phénomène est généralisé.  Dès qu’un enfant présente un retard dans son développement, le langage par exemple, la première chose qu’on nous demande c’est si notre enfant fréquente un CPE.  Si vous avez le malheur de dire non, on vous met tout de suite la pression pour le mettre en CPE.  Parce qu’il y a souvent des orthophonistes en CPE et que l’enfant sera exposé à plusieurs modèles verbales.  C’est drôle, parce que justement, j’en ai rencontré beaucoup des cocos et des cocottes qui vont en CPE et qui on des retards de langage comme quoi c’est du gros n’importe quoi!  Ces enfants finissent quand même avec des suivis en orthophonie à l’extérieur du CPE.

Je ne sais pas si ces répondants ont répondus ces choses pour se déculpabiliser du fait qu’ils font élever leurs enfants par l’État, mais j’en ai plein mon maudit truck de me faire traiter de paresseuse et de lâche parce que je ne suis pas sur le marché du travail.

J’ai choisi d’avoir des enfants.  J’ai choisi d’être avec eux, d’élever mes enfants.  Pas de les confier à des étrangers et d’ensuite me faire croire que je suis une mère présente pour eux.  J’ai choisi d’être disponible peur eux.  Je n’ai pas à prévoir des congés pour des rendez-vous.  Je n’ai pas à prendre un congé de maladie parce qu’ils ont la gastro.

Tous les jours, ils me voient faire plein de choses; du ménage, plier du linge, cuisiner, coudre…  Ils sortent, voient du monde et font des activités.

À voir combien il y a d’enfants en CPE, je me demande comment les parents d’avant faisaient pour élever leurs enfants?  Comment faisaient-ils?  Y avait donc ben des femmes paresseuses!!!  Elles étaient donc ben lâches ces mères au foyer!!!

Parce que aujourd’hui, on a des bébés, on les mets en CPE, pis y faut surtout pas que ça coûte cher.  On veut ben avoir des enfants, mais on veut pas y passer notre vie encore moins y mettre le prix.  Dans le fond, c’est d’la job à temps partiel.

Biensûr, pas question que je sois payée pour le travail que je fais.  Pourtant, j’économise deux places en CPE.  Combien vaut une place en CPE?  Au moins 14 000$/an.  Pourquoi n’aurais-je pas droit à ce 28 000$?  Ah oui, c’est vrai, je travaille pas moi, je suis à la maison!  Puisque je suis à la maison, aucun employeur ne me paie de journée de maladie, parce que , MOI, je ne m’absente, JAMAIS.

Insultant, hein?

Ben pensez-y la prochaine que vous direz que nous les mères au foyer sommes de mauvais exemples.  Pensez-y la prochaine fois que vous voudrez nous traiter de lâches et de paresseuses.

Franchement, qu’on soit mère au foyer ou mère au travail, je trouve très insultant de voir que la société ne reconnait aucune compétence aux mères à élever leurs enfants. Non seulement on nous dit que nous ne sommes pas bonnes, mais en plus comme des poissons rouges on est d’accord!  Ça me sidère que personne n’allume!

Je suis une mère au foyer dans toute sa dignité.  Je suis fière de l’être.  Jamais je ne laisserai personne m’insulter ou me mépriser.  Que ce soit dit.

 

 

 

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J’haïs le ménage. Sauf avec le nettoyeur à vapeur Dupray Home.

(Mon review)

Ce n’est un secret pour personne qui me connaît. Je déteste laver, nettoyer, épousseter, récurer, frotter, faire du ménage. Même si je déteste cette tâche, je dois m’y adonner. Dans mes rêves les plus fous, je suis riche et j’ai une femme de ménage. Malheureusement, dans la réalité, je ne suis pas riche, je suis la femme ménage.

Pendant des années, j’ai acheté toute sorte de produits nettoyants. Du savon à vaisselle, du détergent à lessive, du nettoyant à salle de bain, du détergent pour cuvette, du liquide lave-vitre, du détergent pour laver les planchers. Tous ne sont pas aussi efficaces les uns que les autres. Ils ne sont pas inoffensifs. On se souvient tous du liquide à plancher Swiffer qui était nocif pour les animaux. Avec le temps on découvre que non seulement les produits que l’ont achète pour faire place nette sont non seulement poisons et polluants, mais ils peuvent causer de graves problèmes de santé. Quand on est conscient de ces enjeux sur l’environnement et notre santé, on ne voit plus du même œil ces petites bouteilles qui promettent une maison immaculée de propreté.

Pour ajouter à ma haine viscérale contre le ménage, j’ai travaillé à l’entretien ménager dans un hôpital pendant quelques temps. Les hôpitaux utilisent toute une panoplie de produits nettoyants dans l’optique de détruire toute trace de vie d’organisme potentiellement pathogène. Un jour, avec mes équipiers, nous devions laver une salle de douches particulièrement sale. Notre chef de service nous a fait utiliser le nettoyeur à vapeur.
Ce monstre de vapeur pulvérisait toute trace de saleté. Mieux que nous avec nos guenilles et nos produits. J’étais ébahie. Il m’en fallait une à la maison.

Quand j’ai acheté la petite machine Shark, je ne pensais pas à utiliser moins de produits d’entretien. Je voulais seulement me faciliter la tâche. Les résultats n’étaient pas toujours égaux, dépendant du travail. Les accessoires étaient… cheap. Un jour, elle a arrêté de fonctionner. Comme j’avais appris entretemps combien tous ces produits ménagers étaient polluants et nocifs, j’étais réticente à recommencer à en remplir les placards.
Mamie m’a alors prêté la sienne. Une Vaporetto Polti 1030. De la puissance, des accessoires solide. J’étais en amour avec cette machine. Un prêt est un prêt, alors j’ai du la rendre à Mamie qui en avait besoin.

Retour à la case départ. Produits qui me causent de l’eczéma, qui sentent fort. Laver les planchers avec le sceau et la vadrouille. Misère!
Ça ne pouvait pas durer. J’ai acheté un nettoyeur à vapeur pas cher sur Amazon.ca. La McClulloch 1275. Ne tenant pas ces promesses, ce nettoyeur à vapeur, est loin d’être aussi puissant et efficace qu’on le dit. Les accessoires sont de très mauvaise qualité. Le fabricant américain n’honore pas la garantie pour les acheteurs canadiens. Il est impossible de se procurer des accessoires de rechange de ce coté-ci de la frontière. N’achetez pas ce produit. Pour faire une histoire courte, j’ai retourné le produit à Amazon.ca qui m’a remboursé.

Je n’avais pas le budget pour acheter un nettoyeur à vapeur vendu 600, 700 et même 1000$. J’ai cogité. Peu importe la marque, sauf si on est prêt à payer 2000$ pour une Ladybug, il n’y a pas de consensus sur un modèle. On prend toujours une chance.

Alors, j’ai pris une chance. J’ai commandé la Dupray Home vendue chez Costco.ca. 14 accessoires sont inclus avec la machine, en plus des livrets. J’aime bien cette machine, même si elle n’est pas parfaite.
J’aime:
– son petit format, facile à ranger
– son utilisation simple, facile et intuitive
– ses accessoires solides
– ses accessoires faciles à utiliser
– son régulateur de pression de la vapeur
– le refroidissement rapide de la machine pour un nouveau remplissage
– son efficacité
– sa garantie honorée au Canada
– la possibilité de se procurer des accessoires facilement

Je vous l’ai dit, elle n’est pas parfaite. Voici ce que je n’aime pas:
– l’emplacement pour l’enroulement du cordon électrique situé sous la machine est mal foutu
– On ne peut pas bloquer le jet en mode « vapeur en continue », on doit maintenir la pression sur le bouton, ça fini par être inconfortable
– la capacité réduite du réservoir d’eau de la bouilloire
– sur une surface verticale la brosse triangulaire se retourne facilement sur elle-même quand on l’utilise d’un mouvement de gauche à droite
– la courte durée du jet de vapeur causée par la faible capacité du réservoir, par conséquent, le travail est ralenti. On doit laisser la machine refroidir, pour faire redescendre la pression, remplir à nouveau, puis refaire chauffer la machine. On perd 20 minutes à 1/2 heure à chaque fois.

Avec la Dupray Home, j’ai lavé mes planchers, la salle de bain, mes comptoirs de cuisine, l’évier de cuisine, le siège rehausseur de mon petit chat sauvage, le distributeur d’eau des animaux, la poubelle, un mur de tuiles de céramique, une vitre de porte, mes chaises de cuisine, l’extérieur de mon frigo en inox, la porte de mon lave-vaisselle où tout s’accumule et mon poêle en vitrocéramique.
La Dupray Home a bien fait le travail, malgré les arrêts fréquents pour les remplissages.
C’est un bon nettoyeur à vapeur. Il fait bien le travail. Avec les têtes rectangulaire et triangulaire, la possibilité d’utiliser nos torchons en microfibre réduit les coûts d’achats d’accessoires de rechange. Rien ne nous oblige à acheter d’autres housses élastiquées.

Est-ce que j’aime plus faire le ménage maintenant? Non. Mais j’aime utiliser la Dupray Home. Je travaille moins fort pour avoir une maison propre. Je n’ai plus l’impression d’empoisonner ma famille avec des produits nettoyants nocifs, parce que les 46 psi de pression qui poussent la vapeur d’eau à 145 °C fait tout le travail. Il n’y a pas d’odeur chimique et persistante de citron ou de brise des Caraïbes ou de javellisant. C’est une propreté inodore comme j’aime.

Malgré la nécessité des remplissages fréquents je suis satisfaite de mon nettoyeur à vapeur. Pour ceux et celles capables de vivre avec cette contrainte je recommande l’achat de la Dupray Home. C’est une machine d’entrée de gamme, un peu comme pour s’initier à ce mode d’entretien ménager. Les planchers lavés avec cette machine sèchent rapidement. La saleté accumulée, la graisse, les taches collantes disparaissent vite. Tout est étincelant de propreté. Aucun microorganisme ne survit à la vapeur dégagée par cette machine. C’est un bon allié pour le nettoyage sans produits chimiques. C’est l’amie idéale pour celui ou celle qui déteste faire le ménage.

Marmaille 😉

***NDLR***
La rédaction n’a reçue aucune compensation de quelque nature que ce soit de la part de Dupray.  Marmaille et talons hauts a payé l’appareil et n’exprime que son avis de consommatrice sur le produit.

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Journée de la femme 2017; nous ne sommes pas encore toutes égales

La condition des femmes à travers le monde sera toujours d’actualité. Parce que malgré que nous soyons en 2017, nous ne sommes pas encore entièrement l’égale des hommes… Même si c’est nous qui les mettons au monde.

À travers le temps, les époques, nous avons mené de petites batailles et de grands combats; ne serait-ce que le droit de vote.

Malheureusement, où nous naissons sur le globe aura un impact majeur sur notre vie:
• Se faire marier de force avec un mari choisi par la famille.
• Être victimes de conflits armés majeurs où des femmes deviennent des objets, des     esclaves sexuelles.
• Qu’on interdise l’éducation; imaginez être une femme et ne pas savoir écrire votre nom.
• Pouvoir se faire avorter sans être jugée criminelle et emprisonnée.
• Se faire mutiler, tuer, parce que votre conjoint ou sa famille vous accuse de les avoir déshonorés.
• Le pays où vous vivez ne reconnaît plus les baffes que votre conjoint vous met comme de la violence conjugale.

Au Québec, les femmes ont obtenues le droit de vote le 18 avril 1940.  Au Canada la « pilule » a été homologuée en 1960.  Mais ce n’est qu’en 1969 que les médecins ont pu nous prescrire la pilule dans un but contraceptif. Ce n’est que le 28 janvier 1988 qu’on nous donnait le droit de nous faire avorter sans être des criminelles.

Encore en 2017, ne gagnons moins que nos collègues masculins pour un même travail. Plus de femmes subissent la précarité financière que d’hommes.

La condition de la femme s’est beaucoup améliorée un peu partout sur la planète. Parce que des générations de femmes se sont battues pour qu’on nous reconnaisse, qu’on nous respecte. Je n’ai jamais compris pourquoi depuis le début de l’humanité les hommes ont peur de nous. Je dis peur de nous les femmes, parce que pour tout faire nous museler, nous opprimer, ils devaient avoir peur de quelque chose en nous, non? Pourquoi nous refusaient-ils le pouvoir? L’argent? La contraception? Le marché du travail? Le droit de vote? L’indépendance? L’émancipation? La liberté sexuelle? Le droit de parole? Je ne sais pas. Je ne crois pas qu’on ne trouvera jamais la réponse.

La journée internationale des femmes n’est pas une occasion pour se voiler la face et se faire croire que tout va bien pour nous toutes.  Non.  C’est le moment de mettre carte sur table, de montrer à la face du monde qu’elle est la réalité des femmes autour du globe.

Je pense qu’en tant que femme on doit s’aimer et se respecter.  Faire fi des diktats de la mode, des standards de beauté.  Peu importe qu’on soit grande, petite, mince, grosse, rousse, blonde, ou brune, il faut accepter son corps de femme tel qu’il est.  Peu importe notre poids, notre silhouette, nous sommes toutes de vraies femmes.  Si malgré sa bonne volonté on arrive pas à s’aimer soi-même, il faut prendre le taureau par les cornes et changer les choses.  On aime nous dire que les médias nous bombardent d’images de la femme idéale, mais rien nous empêche de refuser de s’y conformer.  Rien.

Soyons libre de penser et de nous exprimer.  Assumons-le.  Il faut avoir le courage de ses opinions et les défendre.  Se taire, ne nous fait pas avancer.

Vivons notre vie de femme.  On peut décider d’avoir des enfants ou non.  On peut faire des études dans tous les domaines.  On peut faire carrière.

On peut et on doit se défendre de la violence, l’intimidation et la discrimination.  C’est notre responsabilité.

Nous avons porté le monde et l’avons mis au monde.  À nous de nous le réapproprier.

Nous sommes des créatures magnifiques.  Nous sommes belles, intelligentes, inventives.  Nous sommes des mères, des étudiantes, des enseignantes, des scientifiques, des inventrices, des docteures, des activistes, des avocates, des politiciennes.  Nous sommes des femmes.

Marmaille 😉

 

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L’acte terroriste à la mosquée de Québec est aussi de la faute des médias

Dimanche dernier, l’irréparable a été commis au Centre culturel islamique de Québec.  Six hommes musulmans ont été assassinés.  Ces hommes laissent derrières eux des veuves et des orphelins.

Depuis dimanche dernier, les médias se cachent derrière leur masque d’hypocrisie en clamant haut et fort que c’est donc barbare, inhumain et lâche qu’un homme entre armé dans une mosquée pour tirer sur tout ce qui bouge.  Tout ce qui bougeait étant des hommes musulmans priant à la mosquée.

Je dis que les médias se cachent derrière leur masque d’hypocrisie parce que depuis la tuerie, ils se sont emparé de l’événement et se le sont approprié.  D’un coup, on ne pointe plus les musulmans du doigt pour les dénoncer et se plaindre d’eux.  Non, depuis dimanche les musulmans sont nos amis.  Ils sont (enfin) des québécois comme nous les de souches.

Depuis dimanche, on dirait que tout le monde a oublié que depuis des années ces mêmes médias se sont emparés des moindres cas isolés d’accommodements dits raisonnables pour monter des nouvelles en épingles.  Des blogs de chroniqueurs de journaux qui vilipendaient les musulmans parce que des femmes portent le voile, ou parce qu’une cabane à sucre décide d’offrir un menu sans porc à une clientèle musulmane.  Pendant des années les médias ont pointé leur doigt accusateur en direction de tous les musulmans parce qu’ils ont une religion différente de la nôtre.  Parce qu’ils sont pratiquants.  Parce que la charte des droits et libertés leur permet de pratiquer leur culte.  Parce qu’ils osent demander et qu’ils obtiennent.

Ça fait des années que j’entends les gens chialer contre les musulmans.  Ça fait des années que j’entends les gens répéter ad nauseam ce qu’ils lisent dans les journaux et entendent à  la radio ou à la télé.  Ça fait des années que j’ai constaté que le monde est trop bête pour penser par eux-mêmes.  Ces fake news sont du remplissage de temps d’antenne, du noircissage de pages de journaux!  Vous n’aviez pas compris qu’on vous manipulait?  Sûrement pas!  Vous étiez trop occupés à mémérer comme des commères de village, à rapporter des inepties.  Vous avez tout gobé comme des poissons rouges.  Vous avez été happés de plein fouet par un tsunami médiatique.  Je cite ici un passage de La couverture médiatique des accommodements raisonnables dans la presse écrite québécoise. Vérification de l’hypothèse du tsunami médiatique par Thierry Giasson, Colette Brin et Marie-Michèle SauvageauGroupe de recherche en communication politique.  Département d’information et de communication, Université Laval.

« … nous posons que la couverture qu’ont réservé les médias québécois à la question de la gestion de la diversité au Québec relève du tsunami médiatique, d’une déferlante incomparable en étendue et en intensité qui a secoué la population québécoise en deux phases distinctes et successives. Ce type de couverture dévastatrice est très rare et génère ainsi lorsqu’elle se manifeste de très forts effets de conditionnement de l’opinion publique. »

C’était de la propagande islamophobe.  Un produit made in Québec par des québécois pour des québécois.  Sauf que ce ne sont pas des musulmans qui ont attaqué à Québec.  Mais un imbécile de québécois de souche qui comprend tout au premier degré comme la majorité des gens d’ici.

Du jour au lendemain les médias de masse nous parlent de nos amis musulmans éplorés, victimes d’un crime haineux.  Comme par hasard c’est la faute des réseaux sociaux.  Ce n’est pas les médias de masse comme Radio-Cadenas, La Paresse, le Journal de Mourrial, ou TDA qui nous ont gavé de nouvelles montées en épingles au parfum de scandale.  Non.  C’est la faute à Fessebouc parce que y a des gens qui y écrivent des posts et des commentaires racistes et haineux.  Sauf que ces idiots avaient des médias de masse pour les alimenter.

À force de se faire bourrer le crâne de propagande islamophobe y a un crétin qui y a cru au point de tuer six personnes.  Un imbécile incapable de penser par lui-même.

Je ne suis ni raciste, ni islamophobe.  Je n’ai pas l’impression  non plus de me faire assimiler par les immigrants.  Je ne sens pas ma langue menacée.  Je ne me sens pas en voie d’extinction.  Franchement, que des musulmans croient en un dieu et pratiquent leur culte ne me dérange pas du tout.  Ce n’est pas parce que les québécois de souches ont déserté leurs églises que les autres communautés doivent délaisser leur culte.  Si une femme musulmane se voile, c’est son choix.  Elle en a le droit.  Notre société n’en est pas moins laïque.  On a mis le clergé dehors de nos institutions et il s’éteint tranquillement parce que ça ne nous intéresse pas.  Alors, je trouve mal placé de reprocher sa foi et sa ferveur religieuse à une communauté.  Si les musulmans demandent des aménagements et les obtiennent grand bien leur fasse.  On dit toujours: demande au pire on te dira non.  C’est qu’ils font.  Ce n’est pas parce qu’il demandent quelque chose que nous sommes obligés de tout accepter.  On a aussi le droit de dire non.

Je suis désolée pour les familles endeuillées.  J’ai de la peine pour ces veuves et ces orphelins.  Ça me brise le cœur de voir des vies mises sans dessus dessous par un cave qui a bu des paroles exagérément trompeuses.  Ce drame aurait pu être évité si les médias de masse n’avaient pas fait monter leur mayonnaise sur des situations qui n’étaient pas des événements.  C’était rien d’autre que la vie courante.

Mais on ne peut pas trop en demander à un peuple qui carbure à coups de shows de téléréalité.  Ce n’est pas en écoutant le Banquier, La voix, Star Académie ou des conneries du genre Loft story ou Occupation double qu’on apprend à penser par soi-même.  Encore moins en passant sa vie sur Fessebouc à poster des selfies.  Comme si le cerveau allait se mettre à glitcher à force d’essayer de s’en servir.

Enfin, je trouve dommage que ce drame serve de gros gibier à ces mêmes médias qui ont préparé sa mise en scène.  J’espère que les familles touchées pourront se reconstruire.  Je leur souhaite de tout cœur.  Je ne veux pas que le Québec devienne une deuxième France ou une copie désespérément laide de nos voisins du Sud.  J’aimerais tellement voir cet énergumène sans génie ne pas s’en tirer avec une maladie mentale.  J’aimerais que ces médias de masse charognards laissent sa famille tranquille, parce que pour eux l’avenir s’annonce aussi difficile que pour les familles des victimes.

Marmaille 😢

 

 

 

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Ne touchez pas à mon utérus!


La cause des femmes recule aux États-Unis. Ce sera aussi le cas ailleurs dans le monde; là où vivent les femmes les plus pauvres et les plus vulnérables sur la planète.  En effet, Donald Trump interdit le financement par des fonds fédéraux d’ONG internationales qui soutiennent l’avortement.

Je ne suis pas une féministe enragée. Par contre, je ne supporte pas que des hommes se donnent le droit de décider de ce que nous les femmes faisons de notre utérus. La contraception est traditionnellement une affaire de femme. Les hommes qui ne veulent pas d’enfant se contentent souvent que de s’assurer que leur compagne a bien pris sa pilule. Ou si la femme ne prend pas la pilule pour x,y,z raison, l’homme pratiquera la méthode très inefficace du coït interrompu. Si par malchance madame devient enceinte et que monsieur ne veut pas de cet enfant, il aura l’effronterie d’exiger que celle-ci se fasse avorter. Parce que forcément si elle est enceinte c’est sa faute!

D’un côté, une femme devrait se faire avorter à la demande express de son compagnon, de l’autre on devrait fermer notre gueule, porter et mettre au monde un enfant dont on ne veut pas.

Aux p’tits cons et aux niaiseuses qui clament haut et fort que si une femme tombe enceinte c’est sa faute et c’est bien tant pis pour elle, elle n’avait qu’à pas s’écartiller comme une grosse cochonne je vous répondrai ceci: toute femme, comme tout homme a le droit d’avoir une vie sexuelle. Si nous les femmes refusions de faire l’amour avec notre homme sous prétexte qu’on a peur de tomber enceinte qu’est-ce qu’on nous dirait? Que feraient ces hommes frustrés sexuellement face à tant de refus?  C’est fou de constater comment une femme doit être à la fois un modèle irréprochable de bonne conduite et une putain.

Je pense aussi qu’il est temps d’arrêter de culpabiliser les femmes qui avortent devant les autres incapables de concevoir. Avorter est une chose. L’infertilité en est une autre.
Une femme doit pouvoir choisir d’avoir ou non un enfant. Une femme qui n’en veut pas et qui devient enceinte malgré elle, n’a pas à être jugée ou traitée de meurtrière. Parce que franchement ça dépasse les bornes!
Il y a plein d’excellentes raisons de ne pas vouloir d’enfant. Le contexte économique et social en est un. Est-ce vraiment responsable de mettre un enfant au monde quand on sait déjà qu’on aura pas les capacités de lui fournir ce dont il aura besoin? Une vie de couple instable, de la violence, des dépendances. La découverte d’une maladie grave ou d’une malformation congénitale chez le fœtus.  Ou parce qu’une femme ne veut tout simplement pas être une mère. On est pas obligée d’enfanter pour être une vraie femme. L’épanouissement, la réalisation d’une femme ne passe pas obligatoirement par la maternité.

Je me demande aussi ce qui arrivera aux femmes qui deviennent enceinte de leur violeur? Parce que oui, une femme devrait avoir le droit de choisir dans ce contexte. Certaines avortent, tandis que d’autres choisissent de mettre l’enfant au monde et de l’élever. C’est un choix.

Ben oui y a l’adoption. Mais la femme qui avorte ne veut ni être enceinte, ni accoucher. Qu’est-ce qu’il y a de si difficile à comprendre là-dedans? À voir combien il y a d’enfants à adopter partout dans le monde sans trouver de famille, on peut se poser la question sur la pertinence de cet argument.

Ce n’est pas à une poignée d’hommes à décider du droit à l’avortement des femmes. La contraception a de tout temps été une affaire de femmes. Interdire l’avortement aux femmes, veut fort probablement dire plus d’enfants abandonnés. Ça veut aussi dire des avortements clandestins où des femmes perdront la vie. Ça veut dire plus de filles-mères. Ça veut dire plus de mères cheffes de familles monoparentales. Non? Oui! Un homme qui veut pas d’un flo se volatilisera sans aucun remord. Ça veut dire plus d’enfant qui vivront dans la pauvreté.

L’interruption volontaire de grossesse n’est pas un moyen de contraception. Mais c’est une façon de ne pas mettre un enfant au monde malgré ses efforts pour ne pas devenir enceinte. Ces femmes qui prennent cette décision ne le font pas de gaieté de cœur. C’est une épreuve difficile avec laquelle elle doivent composer pour le reste de leur vie.

De tout temps les hommes ont pensé qu’il avaient le droit de nous dire quoi faire de notre corps. On a nous a pris pour des usines, des fabriques à bébés. On préférait sauver un bébé, en faire un orphelin, plutôt que de sauver la mère. Le clergé, mené par des hommes célibataires, supposés chastes dictaient leur conduite aux femmes: procréer à tout prix et autant que possible. Une femme qui n’en pouvait plus, qui allait risquer sa vie, se faisait menacer d’excommunication. Un homme qui ne connaissait rien à la vie de couple, à la vie de famille, aux femmes, nous ordonnait de nous soumettre à notre devoir conjugal sous peine de finir en enfer!

Aujourd’hui, sauf dans certains états, le clergé n’a plus d’ascendance sur nos sociétés. Mais il y a encore des hommes qui veulent décider pour nous de ce que nous pouvons faire de notre ventre. Des hommes qui nous méprisent, qui nous agressent, des hommes qui pensent avoir le droit de disposer de nos corps comme bon leur semblent. On en revient encore là. On veut toujours nous asservir, nous rabaisser, nous traiter comme un animal reproducteur dont le destin est de procréer jusqu’à épuisement.

Je suis une femme. Je suis une mère. Je n’ai jamais subi d’avortement. J’ai eu trois enfants que j’adore. Avoir des enfants est merveilleux, mais ce n’est pas sans conséquence. Je voulais pouvoir choisir combien j’aurais d’enfants et quand je les aurais. Jamais je n’aurais accepté qu’un homme m’oblige à avorter si je ne le voulais pas. Par contre, aucun homme n’aurait pu m’obliger à avoir un enfant dont je ne voulais pas. Jamais.

Je déplore les tactiques agressives de propagande des pro-vie. Leur manque de respect, qu’ils soient hommes ou femmes, qu’ils manifestent envers les pro-choix.  Leurs actes terroristes contre des cliniques d’avortements et leurs personnels. C’est honteux d’être aussi primitif.

Le désir ou non d’enfant pour une femme est personnel. La méthode contraceptive est surtout une affaire de femme, parce qu’il semble que ça n’évolue pas de ce côté chez les hommes. Pour eux, c’est aux femmes d’y voir. Donc, si c’est aux femmes d’y voir, à nous de décider de ce que nous faisons de notre utérus, un point c’est tout. On a plus à en discuter, ni à s’en défendre, ni à en débattre. T’as pas d’utérus, t’as pas ton mot à dire monsieur!

À la prochaine.
Marmaille

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Se raser: un soin cher et polluant

Homme ou femme on passe tous et toutes par le fil du rasoir un jour où l’autre.  Les gars, quand ils commencent à avoir assez de poils au menton pour prétendre se faire la barbe, les filles quand à l’adolescence tout poil devient indésirable.

Les femmes s’épilent les sourcils, les aisselles, le bikini et les jambes.

Quant aux hommes les diktats de la mode sont assez paradoxaux.  Pendant des années l’homme sans poil a dominé les standards de beauté.  Depuis quelques temps le beau barbu est virile, sexy. 

Il nous fait baver.  Mais je ne suis pas certaine de comprendre…  Doit-il avoir la face poilue et le corps imberbe? Pour le moment, il semble que ce soit le cas. Du poil dans la face, mais pas sur le corps.

Chez nous, les hommes ont du poil. Pas comme des orangs-outans, mais la nature ne les a pas oublié. Pour moi, un homme ça du poil. Sans poil, c’est un petit garçon. Je prêche pour ma paroisse vous direz avec mon homme velu, mais bon tout est une question de goût. Par contre il n’aura jamais une belle barbe, parce que ça lui va simplement pas.

Comme tout homme, il a fait le tour des rasoirs jetables à deux, trois et cinq lames. Il a aussi déjà payé une fortune pour une version électrique qu’il n’a pas aimé et qui dort dans un fond de garde-robe depuis des années.
À notre première St-Valentin, je lui ai offert une pioche. Oui, le genre de rasoir qu’utilisaient nos grands-pères. Un Merkur 34C tout ce qu’il y a de plus classique.
Il a aimé ce rasoir dès son premier essai. Vous avez tort si vous pensez qu’une seule lame ne peut pas bien raser. Non seulement ce type de lame rase bien, mais elle coupe de plus près et irrite beaucoup moins la peau. De plus la pioche utilise moins d’eau chaude. La forme de la tête « stocke » plus d’eau que votre Gillette Mach 5.
Le rasage est aussi plus rapide. La lame s’use moins vite.

Autre argument de poids les lames pour ce type de rasoirs coûtent beaucoup moins chères à l’achat. Dépendamment de la marque un paquet de 10 lames peut coûter six dollars. Un paquet de 100 lames vaut environ 18, 00$! Combien déboursez-vous pour vos lames de Mach 5? Pour vos lames de rasoir Venus? Beaucoup plus, pour beaucoup moins.

Les cartouches et les rasoirs jetables sont également une source épouvantablement énorme de pollution. Tout ce plastique jeté aux ordures est une aberration. Selon le site consoGlobe la compagnie BIC vendrait 11 millions de rasoirs jetables par jour! Qu’en est-il de Gillette, Schick, Wilkinson? Qu’en est-il des cartouches de rasoirs, combien sont achetées quotidiennement?  J’ai les mêmes réflexions, les mêmes questions au sujet de ces mousses et gels à raser.  Ils sont non seulement mauvais pour notre peau, mais en plus, ils sont hyper polluants.  Ces gaz qui propulsent la mousse et le gel ne sont pas des amis de la planète.

Si on compare, les lames utilisées pour les rasoirs traditionnels sont faites en acier. Elles sont emballées individuellement de papier, puis empaquetées dans une boîte de carton. Pas de plastique, pas de suremballage.  Du côté des savons, pas de gaz propulseurs.  L’emballage parfois en plastique est minimal.  On trouve également des crèmes à raser en tube.  C’est une question de préférence.  Savons et crèmes à raser sont plus économiques à l’utilisation.  La quantité utilisée lors du rasage est moindre.  C’est sans parler qu’un savon à raser dans un beau bol en bois, avec un parfum exotique s’offre aussi très bien en cadeau à un homme.

Quand Metal Ado a eu assez de poils au menton pour commencer à se raser je n’ai pas hésité une seconde à lui procurer une pioche.  Je ne voulais pas le voir se mettre un rasoir cheap sur le visage.  C’est une étape.  Le premier rasage est un rite de passage pour nos ados.  Je voulais marquer le coup.
On a fait ça en grand! Je lui ai offert un rasoir Edwin Jagger, un blaireau et un savon à barbe. Père et fils se sont enfermés dans la salle de bain. Il a appris à faire mousser son savon, à manipuler son rasoir. Deux ans plus tard, rien ne pourrait le convaincre de se raser autrement.

Et les femmes?
En fait pendant longtemps les fabricants de rasoirs dédiaient des modèles aux femmes.

Puis, pour une raison qui m’est inconnue nous avons été délaissées au profit des compagnies de rasoirs jetables et à cartouches.
Le marché actuel est davantage, pour ne pas dire exclusivement réservé aux hommes. Très peu de femmes se tournent vers le rasage traditionnel, à la pioche. On préfère souvent essayer d’autres méthodes, souvent plus douloureuses et onéreuses, pour finalement revenir à nos rasoirs à cartouches ou jetables.
Certaines compagnies vont timidement désigner un rasoir pour femmes en l’affublant d’un manche rose, mais rien de plus.

J’ai utilisé des rasoirs jetables et à cartouches pendant très longtemps. Plus de 25 ans. Je n’ai jamais été fidèle à aucune marque, aucun modèle. J’achetais le moins cher. Je détestais ces rasoirs. La mousse à raser, quant à elle me dessèche la peau. Je repoussais les séances de rasage. C’était une corvée. Un moment déplaisant à passer seule avec moi-même.

Depuis peu, j’ai fait l’acquisition de ce petit bijou. Je l’ai choisis parce qu’il est beau, ses caractéristiques répondaient à mes critères, a eu de bons commentaires, son prix est très abordable; 25, 00$.
J’ai complété mon achat avec un ensemble de 40 lames de marques différentes. Croyez-moi, ces lames sont très coupantes! Peu importe la longueur du poil, elles rasent de près, demandent moins de passages, irritent donc moins la peau. Son manche long et texturé ne glisse pas dans la main et est parfait pour faire la transition entre les rasoirs jetables et la pioche traditionnelle.
Je peux tout raser; jambes, aisselles et la zone du bikini. Je prends mon temps pour ne pas me couper et malgré ça, toute l’opération est plus rapide.

Où vous procurer un rasoir de sûreté pour le rasage humide? J’aime beaucoup commander du site canadien Fendrihan. Le site est unilingue anglais, ce qui peut être un problème pour certains. Le vocabulaire du rasage est assez simple et répétitif ça ne devrait pas être trop difficile à comprendre.
Fendrihan est un beau site avec une grande variété de produits destinés aux hommes. Mais nous les femmes savons nous approprier ce qui est aux hommes, n’est-ce pas? Les prix, en dollars canadiens, sont bons. Le service est excellent. Les commandes sont rapidement expédiées.

Si vous redoutez l’initiation du rasage à la pioche, il y a sur Youtube des vidéos (encore en anglais!) pour expliquer et montrer aux femmes comment utiliser ces rasoirs. Pour les jambes

Pour les aisselles

J’espère avoir pu vous aider à trouver une alternative plus économique et moins polluante que les rasoirs jetables et cartouches de plastiques. C’est une façon différente, ancienne, qui gagnerait à être reconnue. Le moment parfait pour dire adieu aux mousses et gels à raser remplis de produits chimiques. L’excuse parfaite pour amorcer un nouveau tournant dans votre routine beauté.

À bientôt!

Marmaille 😉

***NOTE DE LA RÉDACTION***

Je n’ai reçu aucun produits ou compensation d’aucune nature de la part de Merkur, Edwin Jagger ou Fendrihan.  Les opinions mentionnées dans cet article sont les miennes et sont basées sur mes expériences.

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Pour nos tout-petits, je souhaite…

gstp_banniere_300x600gstp_banniere_300x600Connaissez-vous LA GRANDE SEMAINE DES TOUT-PETITS?

C’est le 20 novembre dernier que débutait la première édition de La Grande semaine des tout-petits.  C’est à  cette occasion que l’on présente un portrait de la réalité dans laquelle vivent nos tout-petits québécois.

En vous rendant sur le site Internet Grande semaine vous pourrez aller signer La lettre des grands aux tout-petits et y laisser un souhait si vous le désirez. C’est une façon claire de faire savoir au Québec que nos tout-petits comptent pour vous et que vous appuyez l’initiative.
Pour marquer le coup, l’Observatoire des tout-petits publie son Portrait annuel 2016. Combien sont-ils? Dans quel environnement vivent-ils? On peut également télécharger la version complète gratuitement.

Que ça paraisse cliché ou non, nos tout-petits d’aujourd’hui seront nos adultes de demain. Notre relève.  Mais nos jeunes enfants d’aujourd’hui ne vivent pas la même réalité que nous, à notre époque. En 30 ou 40 ans, la vie a beaucoup changé. Nos bambins ne sont pas différent de ceux d’hier. Ils ont les mêmes besoins. Mais les temps changent et ça n’évolue pas nécessairement toujours en leur faveur. On veut bien faire, leur donner le meilleur. Je me demande tout de même; est-ce que notre meilleur à nous est vraiment leur meilleur à eux? Oui, on fait ce qu’on peut. Parfois on pourrait et on devrait faire plus et mieux. Mais la vie a ses limites et on fait notre possible.

La routine: spirale infernale
Depuis le tournant du siècle en fait, nos tout-petits fréquentent la garderie comme si c’était un passage obligé.  Les mères au foyer sont devenues une espèce rare qui se fait regarder de travers et doit répondre au: -« Votre enfant ne va pas à la garderie? » plein de sous-entendus.  Le système fait que se sont les CPE qui décident du moment où votre bébé y fera son entrée.  Tôt dans sa vie l’enfant se fait prendre dans la spirale infernale du métro-boulot-dodo.  Levé tôt, déjeuné en quatrième vitesse, en route pour la garderie, maman part au travail, maman travaille toute la journée, maman va chercher son petit à la garderie, on rentre à la maison, on soupe, c’est le bain et au dodo.  C’est la même chose pour l’enfant qui va à l’école.  Quand pouvons-nous vraiment profiter de notre marmaille?

Élément perturbateur
Se retrouver à la maison avec son tout-petit est une chose.  Être activement avec lui en est une autre.  Partout on voit des parents qui s’occupent distraitement de leur enfant parce qu’ils ont les yeux rivés sur un satané écran!  Si ce n’est pas Facebook, c’est Twitter ou Instagram, si non, c’est un jeu ou des messages textes.  L’enfant qui demande la présence de son parent à grand renfort de demandes ou de conneries devient un irritant.  Pire, pour avoir la paix, on les plogue sur des tablettes ou des ordinateurs.  Très vite l’enfant devient dépendant de l’écran et n’arrive rien faire d’autre.  On en est plutôt au parent 0.2 que 2.0!  Quand c’est rendu qu’on voit des publicités nous recommandant de jouer une quinzaine de minutes par jour avec notre enfant c’est qu’à mon avis il y a un problème.  L’excuse facile c’est la fatigue et le manque de temps.  Mon observation est la suivante: -« Trop fatigué pour passer du temps avec ton enfant, par contre le temps ne manque pas et la fatigue disparaît d’un coup pour jaser avec des étrangers ou jouer à des jeux cons…  Bizarre… »  Je ne comprends pas l’hilarité des gens quand ils entendent un enfant dire de son parent qu’il est toujours sur son téléphone à poster sur Facebook ou à jouer à des jeux.

Plus ça change, plus c’est pareil
Non, les jeunes cocos et cocottes d’aujourd’hui ne sont pas différents de nous. Ils ont les mêmes besoins que nous avions. Manger, dormir, respirer. Se sentir aimé, protégé, en sécurité. Ils ont besoin d’être accompagné, stimulé. Ils ont besoin qu’on soit présent. Ils vivent les mêmes phases de développement, aux mêmes âges. Bien que tous, de tout temps vivent les mêmes choses, chacun d’eux est unique. Chaque parent, chaque famille est différente. Là encore, rien de nouveau. Ça toujours été ainsi. C’est l’éternel recommencement.

Je pense qu’une Grande semaine pour les tout-petits est une bonne idée.  Ça permet à tous de faire un bilan de sa parentalité, de notre quotidien, du bien-être familial.  Un rapport comme le Portrait annuel met en lumière les points forts et les lacunes de la société dans laquelle nous vivons.  Encore trop d’enfants vivent dans des familles dont les revenus sont sous le seuil de la pauvreté.  Les impacts sur eux peuvent être grands.  Peu importe la classe sociale dans laquelle vit l’enfant l’important est qu’il mange à sa fin, qu’on mette le temps et l’énergie à favoriser son développement, qu’il soit en sécurité et qu’on l’aime.  J’ai une longue liste de souhaits pour notre marmaille québécoise.  Mon souhait ultime est de sortir tous les enfants de la pauvreté.  Vœux pieux?  Peut-être.  Mais je ne doute pas un instant des impacts positifs que cela aurait dans notre province.

Pour les touts-petits d’aujourd’hui et de demain je souhaite la sécurité alimentaire.  Aucun enfant ne devrait avoir faim ou manger une nourriture de piètre qualité.

Je souhaite qu’ils aient tous les mêmes chances peu importe leur milieu, leur origine, leur langue, leur couleur de peau ou religion.

Je souhaite que les enfants qui présentent des défis particuliers reçoivent les soins et les services dont ils ont besoin tout de suite.  C’est une honte toute ces listes d’attentes partout.

Je souhaite que nos enfants soient réellement protégés des adultes vils qui ne cherchent qu’à leur faire du mal et à assouvir leurs bas instincts.  Qu’on punisse très sévèrement ces gens.

Je souhaite que les parents à bout de souffle aient du répit.  Un parent reposé aura à nouveau de l’énergie et pourra mieux s’occuper de son enfant.

Je souhaite que les parents qui se sentent perdus et abandonnés soient épaulés, afin de mieux aider leur tout-petit.

Je souhaite que les parents accros à l’écran décrochent et focussent sur leur tout-petit.  Vous n’êtes pas si fatigué et oui vous avez le temps pour lui…  ou elle.

Je souhaite que les parents puissent bénéficier de la conciliation travail/famille, dans l’intérêt de la famille et non de l’employeur.

Je souhaite que les tout-petits dont les parents ont des horaires de travail atypiques ne soient pas obligés de fréquenter la garderie ou le CPE à temps complet comme c’est présentement le cas.

Finalement, je souhaite que tous les tout-petits soient aimés, respectés et chéris.

Bonne semaine les poussinots! Bonne semaine les poussinettes!
Marmaille 😉
 

 

 

 

Le pitbull démoniaque : la propagande haineuse

Depuis le mois de mai, des gérants d’estrades qui se disent journalistes publient des textes faisant la promotion du bannissement des chiens de race pitbull non seulement à Montréal, mais à la grandeur du Québec. C’est à croire que les pitbulls sont tous des réincarnations de Cujo.  Ces chiens sont interdits à Lévis, le seront bientôt à Brossard, Laval et Québec. Les médias demandent à corps et à cris une loi anti pitbull pour toute la province, comme l’a déjà fait l’Ontario. Ce phénomène n’a rien de nouveau. Dans les années 1970 et ’80, on a voulu se débarrasser des Chow chow, des Dobermann pinsher et des Berger allemand.

Oui, un pitbull a tué une femme. Je trouve cela horrible. La première question que je me suis posée : -« Que faisait cette bête dans la cour de la voisine? » Comment se fait-il que le chien a pu se sauver de chez lui? Un trou dans une clôture ça se répare. C’est une réparation urgente quand on a un chien. Cet événement est inexcusable et impardonnable. Malheureusement, ce décès a bien servi les gérants d’estrades qui en ont fait leur chou gras et s’en sont servit pour faire pression et faire la démonstration que le pitbull est un mangeur d’homme. Depuis, on trouve des cas de morsures de pitbull à la pelleté.

On se souvient tous du pitbull qui a tué un bébé de trois jours à San Diego en Californie. La question que je me suis posée : -« Qu’est-ce que le chien faisait dans le lit avec un bébé de trois jours? » Faut vraiment être sans génie pour faire ça. Comme on se souvient tous du bébé de 21 jours tué par un husky alors qu’il avait été laissé sans surveillance dans son banc posé par terre, à St-Hyacinthe. Depuis quand un chien est une gardienne d’enfant?

Aujourd’hui, le maire Denis Coderre annonçait que les pitbulls seront dorénavant interdits à Montréal. Le nouveau règlement rentrera en vigueur en septembre de cette année. Ceux qui ont déjà un pitbull pourront le garder. Mais plus personne ne pourra en adopter un à l’avenir. Dans sa grande prévoyance monsieur l’maire a décidé que son règlement ratissera plus large; tous les chiens de races potentiellement dangereuses seront encadrées par des mesures visant à protéger autrui des dangers d’une attaque. Les extrémistes sont déçus. Ils auraient préféré que les pitbulls soient éradiqués.

La SPCA a réagit sans plus attendre en émettant un communiqué dans lequel elle nous fait savoir qu’elle ne restera pas les bras croisés à regarder des chiens qui se comportent bien se faire euthanasier pour le simple plaisir d’individus ignorants qui pensent faire disparaître les morsures de chien en faisant exterminer une race. Maître Julius Grey a même parlé de règlement anticonstitutionnel.

L’hypocrisie

J’ai lu les articles publiés par La Presse et le Journal de Montréal, des torchons de propagandes où tout un chacun démonise le chien parce que le pitbull est un dangereux-chien-de-criminels-de-gang-de-rue. Tout le monde excuse le shi tzu qui saute dans la face d’un enfant pour le mordre : il est petit ça fait moins de dommage. Moins de dommage, peut-être. Mais le comportement est le même. Il a attaqué et mordu. Je me fiche de savoir que ce soit un chihuahua, bichon maltais, un pitbull ou un labraniche! C’est le même putain de comportement! D’autant plus que ces petites vadrouilles sont souvent très mal dressées. Un chien, petit ou gros est un animal qui réagit à l’instinct. J’en ai plein l’cul qu’on catégorise les gros chiens comme des mangeurs d’homme et les petits comme de petites bêtes sans défense. C’est non seulement un paquet de mensonges, mais aussi de l’hypocrisie pure.

J’en ai assez de ce déballage de statistiques arrangées. J’en ai marre des vidéos de pitbull dangereux. Des statistiques de Labrador Retriever qui ont mordus des enfants je peux en trouver. Des vidéos de pitbulls gentils, facile à trouver aussi. Comme quoi on peut trouver tout ce qui nous sert. On peut faire dire ce qu’on veut aux statistiques. On peut trouver n’importe quelle vidéo qui illustre notre opinion. Monter des nouvelles en épingle est maintenant l’actualité. Des titres accrocheurs suivis de textes sans contenus. Du sensationnalisme. Rien d’autre.

Donc si on suit la logique de tous ces experts canins (insérer sarcasme ici) tous les chiens pitbulls sont bêtes sanguinaires qui n’attendent que l’occasion de vous sauter à la jugulaire. Wow! Comment Ceasar Millan a fait pour survivre aussi longtemps? Et les Pitbulls and parolees? Personne ne s’est encore fait manger par une de ces créatures?

Ces biens pensants vous diront que nous nous devons de nous protéger nous et nos enfants de ces chiens fous. L’humain doit passer avant le chien. Oui, je suis d’accord.

L’humain avant le chien

J’ai une de ces créatures potentiellement dangereuse chez moi. Pas un pitbull. Non quelque chose de plus gros. Un bulldog américain croisé âgé de sept ans. Un gros canidé de 100 lbs tout en muscle. Mon chien n’a peur de rien, il est fort, gentil et loyal. Je me sens en sécurité avec lui. Mais je veille aussi à la sécurité des miens et de ceux qui nous entourent.

Quand mes enfants ne lui laissent pas une minute de répit et que je le vois changer de place, pour moi le message est clair : y en plein son casque, il veut avoir la paix. Je ne laisse pas ma marmaille le suivre. Ils doivent le laisser tranquille. Même chose quand il mange. Je ne laisse jamais mon chien seul avec mes enfants. Parce qu’il est un animal. Les enfants de deux et quatre ans n’ont pas toujours conscience que ce qu’ils font peut faire mal ou peur à un animal. C’est mon rôle non seulement de les protéger, mais aussi de surveiller les réactions de mon chien. Quand j’ai de la visite, je le laisse aller piquer un somme dans une pièce fermée. Quand on sort se promener, il est toujours attaché. Quand je croise une personne qui me semble craintive, je lui cède le passage.

Chez nous, j’ai mis une affiche dans la fenêtre pour signaler sa présence au facteur et aux livreurs. Ma cour est clôturée et les portes cadenassées. Là aussi des affiches signalent sa présence.

Des ignorants pensent qu’on choisi un pitbull ou autre chien-potentiellement-dangereux en se disant : -« Tiens j’vas prendre celui-là, y a l’air intimidant ». Non. Je ne crois pas que la majorité des propriétaires de molosses choisissent ces chiens dans le but d’intimider le voisinage. On les aime ou choisi parce qu’ils sont de bons chiens. Mais surtout parce que ça clic.

Tous les chiens égaux

Qu’on veuille resserrer la règlementation pour éviter des attaques et des morsures de chien d’accord. Mais soyons justes. Tous les chiens peuvent mordre, peu importe la raison : la peur, la possession, la douleur, l’agression. Le projet semble être de museler tous les gros chiens ce qui est à mon sens discriminatoire. Tous devraient l’être parce que tous les chiens peuvent attaquer et mordre, peu importe la gravité des blessures que cela pourrait engendrer. Mais bannir une race de chien n’aura qu’un effet band aid. Si on bannit le pitbull, dans quelques années les journaleux voudront faire lapider une autre race de chien.

Tous les chiens devraient être promenés en laisse. Ça me met en beau fusil quand je croise un imbécile qui promène son cabot pas attaché.

On parle aussi d’immatriculation et de micro puce. D’accord. Quand j’ai voulu le faire je devais payer la plaque pour un an, alors qu’elle ne serait valide que pour six mois. De plus, les tarifs varient selon l’arrondissement. Concernant la micro puce, cette pratique n’est pas très répandue ici. Peu de clinique vétérinaire ont le lecteur. Si je trouve un chien errant, je n’irai pas traverser la ville pour le faire identifier.

La stérilisation obligatoire… Je comprends que le but est de vouloir empêcher la race maudite de se reproduire. Est-ce que la stérilisation est vraiment un moyen efficace d’enrayer les agressions? Hmmm… J’en doute. En tout cas ce serait super si ça faisait d’office avec les pédophiles…

Interdire la possession de chien-potentiellement-dangereux à un individu qui a un casier judiciaire. Franchement! N’importe quel chien peut mordre! Vous n’avez pas encore compris?

Évaluer un potentiel propriétaire de chien. Qui le fera? À quel prix?

Rendre criminellement responsable un maître de chien? Je comprends le principe, mais c’est tellement facile de se trouver une maladie mentale pour de déresponsabiliser…

Des assurances. Saviez-vous que la compagnie d’assurances Allstate aux États-Unis refuse de vous assurez si vous possédez un Boxer par exemple? Oubliez cette piste.

Qu’est-ce qui me dit que cette hystérie collective n’ira pas jusqu’à des plaintes infondées pour régler des comptes.  Par exemple : -« Oui, mon voisin a un gros-chien-potentiellement-dangereux dans sa cour. Il jappe. Y doit être agressif! » Au lieu d’appeler la police parce que le chien trouble la paix, il n’a attaqué personne.

Finalement, je sais que mon article ne convaincra pas les pros bannissement. Franchement, ça m’est égal. Pour eux tout est bon pour justifier leur ligne de pensée. Jusqu’à comparer la SPCA à la NRA, ou comparer les pitbulls à des AK-47. Tant qu’à étirer la sauce, diluons la jusqu’à devenir de l’eau. Je ne crois pas que bannir les pitbulls changera quoique ce soit. L’humain est l’humain. Certains sont responsables. D’autres sont des poltrons, pour ne pas dire des étrons. Quand on parle de nos animaux de compagnie le débat devient toujours émotif, peu importe notre position. Je comprends l’idée de vouloir mettre un terme à ce qui peut sembler, pour les âmes faibles, être une « épidémie de morsures de pitbull », mais je doute vraiment de l’épidémie. Les titres accrocheurs, le sensationnalisme, les nouvelles montées en épingles sont à l’origine de ce lynchage médiatique. Contrairement à ce que disait Forrest Gump n’est pas stupide que la stupidité…

Marmaille.

Bon dodo mon ami

Depuis quelques temps l’heure du dodo est plus facile. Établir un rituel du coucher qui incluait la lecture d’un conte était un peu anarchique. 3nager et mon petit chat sauvage s’énervaient, n’écoutaient pas. J’étais loin du but escompté; faire revenir le calme avant de les mettre au lit. Si par malheur sa routine a été dérangée pour faire place à trop de stimulations pour lui, la nuit suivante est agitée, sans sommeil.

Je suis de la génération Passe-partout. Vous souvenez-vous de Perlin, le père de Cannelle et Pruneau?

Il leur chantait cette berceuse (pas d’image)

J’ai commencé à chanter cette berceuse y a un peu plus d’une semaine. Au début ça avait un effet hypnotique sur mon petit chat sauvage. Elle devenait molle dans mes bras. Puis, elle me demandait : -« Encore chante. » Je lui chantais la berceuse en boucle.

3nager m’a demandé de lui chanter aussi. Je lui chante. Pour me remercier il me dit que je chante bien. Bisous et il s’endort doucement.

Ce soir alors que mon homme et moi allions mettre nos deux p’tites tornades au lit 3nager nous dit : -« Je vais chanter la berceuse. » Puis il enchaîne.

« La nuit court après le jour

Le jour court après la nuit

Ils font le tour

De la cour

Bon dodo, mon ami

Fais des rêves en couleurs

Avec des fleurs, des cœurs

Le p’tit matin s’en vient

Il n’est pas bien loin… »

Même mon petit chat sauvage l’a accompagné.

J’étais tellement surprise, tellement fière! Il la connaît déjà par cœur.  Ça été un petit moment de bonheur. Le voir chanter avec son sourire qui illumine tout son visage. Si fier de voir combien il me faisait plaisir.

C’est quand on devient parent qu’on prend pleinement conscience de l’importance du sommeil. Les nuits courtes, coupées, nous épuisent. On lit des livres, des blogs, des forums. On questionne le pédiatre : -« Quand mon bébé fera-t-il ses nuits? »

Nos lectures, nos conversations avec divers intervenants du milieu de la santé se veulent rassurantes en nous disant que ce n’est une question de semaines au mieux, au pire de mois. On nous conseille souvent d’installer un rituel du coucher. Ce rituel du coucher se veut un moment de calme, de pleine disponibilité avec notre enfant.

Je ne sais pas si nos parents se sont fait dire les mêmes choses que nous. En tout cas chez nous le rituel du coucher était expéditif.

Premièrement on était envoyé au lit tôt. Même l’été. Il faisait encore soleil, j’entendais mes amies jouer dehors alors que j’étais couchée. Le rituel se résumait en une phrase : -« Ok, pipi dodo. » C’était sans appel. Pas d’histoire ni de berceuse. Jamais. J’obéissais parce que je n’avais pas le choix, pas parce que j’étais fatiguée. Je ne l’étais pas du tout. Je m’endormais tard, après avoir joué en secret dans mon lit pendant des heures. Malheur à moi si ma mère me surprenait.

Quand je suis devenue mère, je ne voulais pas que mes enfants sentent que l’heure du dodo était le moment où je me débarrassais d’eux. J’ai lu beaucoup de contes à Metal Ado. Il adorait ça. Je lui en ai lu pendant des années. C’était notre moment de calme, de nous retrouver après les longues et difficiles journées d’école. Je garde de bons souvenirs de ces lectures.

Mais avec mes deux plus jeunes établir une routine, marquer un temps d’arrêt pour arriver à la coupure a été presque une quête. Surtout auprès de 3nager. Pour lui la séparation pour une nuit est difficile. Il a besoin de nous sentir présents, sécurisé, réconforté. Il ne supporte pas la solitude. Comme mon petit chat sauvage partage sa chambre, ça dérange parfois son sommeil. Vous le savez, on veut bien y mettre toute notre bonne foi, mais vient un moment où l’enfant doit dormir et le parent avoir un temps d’arrêt, sans la progéniture.

Depuis peu ce qui fonctionne bien c’est la petite histoire inventée de papa et la berceuse de maman. 3nager s’endort jusqu’au lendemain.

Ça me fait penser à un article que dre Nadia Gagnier. Je ne suis pas fan du dre Nadia, mais il reflète des choses que j’ai déjà dites à des gens. Prenez le temps. On se plaint de ne pas avoir le temps, les premiers à écoper de ce manque de temps sont les enfants. Nos enfants. On n’a pas le temps de les border le soir, ou de jouer 15 minutes avec eux. Mais on a tout le temps d’aller magasiner, aller luncher avec des amis, jouer à des jeux, regarder la télé, aller au gym, travailler tard, mais on a pas le temps pour eux. Faut revoir ses priorités. Ils sont bien plus importants qu’un projet de voyage, une deuxième bagnole ou l’amie drama queen.

Mais, ce sera le sujet d’un prochain billet parce qu’il sera encore et toujours d’actualité.

Pour l’instant, je voulais que partager ce petit moment de magie où de sa plus belle voix, avec son plus beau sourire 3nager nous chantait « Bon dodo, mon ami »

Bonne nuit!

Marmaille 😉