Je ne mange plus de viande. Je suis végétarienne.

Toute ma vie on m’a dit de manger ma viande. Parce que la viande c’était bon pour moi. Oui, j’aimais la viande. J’aime encore ça. Osso bucco, bœuf bourguignon, des côtes levées, un steak, un coq au vin… Des plats délicieux et réconfortants.

Mais en vieillissant mon appétit pour la viande s’amenuise. Alors que pour mes deux meat lovers un souper doit se composer de viande…  de beaucoup de viande.  Or une portion adéquate équivaut à la grandeur de la paume de notre main.

Ce documentaire à la fois drôle et choquant révèle les impacts absolument dévastateurs sur la planète de l’élevage industriel des animaux de ferme pour l’alimentation

Comme beaucoup d’entre vous, j’ai vu Cowspiracy sur Netflix. Le documentaire m’avait vraiment interpellé, mais pas totalement convaincu. On y parlait entre autre de la consommation du lait de vache qui serait néfaste pour les humains, de la consommation de viande et de ses conséquences sur l’environnement.

Le film sur la santé que les organisations de santé ne veulent pas que vous voyez

La semaine dernière j’ai regardé What the health sur Netflix. Ce documentaire traite des conséquences nocives de la consommation de viande sur notre santé; le diabète de type 2, les maladies coronariennes, les maladies auto-immunes et les cancers. Les effets néfastes de la consommation de lait de vache et du fromage chez l’humain. La collusion entre les associations de promotion de la santé; comme celle pour le diabète et le cancer du sein et des producteurs de viandes, d’œufs et de produits laitiers. Ces mêmes associations qui recommandent à leur public cible de consommer ces produits qui en fait causent ces maladies et les aggravent.
On démolit le mythe des viandes blanches qu’on prétendait plus saines pour la santé.  Idem pour les poissons.

L’argument qui m’a à la fois dégoûté et convaincu a été d’apprendre que souvent le lait de vache est contaminé par du pus. 88% de la viande de porc est souillée par des excréments.  J’ai eu envie de vomir!

Biensur, What the health fait la promotion du végétarisme. Cette fameuse plant based diet où on tire un trait sur les viandes, produits laitiers et les œufs. Des participants au documentaire ont adoptés cette diète et ont vu leur santé s’améliorer rapidement et drastiquement. Au point de couper de moitié la dose d’insuline, ou de carrément arrêter tous leurs médicaments. Assez spectaculaire en effet.

Mangez de la viande et mourez. Les gens pensent que manger de la viande ne tue que les animaux. En vérité ça vous tue aussi

Après avoir regardé ce documentaire ma décision était prise; finie la viande. Adieu bœuf, porc, poulet et poisson. Je suis maintenant lacto-ovo-végétarienne. La transition d’omnivore à végétalienne me semble un peu trop drastique. Le lait de soya dans mon café matinal ne m’a pas convaincu… malgré le pus.
Je ne suis pas encore prête à dire adieu au fromage, au yogourt et à la crème glacée.
Par contre, la viande ne me manque pas.

Étonnamment, je n’ai pas rencontré de résistance. Bon, sauf de Metal Ado. Mais pour mon homme, 3nager et mon petit chat sauvage ce changement est bienvenu. Je ne compte priver personne de viande, mais j’ai été claire: de prime à bord les repas que je cuisinerai seront végétariens, mais j’accepterai de préparer de la viande si on me le demande. Je ne veux pas devenir une végétarienne castratrice et dictatrice. Je veux qu’on respecte mon choix et je dois respecter le leur.

Végétarien contre Mangeur de viande

Mes premiers constats sont les suivants: la facture d’épicerie est moins importante. Je ne me sens plus ballonnée. L’eczéma sur mes mains semble sur la voie de la guérison. On a mangé une plus grande variété d’aliments. On a essayé de nouvelles recettes.  C’est déjà un bon départ.

Il ne faut pas se leurrer, on peut mal manger même si on est végétarien.  Au même titre qu’un omnivore.  Il existe plein de sites et de groupes de support pour les néophytes où on peut trouver beaucoup d’infos.  Par exemple le site européen Happy Veggie. Il faut faire nos devoirs et lire.  Où et comment trouver la vitamine B12, le fer, la vitamine D et le calcium? Ils sont essentiels à notre santé.  Trouver des recettes est très facile.  On est pas limité aux salades et aux pois chiches.  Visitez SOS cuisine pour trouver de belles recettes appétissantes et équilibrées. C’est un monde nouveau qui s’ouvre à nous.  On se doit de le découvrir.

Je sais que pour les meat lover des documentaires comme Cowspiracy et What the health peuvent avoir l’air d’être des objets de propagandes.  Mais, les données sont là.  Les faits sont avérés. Je ne voyais plus de raison pour continuer à manger de la viande. À mes yeux les preuves sont faites. J’étais prête à sauter le pas.

Je ne trouve pas la transition difficile. Je sais que je devrai parfois expliquer ma décision. Ça ne me dérange pas. Je sais qu’il m’arrivera d’avoir des commentaires malveillants, mais je sais me défendre. Je suis convaincue d’avoir pris la bonne décision pour moi. C’est ce qui compte.

À bientôt!
Marmaille 😉 🥑

 

 

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

La dignité d’être mère au foyer

À toutes les mères, celles qui travaillent à l’extérieur, celles qui sont à la maison, je souhaite une bonne fête des mères à toutes.

Aujourd’hui, ce qui me fait réagir est l’article d’opinion de Lise Ravary, publié par le journal de Montréal; Abolissons la fête des mères. Je ne suis ni pour ni contre l’abolition de cette fête. Ce qui me fait réagir c’est comment les gens voient l’éducation des enfants; leurs enfants et l’opinion qu’ils peuvent avoir des mères au foyer.

Sur sa page Facebook, madame Ravary a posé cette question aux gens: «Dans le cas d’une famille de classe moyenne, qu’est-ce qui vaut mieux pour le développement d’un enfant entre 0 et 5 ans, un parent à la maison ou le CPE?»  73 répondants sur 113 prétendent que les CPE sont meilleurs pour élever les enfants que les mères.  Seuls 40 répondants étaient en faveur des mères au foyer.

À lire les commentaires de ces 73 répondants les CPE sont la réponse à tous les maux et besoins de nos enfants de 0 à 5 ans.  D’après eux, une mère au foyer ne sait pas stimuler et socialiser son enfant.  Élever un enfant à la maison est la promesse de retard de langage et résulterait en enfant-roi.  Une mère au foyer est un exemple de lâcheté et de paresse pour les enfants.  Wow!

Je dirais que le phénomène est généralisé.  Dès qu’un enfant présente un retard dans son développement, le langage par exemple, la première chose qu’on nous demande c’est si notre enfant fréquente un CPE.  Si vous avez le malheur de dire non, on vous met tout de suite la pression pour le mettre en CPE.  Parce qu’il y a souvent des orthophonistes en CPE et que l’enfant sera exposé à plusieurs modèles verbales.  C’est drôle, parce que justement, j’en ai rencontré beaucoup des cocos et des cocottes qui vont en CPE et qui on des retards de langage comme quoi c’est du gros n’importe quoi!  Ces enfants finissent quand même avec des suivis en orthophonie à l’extérieur du CPE.

Je ne sais pas si ces répondants ont répondus ces choses pour se déculpabiliser du fait qu’ils font élever leurs enfants par l’État, mais j’en ai plein mon maudit truck de me faire traiter de paresseuse et de lâche parce que je ne suis pas sur le marché du travail.

J’ai choisi d’avoir des enfants.  J’ai choisi d’être avec eux, d’élever mes enfants.  Pas de les confier à des étrangers et d’ensuite me faire croire que je suis une mère présente pour eux.  J’ai choisi d’être disponible peur eux.  Je n’ai pas à prévoir des congés pour des rendez-vous.  Je n’ai pas à prendre un congé de maladie parce qu’ils ont la gastro.

Tous les jours, ils me voient faire plein de choses; du ménage, plier du linge, cuisiner, coudre…  Ils sortent, voient du monde et font des activités.

À voir combien il y a d’enfants en CPE, je me demande comment les parents d’avant faisaient pour élever leurs enfants?  Comment faisaient-ils?  Y avait donc ben des femmes paresseuses!!!  Elles étaient donc ben lâches ces mères au foyer!!!

Parce que aujourd’hui, on a des bébés, on les mets en CPE, pis y faut surtout pas que ça coûte cher.  On veut ben avoir des enfants, mais on veut pas y passer notre vie encore moins y mettre le prix.  Dans le fond, c’est d’la job à temps partiel.

Biensûr, pas question que je sois payée pour le travail que je fais.  Pourtant, j’économise deux places en CPE.  Combien vaut une place en CPE?  Au moins 14 000$/an.  Pourquoi n’aurais-je pas droit à ce 28 000$?  Ah oui, c’est vrai, je travaille pas moi, je suis à la maison!  Puisque je suis à la maison, aucun employeur ne me paie de journée de maladie, parce que , MOI, je ne m’absente, JAMAIS.

Insultant, hein?

Ben pensez-y la prochaine que vous direz que nous les mères au foyer sommes de mauvais exemples.  Pensez-y la prochaine fois que vous voudrez nous traiter de lâches et de paresseuses.

Franchement, qu’on soit mère au foyer ou mère au travail, je trouve très insultant de voir que la société ne reconnait aucune compétence aux mères à élever leurs enfants. Non seulement on nous dit que nous ne sommes pas bonnes, mais en plus comme des poissons rouges on est d’accord!  Ça me sidère que personne n’allume!

Je suis une mère au foyer dans toute sa dignité.  Je suis fière de l’être.  Jamais je ne laisserai personne m’insulter ou me mépriser.  Que ce soit dit.

 

 

 

Enregistrer

Enregistrer

Une p’tite frette à l’école…

Mars est le mois du bulletin et des rencontres de parents avec le ou les professeurs de nos enfants.  Au cours de la scolarité de Metal Ado j’en ai vu de toutes les couleurs.

Au cours des années j’ai rencontré toute sorte de professeurs.  Des profs désintéressés, d’autres qui faisaient leur travail et certaines perles.

Metal Ado est en troisième année du secondaire.  Cette année pour son plus grand malheur, la majorité de ses pairs sont des doubleurs.  Le groupe est turbulent, la prof a toute les difficultés du monde à le gérer.  Elle crie parfois et élève souvent la voix.  Mon fils, mal à l’aise dans cet ambiance déteste son groupe.  Il trouve qu’ils perdent beaucoup de temps en niaiseries et en conflits avec la professeure.  Ce qui l’enrage au plus haut point c’est quand tout le groupe est puni à cause de quelques idiots.  Il semble que les élèves sortis de classe reviennent aussi vite, malgré qu’on m’ait dit que des mesures ont été prises pour ce groupe en particulier.  Leur système a l’air bien inefficace.

Donc, cette semaine, je me rends à l’école pour la rencontre du bulletin.  Mon fils a de bonnes notes en dépit de tout ce qui se passe en classe.

Je rencontre la professeure qui se dit contente des résultats de Metal Ado, mais elle en a long à me dire à son sujet.  Quelques remarques sur son travail, d’accord.  Puis, vient les sujets plus délicats, pas franchement beaux.  Elle lui reproche son langage, elle n’aime pas comment il cri au groupe de se la fermer quand il en a assez.  Pour elle un: -« Vos gueules! » c’est vulgaire.  J’en prends note, mais tous les ados le disent…

Puis, on revient sur un incident survenu entre elle et mon fils la veille de la semaine de relâche.  Mon garçon lui avait paru bizarre, agité.  Il lui avait fait une blague sur le contenu de sa bouteille d’eau qui n’est pas transparente.  Elle s’est choquée puis l’a accusé d’avoir consommé de l’alcool.  Puis elle enchaîne sur un autre incident survenu la veille du congé des fêtes, en décembre!  Trois mois plus tôt.  Elle me raconte que mon fils a amené une bouteille de bière en classe et l’a bu.  UNE BIÈRE EN CLASSE?  Je suis estomaquée.  Je ne comprends pas.  Elle me dit:- » Oui, madame.  C’était écrit dessus.  Beer.  Je l’ai vu. »   Du tac au tac je lui ai demandé pourquoi elle ne m’avait pas appelé pour me mettre au courant.  Elle me rétorque que c’était l’après-midi, tout le monde partait pour les vacances des fêtes elle a laissé faire.

VRAI COMME VOUS LE LISEZ LÀ.

Je pars chez moi.  Je réfléchi, discute, cherche, fouille.  J’ai pu tout dénouer.  J’envoie un courriel à cette professeur avec cette photo en lui demandant si c’était une bouteille comme celle-ci?

IMAG0143    Elle me répond qu’elle en est certaine à 90% de reconnaître cette bouteille.

De la ROOT BEER.

Je lui explique  en répondant à son courriel que la root beer n’est pas un breuvage alcoolique.  Que tout breuvage alcoolisé doit en afficher le pourcentage sur l’étiquette.  Le jour où il lui avait paru agité et bizarre, il avait bu de l’eau dans laquelle il avait ajouté des cristaux d’électrolytes.  Comme pour un Gatorade.  Mais ça ne fait pas bon ménage avec sa médication.

J’enchaîne en  ajoutant que mon fils a droit à des excuses de sa part pour ces accusations injustes.  Courriel suivant sans le dire franchement, elle refuse alléguant qu’elle ne l’avait pas accusé, mais m’avait fait part d’un constat.

J’ai la tête dure et je sais que mon fils a été accusé injustement et c’était grave accusation.  Je lui réponds que constater est une chose mais d’accuser à tort en est une autre.  Qu’un coup de fil de sa part en décembre quand Metal Ado avait amené sa bouteille de root beer qu’elle a pris pour de la vraie bière alcoolisée aurait dissipé tout doute.  C’était un motif grave et c’était sa responsabilité de m’appeler.  Ce qu’elle a DÉLIBÉRÉMENT pas fait.  Au lieu de ça elle gardé à l’esprit qu’il avait effrontément consommé de l’alcool dans sa classe et qu’il avait assurément récidivé puisqu’elle le trouvait agité et bizarre.  Ce ne serait que justice de le rencontrer et lui présenter ses excuses.

Elle n’avait plus d’argument devant telle plaidoirie.  Elle n’avait plus d’autre choix que de s’incliner.

Quand ces événements ce sont produits toute la classe était présente.  Imaginez l’humiliation que cela a pu être pour lui?  Ses pairs ont pris sa défense mais c’était peine perdue. ELLE avait raison.

Le vendredi midi, à la veille de la relâche quand mon fils est arrivé à la maison, et qu’il m’a raconté ce qui c’était produit j’ai tenté en vain de joindre la direction.  J’ai fini par joindre la directrice au retour de la semaine de relâche et j’ai été reçue assez mollement.  Me demandant pourquoi mon fils n’était pas allé la voir?  Je ne sais pas.  Je l’y encourage, mais il ne le fait pas.  L’excuse était que Metal Ado était dans un groupe difficile et « que s’il est le neuvième à faire connerie elle peut s’être fâchée.  Vous savez madame un professeur c’est aussi un être humain ».

En clair: elle n’en avait rien à foutre.

Mon fils aussi est un être humain.  Un être humain fragile comme le sont tous les ados, qui se construisent.  Je comprends qu’après s’être fait humilié de la sorte en classe, devant ses pairs, il n’aille pas courir au bureau de la direction pour avoir de l’assistance.  Quelle confiance peut-il avoir en eux?  Je vous le demande.

Courir

Après des années à la maison à passer 24 heures sur 24 avec mes deux jeunes flos, je sentais que j’avais besoin d’air.  De l’énergie à dépenser, du fizz à laisser fizzer? 😉  J’avais besoin d’un moment à moi, de sortir de la maison.  Sortir de la maison pour aller où?

J’ai toujours occupé des emplois physiques.  À bouger, forcer ou marcher toute la journée.  Cela fait quatre ans que je ne travaille plus à l’extérieur.  À force, je suis devenue une vraie couch potato.

Mais, cette année, la nature nous a rappelé à mon homme et moi que nous vieillissons comme tout le monde.  La sédentarité, un régime riche, l’excès de Pepsi et de café.  Un jour ou l’autre ça nous rattrape.

Mon homme a subi une chirurgie en juin.  Il a souffert de radiculopathie pendant cinq douloureuses années.  J’ai mené un combat sans merci contre la neurochirurgienne qui devait l’opérer.  Nous avons gagné.

Récemment, on a découvert que mon homme souffre d’ostéoporose.  Dès ce moment, je me suis transformée en Olga la grosse infirmière.  Je lui ai coupé le Pepsi qu’il se branchait presque comme un soluté tellement il en buvait.  On a réduit sa consommation de café.  Je lui ai coupé le sel.  Trouver les bonnes sources de calcium c’est un peu plus compliqué que je le croyais.  Certains légumes et graines en contiennent, mais l’absorption est pauvre à cause de l’oxalate.  Il faut aussi faire attention à l’acidité comme dans le yogourt.  Beau casse-tête.  J’attends impatiemment le moment où il fera de l’activité physique pour renforcer ses os.  Mais ça…

De mon côté, mon cœur fait parfois des siennes.  Il oubli un battement et se reprend en battant trois fois de suite plus vite.  Peut-être que je minimise la chose, mais cela ne m’a jamais empêché de faire quoique ce soit.  Je n’ai pas l’intention de changer quoi que ce soit non plus.
Je trouve plus difficile ce confinement auquel je me suis astreinte depuis ces dernières années. J’ai décidé que cela allait changer.

Je suis une loner. Je n’aime pas me fier aux autres. J’ai de grandes jambes. J’ai du stress, de la tension, parfois de la colère à canaliser. J’ai de l’énergie à dépenser, même si je me sens souvent fatiguée. Je voulais faire quelque chose qui allait me permettre de bouger et me faire sentir mieux. Quelque chose qui allait me permettre de vieillir mieux. C’est en regardant Cours toujours que j’ai eu un déclic.

L’émission diffusée sur Matv, animée par Dominic Arpin traite de la course à pied. Des entrevues avec des personnalités publiques qui courent. On nous informe sur tout ce qui concerne cette activité physique; les souliers, gadgets électroniques comme les cardio-fréquencemètres avec ou sans GPS, des souliers de courses, des blessures, des exercices en complément de la course à pied.

Avant de me lancer tête première sur les petits sentiers dans les parcs, j’ai lu. Sur les souliers, les exercices qui complètent la course comme le yoga, les tapis roulant, où acheter de bons souliers, les applications Android pour coacher mon entraînement.  J’ai opté pour First Run

Parlant de blessure, j’en ai appris une bonne et je suis convaincue que très peu de femmes savent que la course à pied peut être très dommageable pour le périnée et même parfois causer un prolapsus, surtout peu de temps après un accouchement. C’est lors de mes lectures que je suis tombé sur un article de Physioextra.

Alors, dimanche nous sommes allés à la Boutique courir sur la rue St-Denis pour acheter mes sneaks. Je me suis fiée à la bonne réputation. Je n’ai pas été déçue. On m’a fait marcher, essayer des souliers, courir dans le magasin. Threenager a adoré cet expérience de magasinage.

Hier, jour un. Course numéro un. C’est un départ!
J’ai chaussé mes New Balance 860v5 et je suis partie avec mon mangeur d’homme.

IMAG0467

Mon mangeur d’homme a voulu faire de son mieux, mais il faisait chaud en fin d’après-midi. Je n’ai pu faire que la moitié de mon premier entraînement. Il traînait de la patte et a fini par se coucher par terre. Je n’arrivais plus à le faire se relever. J’ai dû appeler mon homme pour qu’il vienne à ma rescousse.
Malgré que cette première session s’est terminée en queue de poisson, j’étais contente. J’aurais voulu aller jusqu’au bout, mais c’était impossible.
Mon cabot aura besoin d’une remise en forme plus graduelle et dans des conditions un peu plus fraîches. Il y a arrivera. Parce qu’après tout, il a été un partner super. J’ai très hâte de pouvoir courir pleinement avec lui.

Même si j’ai le mollet un peu raide aujourd’hui, il me tarde de retourner courir. J’ai trouvé ce qu’il me fallait. J’espère garder cette motivation et cet optimisme.

Sortir pour aller où?  Pour courir.  Je n’ai pas d’objectif de performance.  Je le fais par besoin.  Courir pour moi et parfois contre moi.  Mais d’abord et avant tout, pour moi.

Marmaille 😉

 

Baloo chantait…

Vous vous souvenez sûrement avoir regardé le film Le livre de la jungle de Disney quand vous étiez petit.  Si non, vous l’aurez vu avec vos enfants.  Moi, je l’ai regardé quelques fois avec Threenager.  Y a un passage du film qui m’a profondément marqué.  Même si c’est un film pour enfant, il m’a semblé que le message envoyé aux adultes est très clair.  Écoutez Baloo pousser la chansonnette qu’est sa philosophie.

Si simple, que c’est enfantin.  Pourtant c’est loin d’être la philosophie qui pousse la majorité d’entre nous.

Les gens cherchent le bonheur.  Les gens veulent être heureux et ne savent pas comment.  Ils se cherchent.  Ils ont un paquet d’amis, mais se sentent si seuls.  Même s’ils ont une vie sociale très active, ils se sentent seuls.  Ils achètent compulsivement pensant trouver le bonheur dans une paire de chaussure ou dans un gadget dont ils n’avaient pas besoin.  Toutes les raisons sont bonnes pour ouvrir une bouteille et boire jusqu’à l’ivresse.

Il y a aussi les hyènes.  Ces chacals qui par jalousie et même par envie gâchent la magie d’un moment par un commentaire stupide.  Le commentateur argumente que ce n’est que pour le bien des autres, alors qu’en fait ça les dérange que vous viviez ce petit instant de bonheur et pas lui.  L’envie est pire que la jalousie.  Elle s’insinue et teinte toute parole.  Ces personnes sont incapables d’être sincèrement contents pour les autres.  Ils font mal, ils sont toxiques.

Ça me fait penser à ceux qui tentent de projeter au monde extérieur que chez eux, tout est parfait.  Le ou la conjoint est donc exceptionnel, les enfants sont de vrais prodigues et sont si merveilleux.  Ceux-là ne nous trompent pas longtemps.  On se rend vite compte que ce n’est que de la poudre aux yeux.  Les enfants ne s’entendent pas avec les autres, initient les conflits, mais les parents sont des aveugles qui refusent de voir la vérité en face et victimisent leur progéniture.  Les autres sont donc méchants!  Pathétique.  L’exceptionnelle moitié n’est qu’un monstre d’égocentrisme qui impose ses opinions aux autres comme s’ils détenaient le grand savoir, la vérité absolue.   Je ne peux passer sous silence ces gens toxiques qui descendent toujours les autres pour se remonter le moral.

J’ai quelqu’un autour de moi qui se cherche depuis des années.  Elle l’a dit elle-même:  -« J’comprends pas j’ai tout pour être heureuse.  Une job, un homme qui m’aime, des enfants en santé.  Qu’est-ce qu’y m’faut d’plus? »  Je lui ai répondu qu’elle sera heureuse le jour ou elle apprendra à se satisfaire de ce qu’elle a mais surtout apprécier ce qu’elle a.

Les célibataires cherchent l’amour avec un grand A.  Les gens en couple se plaignent de ne pas être aimé comme ils le voudraient.  Les couples stériles pleurent de désespoir de ne pouvoir aimer la chair de leur chair.  Les parents mettraient leurs enfants dans une caisse pour les expédier à Tombouctou.  Les mères à la maison envie le sort des travailleurs.  Les travailleurs envient les mères à la maison de ne rien faire.  Ceux qui se promènent en bus envient les automobilistes.  Les automobilistes se plaignent du prix du gaz et de pelleter l’hiver.  Le voisin envie la tondeuse du gars d’à côté.  Le gars d’à côté se plaint des paiements à faire sur sa carte de crédit pour payer la tondeuse qu’il n’avait pas les moyens de s’acheter.

Metal Ado dit que c’est typique des québécois; toujours se plaindre, jamais contents.  Quand il me dit ça, je lui jète un regard noir.

Pourquoi sommes-nous incapables  de faire comme Baloo?  Parce que ce gros ours a raison:  -« Il en faut peu pour être heureux.  Vraiment peu pour être heureux.  Faut se satisfaire du nécessaire…  et vous serez un ours très bien léché!… »

Ma vie est loin d’être parfaite.  Parfois je voudrais me sauver sur une île déserte sans retour possible.  Par moment, mes enfants me tombent sur les nerfs, ils me bouffent tout rond.  Mais je les aime et je résiste mal à leurs câlins ou aux pitreries que fait Threenager.  Des fois, j’aimerais que l’ordinateur de mon homme explose pour qu’il ne puisse plus jouer à ce que je trouve être des jeux stupides.  D’autre fois j’aimerais que les films de sciences-fictions soient bannis parce que te trouve cela d’une platitude endormante et laide.  Y a des jours ou tout va de travers, je rate mes recettes, je taille un morceau de tissu à l’envers et j’aimerais que ce soit la faute de tout le monde, alors que je suis seule responsable.  Ces jours-là, tout est un drame.  Tout.

Suis-je heureuse?

Pour être heureuse, pour arrêter de me torturer en endurant ce qui me déplaisait de gens que je qualifie de toxiques, j’ai ouvert la porte je les ai flanqué en-dehors de ma vie.  Je déteste que quelqu’un demande toujours sans jamais donner.  Je n’ai pas d’énergie pour ces vampires qui me sucent mon énergie à ne raconter que des choses négatives et qui balaient du revers de la main toute piste de solution à leurs problèmes.

Je donne sans compter, sans attente.  Mais si je m’aperçois qu’humainement ça ne me rapporte rien je n’ai plus aucun remords à tirer ma révérance.  Peu importe de qui il s’agit.  Je n’ai aucune obligation à me faire empoisonner l’existence.  Aucune!

Je n’ai pas de difficulté à me satisfaire de ce que j’ai.  Et, tout ce que j’ai, je l’ai gagné.  Je ne le dois à aucune compagnie de crédit.  Tous mes achats sont réfléchis et longuement magasinés comme on dit.  Par conséquent, il m’arrive de conclure que ce serait totalement inutile, que je peux très bien m’en passer.

Mon homme m’aime, c’est hors de tout doute.  Il me soutient, me supporte.  Il essaie de m’aider même en couture parfois alors qu’il n’y connaît strictement rien.  C’est pour lui que j’aime le plus cuisiner.  Il est un père aimant pour nos enfants.  Par contre, c’est moi le bad cop de la discipline.

J’ai trois enfants totalement différents l’uns de l’autres.  Je les aime tous les trois à la folie, même si par moment je les donnerais en pâté à notre mangeur d’homme.  Je n’imagine pas ma vie sans eux.  Impossible.

J’ai mon chien, ce mangeur d’homme élégant, mais qui pète à tous vents.  Je me sens en sécurité avec lui.  J’aime le voir s’exciter comme un chiot quand je l’amène en promenade.  Ça m’attendrie toujours de le voir se laisser faire par Threenager qui se couche dessus ou ma petit sauvageonne le flatter et le bécoter.

J’ai mes beaux-parents à qui je pourrais presque demander la lune.  Je partage mes passions pour la couture et la bonne bouffe avec ma belle-mère.

Et, j’ai cette amie.  Avec elle, tout se dit sans détour.  Elle est sincèrement heureuse pour les autres quand la vie leur sourit.  Elle est affectueuse et magnétique.   Un jour, elle apprendra de Baloo…

Quand tout va bien mais qu’il arrive une peccadille, je ne me casse pas le bicyle comme on dit.  Je chante le credo de Pumba et Timon

Vous, êtes-vous heureux ou vous auriez besoin que Baloo vous pousse la chansonette?

En attendant, Hakuna matata!

Marmaille 😉

 

 

Où sont les talons hauts?

Marmaille et talons hauts c’est un peu une représentation de mon quotidien. D’accord, je l’avoue, c’est un peu de la fausse représentation puisque je passe la majorité de mon temps en souliers plats. De ce fait les rares fois où je fais une femme de moi et que je chausse mes talons hauts, je suis en déséquilibre et j’offre un super show gratis. Juste en parler à P.

Ma marmaille, ces trois êtres qui ont transformés ma vie à jamais et qui me font passer par toute la gamme des émotions. Parce que soyons francs nos enfants peuvent nous faire passer du rire aux larmes dans l’temps d’le dire.
d13bf1942a0d4f5b0364fbb43f47d1cd
J’ai un ado un peu ours des cavernes. Un casanier qui écoute du metal en jouant à ses jeux sur sa XBox. Un jeune homme intelligent et timide. Sa culture générale me surprend souvent.

threenager_1
Vient notre « threenager ». Ce petit clown insomniaque de trois ans parle du matin au soir. Il passe d’adorable à détestable en une fraction de seconde. Mais malgré cela il reste généreux et serviable.

18f06bfde1295d37eae9b894dc2f5c36
La petite dernière, mais non la moindre; notre sauvageonne. Elle a fait son nid dans les bras de papa et maman et refuse d’aller se nicher ailleurs. Elle ne s’en laisse imposer par personne, refuse de se faire dire non. Elle est un petit chat sauvage bien affectueux. Ah! Les câlins qu’elle nous fait!

images8 (2)
Pour me voir marcher en équilibre sur mes talons hauts et élever cette marmaille j’ai un bon allié. Mon homme. Un père aimant qui s’occupe des enfants autant que moi. Il donne les bains, change les couches, soigne, cuisine, fait la lessive, se lève le matin, même la nuit! Il est un des rares qui ne harcèle pas sa femme les rares fois où elle sort pour aller prendre un café avec une amie.
Avec moi, il comprend, soutien, supporte et approuve. Me dit que je suis belle même quand JE SAIS que je fais dure. Bref, dans notre couple, nous sommes des égaux. L’usage de la laveuse et de l’aspirateur ne me sont pas exclusivement réservés.

22ba1e20d1a6cf187b770ee991408774

Moi. Créature élancée à la crinière folle qui cuisine, coud, écrit, pense et exprime des opinions tranchées.
J’aime mitonner des plats pour ma tribu, essayer de nouvelles recettes.
Je couds par passion, mais aussi par nécessité.
J’écris non seulement parce que j’aime ça, mais aussi parce que je sais que j’ai du talent dans ce domaine.
Puis penser et exprimer mes opinions je le fais que mon auditoire veuille m’entendre ou non. J’aime dénoncer la bêtise humaine, les connards qui peuplent nos rues. Vous allez en lire des coups d’gueule!

Je suis mère à la maison et j’assume totalement mon choix. Ce n’est pas toujours jojo, mais vous, êtes-vous toujours happy-happy-happy au boulot? Moi non plus.

busy_mom

Il m’arrive comme toute mère de n’être qu’une mère dans ma tête. J’oublie que je suis d’abord et avant tout une femme. Peut-être que je devrais avoir une paire de petits escarpins à talons hauts à ma vue, symbole ultime de féminité?

Quoiqu’il en soit pour moi la mission de Marmaille et talons hauts est non seulement de divertir, mais aussi de partager avec qui le veut bien oui mes « mood swing », mais aussi vous faire connaître des recettes testées, des trucs à faire maison, des produits, et vous montrer ce que je couds.

À bientôt!
Marmaille