Je ne mange plus de viande. Je suis végétarienne.

Toute ma vie on m’a dit de manger ma viande. Parce que la viande c’était bon pour moi. Oui, j’aimais la viande. J’aime encore ça. Osso bucco, bœuf bourguignon, des côtes levées, un steak, un coq au vin… Des plats délicieux et réconfortants.

Mais en vieillissant mon appétit pour la viande s’amenuise. Alors que pour mes deux meat lovers un souper doit se composer de viande…  de beaucoup de viande.  Or une portion adéquate équivaut à la grandeur de la paume de notre main.

Ce documentaire à la fois drôle et choquant révèle les impacts absolument dévastateurs sur la planète de l’élevage industriel des animaux de ferme pour l’alimentation

Comme beaucoup d’entre vous, j’ai vu Cowspiracy sur Netflix. Le documentaire m’avait vraiment interpellé, mais pas totalement convaincu. On y parlait entre autre de la consommation du lait de vache qui serait néfaste pour les humains, de la consommation de viande et de ses conséquences sur l’environnement.

Le film sur la santé que les organisations de santé ne veulent pas que vous voyez

La semaine dernière j’ai regardé What the health sur Netflix. Ce documentaire traite des conséquences nocives de la consommation de viande sur notre santé; le diabète de type 2, les maladies coronariennes, les maladies auto-immunes et les cancers. Les effets néfastes de la consommation de lait de vache et du fromage chez l’humain. La collusion entre les associations de promotion de la santé; comme celle pour le diabète et le cancer du sein et des producteurs de viandes, d’œufs et de produits laitiers. Ces mêmes associations qui recommandent à leur public cible de consommer ces produits qui en fait causent ces maladies et les aggravent.
On démolit le mythe des viandes blanches qu’on prétendait plus saines pour la santé.  Idem pour les poissons.

L’argument qui m’a à la fois dégoûté et convaincu a été d’apprendre que souvent le lait de vache est contaminé par du pus. 88% de la viande de porc est souillée par des excréments.  J’ai eu envie de vomir!

Biensur, What the health fait la promotion du végétarisme. Cette fameuse plant based diet où on tire un trait sur les viandes, produits laitiers et les œufs. Des participants au documentaire ont adoptés cette diète et ont vu leur santé s’améliorer rapidement et drastiquement. Au point de couper de moitié la dose d’insuline, ou de carrément arrêter tous leurs médicaments. Assez spectaculaire en effet.

Mangez de la viande et mourez. Les gens pensent que manger de la viande ne tue que les animaux. En vérité ça vous tue aussi

Après avoir regardé ce documentaire ma décision était prise; finie la viande. Adieu bœuf, porc, poulet et poisson. Je suis maintenant lacto-ovo-végétarienne. La transition d’omnivore à végétalienne me semble un peu trop drastique. Le lait de soya dans mon café matinal ne m’a pas convaincu… malgré le pus.
Je ne suis pas encore prête à dire adieu au fromage, au yogourt et à la crème glacée.
Par contre, la viande ne me manque pas.

Étonnamment, je n’ai pas rencontré de résistance. Bon, sauf de Metal Ado. Mais pour mon homme, 3nager et mon petit chat sauvage ce changement est bienvenu. Je ne compte priver personne de viande, mais j’ai été claire: de prime à bord les repas que je cuisinerai seront végétariens, mais j’accepterai de préparer de la viande si on me le demande. Je ne veux pas devenir une végétarienne castratrice et dictatrice. Je veux qu’on respecte mon choix et je dois respecter le leur.

Végétarien contre Mangeur de viande

Mes premiers constats sont les suivants: la facture d’épicerie est moins importante. Je ne me sens plus ballonnée. L’eczéma sur mes mains semble sur la voie de la guérison. On a mangé une plus grande variété d’aliments. On a essayé de nouvelles recettes.  C’est déjà un bon départ.

Il ne faut pas se leurrer, on peut mal manger même si on est végétarien.  Au même titre qu’un omnivore.  Il existe plein de sites et de groupes de support pour les néophytes où on peut trouver beaucoup d’infos.  Par exemple le site européen Happy Veggie. Il faut faire nos devoirs et lire.  Où et comment trouver la vitamine B12, le fer, la vitamine D et le calcium? Ils sont essentiels à notre santé.  Trouver des recettes est très facile.  On est pas limité aux salades et aux pois chiches.  Visitez SOS cuisine pour trouver de belles recettes appétissantes et équilibrées. C’est un monde nouveau qui s’ouvre à nous.  On se doit de le découvrir.

Je sais que pour les meat lover des documentaires comme Cowspiracy et What the health peuvent avoir l’air d’être des objets de propagandes.  Mais, les données sont là.  Les faits sont avérés. Je ne voyais plus de raison pour continuer à manger de la viande. À mes yeux les preuves sont faites. J’étais prête à sauter le pas.

Je ne trouve pas la transition difficile. Je sais que je devrai parfois expliquer ma décision. Ça ne me dérange pas. Je sais qu’il m’arrivera d’avoir des commentaires malveillants, mais je sais me défendre. Je suis convaincue d’avoir pris la bonne décision pour moi. C’est ce qui compte.

À bientôt!
Marmaille 😉 🥑

 

 

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Journée de la femme 2017; nous ne sommes pas encore toutes égales

La condition des femmes à travers le monde sera toujours d’actualité. Parce que malgré que nous soyons en 2017, nous ne sommes pas encore entièrement l’égale des hommes… Même si c’est nous qui les mettons au monde.

À travers le temps, les époques, nous avons mené de petites batailles et de grands combats; ne serait-ce que le droit de vote.

Malheureusement, où nous naissons sur le globe aura un impact majeur sur notre vie:
• Se faire marier de force avec un mari choisi par la famille.
• Être victimes de conflits armés majeurs où des femmes deviennent des objets, des     esclaves sexuelles.
• Qu’on interdise l’éducation; imaginez être une femme et ne pas savoir écrire votre nom.
• Pouvoir se faire avorter sans être jugée criminelle et emprisonnée.
• Se faire mutiler, tuer, parce que votre conjoint ou sa famille vous accuse de les avoir déshonorés.
• Le pays où vous vivez ne reconnaît plus les baffes que votre conjoint vous met comme de la violence conjugale.

Au Québec, les femmes ont obtenues le droit de vote le 18 avril 1940.  Au Canada la « pilule » a été homologuée en 1960.  Mais ce n’est qu’en 1969 que les médecins ont pu nous prescrire la pilule dans un but contraceptif. Ce n’est que le 28 janvier 1988 qu’on nous donnait le droit de nous faire avorter sans être des criminelles.

Encore en 2017, ne gagnons moins que nos collègues masculins pour un même travail. Plus de femmes subissent la précarité financière que d’hommes.

La condition de la femme s’est beaucoup améliorée un peu partout sur la planète. Parce que des générations de femmes se sont battues pour qu’on nous reconnaisse, qu’on nous respecte. Je n’ai jamais compris pourquoi depuis le début de l’humanité les hommes ont peur de nous. Je dis peur de nous les femmes, parce que pour tout faire nous museler, nous opprimer, ils devaient avoir peur de quelque chose en nous, non? Pourquoi nous refusaient-ils le pouvoir? L’argent? La contraception? Le marché du travail? Le droit de vote? L’indépendance? L’émancipation? La liberté sexuelle? Le droit de parole? Je ne sais pas. Je ne crois pas qu’on ne trouvera jamais la réponse.

La journée internationale des femmes n’est pas une occasion pour se voiler la face et se faire croire que tout va bien pour nous toutes.  Non.  C’est le moment de mettre carte sur table, de montrer à la face du monde qu’elle est la réalité des femmes autour du globe.

Je pense qu’en tant que femme on doit s’aimer et se respecter.  Faire fi des diktats de la mode, des standards de beauté.  Peu importe qu’on soit grande, petite, mince, grosse, rousse, blonde, ou brune, il faut accepter son corps de femme tel qu’il est.  Peu importe notre poids, notre silhouette, nous sommes toutes de vraies femmes.  Si malgré sa bonne volonté on arrive pas à s’aimer soi-même, il faut prendre le taureau par les cornes et changer les choses.  On aime nous dire que les médias nous bombardent d’images de la femme idéale, mais rien nous empêche de refuser de s’y conformer.  Rien.

Soyons libre de penser et de nous exprimer.  Assumons-le.  Il faut avoir le courage de ses opinions et les défendre.  Se taire, ne nous fait pas avancer.

Vivons notre vie de femme.  On peut décider d’avoir des enfants ou non.  On peut faire des études dans tous les domaines.  On peut faire carrière.

On peut et on doit se défendre de la violence, l’intimidation et la discrimination.  C’est notre responsabilité.

Nous avons porté le monde et l’avons mis au monde.  À nous de nous le réapproprier.

Nous sommes des créatures magnifiques.  Nous sommes belles, intelligentes, inventives.  Nous sommes des mères, des étudiantes, des enseignantes, des scientifiques, des inventrices, des docteures, des activistes, des avocates, des politiciennes.  Nous sommes des femmes.

Marmaille 😉

 

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Ne touchez pas à mon utérus!


La cause des femmes recule aux États-Unis. Ce sera aussi le cas ailleurs dans le monde; là où vivent les femmes les plus pauvres et les plus vulnérables sur la planète.  En effet, Donald Trump interdit le financement par des fonds fédéraux d’ONG internationales qui soutiennent l’avortement.

Je ne suis pas une féministe enragée. Par contre, je ne supporte pas que des hommes se donnent le droit de décider de ce que nous les femmes faisons de notre utérus. La contraception est traditionnellement une affaire de femme. Les hommes qui ne veulent pas d’enfant se contentent souvent que de s’assurer que leur compagne a bien pris sa pilule. Ou si la femme ne prend pas la pilule pour x,y,z raison, l’homme pratiquera la méthode très inefficace du coït interrompu. Si par malchance madame devient enceinte et que monsieur ne veut pas de cet enfant, il aura l’effronterie d’exiger que celle-ci se fasse avorter. Parce que forcément si elle est enceinte c’est sa faute!

D’un côté, une femme devrait se faire avorter à la demande express de son compagnon, de l’autre on devrait fermer notre gueule, porter et mettre au monde un enfant dont on ne veut pas.

Aux p’tits cons et aux niaiseuses qui clament haut et fort que si une femme tombe enceinte c’est sa faute et c’est bien tant pis pour elle, elle n’avait qu’à pas s’écartiller comme une grosse cochonne je vous répondrai ceci: toute femme, comme tout homme a le droit d’avoir une vie sexuelle. Si nous les femmes refusions de faire l’amour avec notre homme sous prétexte qu’on a peur de tomber enceinte qu’est-ce qu’on nous dirait? Que feraient ces hommes frustrés sexuellement face à tant de refus?  C’est fou de constater comment une femme doit être à la fois un modèle irréprochable de bonne conduite et une putain.

Je pense aussi qu’il est temps d’arrêter de culpabiliser les femmes qui avortent devant les autres incapables de concevoir. Avorter est une chose. L’infertilité en est une autre.
Une femme doit pouvoir choisir d’avoir ou non un enfant. Une femme qui n’en veut pas et qui devient enceinte malgré elle, n’a pas à être jugée ou traitée de meurtrière. Parce que franchement ça dépasse les bornes!
Il y a plein d’excellentes raisons de ne pas vouloir d’enfant. Le contexte économique et social en est un. Est-ce vraiment responsable de mettre un enfant au monde quand on sait déjà qu’on aura pas les capacités de lui fournir ce dont il aura besoin? Une vie de couple instable, de la violence, des dépendances. La découverte d’une maladie grave ou d’une malformation congénitale chez le fœtus.  Ou parce qu’une femme ne veut tout simplement pas être une mère. On est pas obligée d’enfanter pour être une vraie femme. L’épanouissement, la réalisation d’une femme ne passe pas obligatoirement par la maternité.

Je me demande aussi ce qui arrivera aux femmes qui deviennent enceinte de leur violeur? Parce que oui, une femme devrait avoir le droit de choisir dans ce contexte. Certaines avortent, tandis que d’autres choisissent de mettre l’enfant au monde et de l’élever. C’est un choix.

Ben oui y a l’adoption. Mais la femme qui avorte ne veut ni être enceinte, ni accoucher. Qu’est-ce qu’il y a de si difficile à comprendre là-dedans? À voir combien il y a d’enfants à adopter partout dans le monde sans trouver de famille, on peut se poser la question sur la pertinence de cet argument.

Ce n’est pas à une poignée d’hommes à décider du droit à l’avortement des femmes. La contraception a de tout temps été une affaire de femmes. Interdire l’avortement aux femmes, veut fort probablement dire plus d’enfants abandonnés. Ça veut aussi dire des avortements clandestins où des femmes perdront la vie. Ça veut dire plus de filles-mères. Ça veut dire plus de mères cheffes de familles monoparentales. Non? Oui! Un homme qui veut pas d’un flo se volatilisera sans aucun remord. Ça veut dire plus d’enfant qui vivront dans la pauvreté.

L’interruption volontaire de grossesse n’est pas un moyen de contraception. Mais c’est une façon de ne pas mettre un enfant au monde malgré ses efforts pour ne pas devenir enceinte. Ces femmes qui prennent cette décision ne le font pas de gaieté de cœur. C’est une épreuve difficile avec laquelle elle doivent composer pour le reste de leur vie.

De tout temps les hommes ont pensé qu’il avaient le droit de nous dire quoi faire de notre corps. On a nous a pris pour des usines, des fabriques à bébés. On préférait sauver un bébé, en faire un orphelin, plutôt que de sauver la mère. Le clergé, mené par des hommes célibataires, supposés chastes dictaient leur conduite aux femmes: procréer à tout prix et autant que possible. Une femme qui n’en pouvait plus, qui allait risquer sa vie, se faisait menacer d’excommunication. Un homme qui ne connaissait rien à la vie de couple, à la vie de famille, aux femmes, nous ordonnait de nous soumettre à notre devoir conjugal sous peine de finir en enfer!

Aujourd’hui, sauf dans certains états, le clergé n’a plus d’ascendance sur nos sociétés. Mais il y a encore des hommes qui veulent décider pour nous de ce que nous pouvons faire de notre ventre. Des hommes qui nous méprisent, qui nous agressent, des hommes qui pensent avoir le droit de disposer de nos corps comme bon leur semblent. On en revient encore là. On veut toujours nous asservir, nous rabaisser, nous traiter comme un animal reproducteur dont le destin est de procréer jusqu’à épuisement.

Je suis une femme. Je suis une mère. Je n’ai jamais subi d’avortement. J’ai eu trois enfants que j’adore. Avoir des enfants est merveilleux, mais ce n’est pas sans conséquence. Je voulais pouvoir choisir combien j’aurais d’enfants et quand je les aurais. Jamais je n’aurais accepté qu’un homme m’oblige à avorter si je ne le voulais pas. Par contre, aucun homme n’aurait pu m’obliger à avoir un enfant dont je ne voulais pas. Jamais.

Je déplore les tactiques agressives de propagande des pro-vie. Leur manque de respect, qu’ils soient hommes ou femmes, qu’ils manifestent envers les pro-choix.  Leurs actes terroristes contre des cliniques d’avortements et leurs personnels. C’est honteux d’être aussi primitif.

Le désir ou non d’enfant pour une femme est personnel. La méthode contraceptive est surtout une affaire de femme, parce qu’il semble que ça n’évolue pas de ce côté chez les hommes. Pour eux, c’est aux femmes d’y voir. Donc, si c’est aux femmes d’y voir, à nous de décider de ce que nous faisons de notre utérus, un point c’est tout. On a plus à en discuter, ni à s’en défendre, ni à en débattre. T’as pas d’utérus, t’as pas ton mot à dire monsieur!

À la prochaine.
Marmaille

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Se raser: un soin cher et polluant

Homme ou femme on passe tous et toutes par le fil du rasoir un jour où l’autre.  Les gars, quand ils commencent à avoir assez de poils au menton pour prétendre se faire la barbe, les filles quand à l’adolescence tout poil devient indésirable.

Les femmes s’épilent les sourcils, les aisselles, le bikini et les jambes.

Quant aux hommes les diktats de la mode sont assez paradoxaux.  Pendant des années l’homme sans poil a dominé les standards de beauté.  Depuis quelques temps le beau barbu est virile, sexy. 

Il nous fait baver.  Mais je ne suis pas certaine de comprendre…  Doit-il avoir la face poilue et le corps imberbe? Pour le moment, il semble que ce soit le cas. Du poil dans la face, mais pas sur le corps.

Chez nous, les hommes ont du poil. Pas comme des orangs-outans, mais la nature ne les a pas oublié. Pour moi, un homme ça du poil. Sans poil, c’est un petit garçon. Je prêche pour ma paroisse vous direz avec mon homme velu, mais bon tout est une question de goût. Par contre il n’aura jamais une belle barbe, parce que ça lui va simplement pas.

Comme tout homme, il a fait le tour des rasoirs jetables à deux, trois et cinq lames. Il a aussi déjà payé une fortune pour une version électrique qu’il n’a pas aimé et qui dort dans un fond de garde-robe depuis des années.
À notre première St-Valentin, je lui ai offert une pioche. Oui, le genre de rasoir qu’utilisaient nos grands-pères. Un Merkur 34C tout ce qu’il y a de plus classique.
Il a aimé ce rasoir dès son premier essai. Vous avez tort si vous pensez qu’une seule lame ne peut pas bien raser. Non seulement ce type de lame rase bien, mais elle coupe de plus près et irrite beaucoup moins la peau. De plus la pioche utilise moins d’eau chaude. La forme de la tête « stocke » plus d’eau que votre Gillette Mach 5.
Le rasage est aussi plus rapide. La lame s’use moins vite.

Autre argument de poids les lames pour ce type de rasoirs coûtent beaucoup moins chères à l’achat. Dépendamment de la marque un paquet de 10 lames peut coûter six dollars. Un paquet de 100 lames vaut environ 18, 00$! Combien déboursez-vous pour vos lames de Mach 5? Pour vos lames de rasoir Venus? Beaucoup plus, pour beaucoup moins.

Les cartouches et les rasoirs jetables sont également une source épouvantablement énorme de pollution. Tout ce plastique jeté aux ordures est une aberration. Selon le site consoGlobe la compagnie BIC vendrait 11 millions de rasoirs jetables par jour! Qu’en est-il de Gillette, Schick, Wilkinson? Qu’en est-il des cartouches de rasoirs, combien sont achetées quotidiennement?  J’ai les mêmes réflexions, les mêmes questions au sujet de ces mousses et gels à raser.  Ils sont non seulement mauvais pour notre peau, mais en plus, ils sont hyper polluants.  Ces gaz qui propulsent la mousse et le gel ne sont pas des amis de la planète.

Si on compare, les lames utilisées pour les rasoirs traditionnels sont faites en acier. Elles sont emballées individuellement de papier, puis empaquetées dans une boîte de carton. Pas de plastique, pas de suremballage.  Du côté des savons, pas de gaz propulseurs.  L’emballage parfois en plastique est minimal.  On trouve également des crèmes à raser en tube.  C’est une question de préférence.  Savons et crèmes à raser sont plus économiques à l’utilisation.  La quantité utilisée lors du rasage est moindre.  C’est sans parler qu’un savon à raser dans un beau bol en bois, avec un parfum exotique s’offre aussi très bien en cadeau à un homme.

Quand Metal Ado a eu assez de poils au menton pour commencer à se raser je n’ai pas hésité une seconde à lui procurer une pioche.  Je ne voulais pas le voir se mettre un rasoir cheap sur le visage.  C’est une étape.  Le premier rasage est un rite de passage pour nos ados.  Je voulais marquer le coup.
On a fait ça en grand! Je lui ai offert un rasoir Edwin Jagger, un blaireau et un savon à barbe. Père et fils se sont enfermés dans la salle de bain. Il a appris à faire mousser son savon, à manipuler son rasoir. Deux ans plus tard, rien ne pourrait le convaincre de se raser autrement.

Et les femmes?
En fait pendant longtemps les fabricants de rasoirs dédiaient des modèles aux femmes.

Puis, pour une raison qui m’est inconnue nous avons été délaissées au profit des compagnies de rasoirs jetables et à cartouches.
Le marché actuel est davantage, pour ne pas dire exclusivement réservé aux hommes. Très peu de femmes se tournent vers le rasage traditionnel, à la pioche. On préfère souvent essayer d’autres méthodes, souvent plus douloureuses et onéreuses, pour finalement revenir à nos rasoirs à cartouches ou jetables.
Certaines compagnies vont timidement désigner un rasoir pour femmes en l’affublant d’un manche rose, mais rien de plus.

J’ai utilisé des rasoirs jetables et à cartouches pendant très longtemps. Plus de 25 ans. Je n’ai jamais été fidèle à aucune marque, aucun modèle. J’achetais le moins cher. Je détestais ces rasoirs. La mousse à raser, quant à elle me dessèche la peau. Je repoussais les séances de rasage. C’était une corvée. Un moment déplaisant à passer seule avec moi-même.

Depuis peu, j’ai fait l’acquisition de ce petit bijou. Je l’ai choisis parce qu’il est beau, ses caractéristiques répondaient à mes critères, a eu de bons commentaires, son prix est très abordable; 25, 00$.
J’ai complété mon achat avec un ensemble de 40 lames de marques différentes. Croyez-moi, ces lames sont très coupantes! Peu importe la longueur du poil, elles rasent de près, demandent moins de passages, irritent donc moins la peau. Son manche long et texturé ne glisse pas dans la main et est parfait pour faire la transition entre les rasoirs jetables et la pioche traditionnelle.
Je peux tout raser; jambes, aisselles et la zone du bikini. Je prends mon temps pour ne pas me couper et malgré ça, toute l’opération est plus rapide.

Où vous procurer un rasoir de sûreté pour le rasage humide? J’aime beaucoup commander du site canadien Fendrihan. Le site est unilingue anglais, ce qui peut être un problème pour certains. Le vocabulaire du rasage est assez simple et répétitif ça ne devrait pas être trop difficile à comprendre.
Fendrihan est un beau site avec une grande variété de produits destinés aux hommes. Mais nous les femmes savons nous approprier ce qui est aux hommes, n’est-ce pas? Les prix, en dollars canadiens, sont bons. Le service est excellent. Les commandes sont rapidement expédiées.

Si vous redoutez l’initiation du rasage à la pioche, il y a sur Youtube des vidéos (encore en anglais!) pour expliquer et montrer aux femmes comment utiliser ces rasoirs. Pour les jambes

Pour les aisselles

J’espère avoir pu vous aider à trouver une alternative plus économique et moins polluante que les rasoirs jetables et cartouches de plastiques. C’est une façon différente, ancienne, qui gagnerait à être reconnue. Le moment parfait pour dire adieu aux mousses et gels à raser remplis de produits chimiques. L’excuse parfaite pour amorcer un nouveau tournant dans votre routine beauté.

À bientôt!

Marmaille 😉

***NOTE DE LA RÉDACTION***

Je n’ai reçu aucun produits ou compensation d’aucune nature de la part de Merkur, Edwin Jagger ou Fendrihan.  Les opinions mentionnées dans cet article sont les miennes et sont basées sur mes expériences.

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T’as une vie? Ton boss s’en fout!

Sélection du Reader’s Digest.ca

C’est à une semaine d’avis que mon homme et ses collègues de travail ont appris que leur horaire de travail était modifié.  Un grand retour en arrière avec ses horaires atypiques qui sont les ennemis jurés de la conciliation travail/famille (CTF) et de la vie sociale.

Pour cette compagnie de télécommunications que je ne nommerai pas la vie personnelle des employés et employées n’est qu’un élément négligeable pour des gestionnaires ambitieux.  Ils ne gèrent pas des équipes de personnel.  Ils « gestionnent » des ressources techniques.  Ces gens dont ils disposent selon leur fantaisie voient leurs vies chamboulées, mise sans dessus dessous sans le moindre remord.

Ils diront que ce sont les besoins de l’entreprise.  Parlons-en des besoins de l’entreprise.  Ces horaires avaient été mis en place pour prévenir les besoins des clients.  L’ancienne gestionnaire en place savait très bien qu’il n’y avait pas un flot ininterrompu d’appels aussi tôt le matin.  Son expérience lui avait par contre enseigné qu’il valait mieux payer quelqu’un qui veille au grain que de risquer une crise majeure.  Cette disponibilité envers le client assurait un bon service.  Assurer un bon service à tout moment c’est fidéliser sa clientèle, ce que semble ignorer quelqu’un ou quelques personnes.

Si on suit la logique de la gestionnaire en place, alors pourquoi mon homme doit-il travailler les jours fériés?  Le flot d’appel est très faible voir nul ces jours-là.  Elle me répondrait sûrement que c’est la convention collective qui prévoit ça.  En vérité ce n’est pas à cause de la convention collective.  C’est l’entreprise qui veut absolument que quelqu’un soit présent au cas où un client aurait un pépin avec ses installations durant ledit jour férié.   C’était pour cette même raison que les employés avaient tous eu des modifications d’horaires: tout le monde commençait sa journée de travail plus tôt.  Parce que ça répondait aux besoins de la clientèle.  Mais ça convenait aussi très bien aux gens du département.

Faire en sorte que les employés et employées puissent se prévaloir de la conciliation travail/famille est une façon pour l’employeur de fidéliser son personnel ce qui apparemment n’est pas le souhait ici.  Stépanie Fissette l’explique très bien dans cet article.  L’employeur argumenterait: -« Oui, mais on parle de l’entreprise touristique! »  Ce à quoi je réponds que l’argument présenté est boîteux, puisque le concept pourrait très bien s’importer chez eux.

À la place l’employeur fait dire n’importe quoi aux statistiques compilées quotidiennement.   Il leur fait dire ce qui l’arrange.  On fait la même chose avec les sondages et les données d’études scientifiques.

Le syndicat?  Que fera-t-il?  Quand pensera-t-il à la CTF pour ses syndiqués?  Ce qui est malheureux c’est que le concept de conciliation travail/famille, même lorsque mentionné dans une convention collective  reste toujours à la discrétion des employeurs.  Parfois, ça peut être assez arbitraire.

Ici s’applique le principe de Peter.  C’est très sérieux.   C’est une maladie contagieuse ma foi.  Incurable en plus!  Tenez-vous loin du pouvoir, ça fait faire des conneries.

2016-06-4--21-04-39J’en ai plus qu’assez de voir que c’est toujours l’employeur qui passe sur nos vies comme un rouleau compresseur.  Certains diront :-« Ben oui mais c’est lui qui t’paye. »  Ce à quoi je rétorque que sans personnel, donc des être humains, l’employeur n’existe pas.  Un employé frustré de ses conditions de travail, devient improductif.  Ce qui ne passe pas inaperçu et n’est pas sans conséquence.

Franchement, je suis vraiment en colère de voir qu’une personne en autorité peut foutre le bordel dans la vie de toute une équipe d’employés et employées sans que personne ne s’interpose.  À une semaine d’avis des familles entières doivent se tourner de bord et réorganiser leur vie pour les lubies d’une gestionneuse.

Je pense à ces couples qui ne se verront plus.  Je pense à ces parents qui ne verront leurs enfants probablement que la fin de semaine, alors que jusqu’ à cette semaine, ils avaient une vraie vie de famille.

C’est malheureux, mais je ne crois pas que cette décision stupide sera renversée, malgré toute l’argumentaire qui pourrait être présenté par les employés et employées.  Ils ne sont que des numéros de matricules payés pour faire un boulot bien rémunéré certes, mais très mal reconnu dans l’entreprise.

2016-06-4--21-40-12On boss.  On donne les ordres.  On décide.  On ordonne.  On a toujours raison même quand on a tort.

Trop rarement on voit un boss prendre le temps de parler avec son équipe que ce soit dans le but d’améliorer leurs conditions de travail.  Ou faciliter les tâches.  Ou mettre l’épaule à la roue et aider leur équipe quand arrive un moment où tout fou le camp et qu’elle est débordée.  Parce que quelqu’un qui agit de la sorte est un leader.  Un leader ne se contente pas de vous répondre: -« J’en prends note. » d’une voix monocorde.  Voir si un boss va s’abaisser à faire la job de ses subordonnés!  Hey!  Leur excuse est toute trouvée: -« C’est d’la job de syndiqué, on va me déposer un grief. »  N’importe quoi!  Un grief ne veut pas systématiquement dire arbitrage, nous le savons tous, peu importe le milieu syndiqué dans lequel nous œuvrons.  Un vrai leader ne se laisse pas impressionné par ce petit mot de cinq lettres.

À la place sont choisis des p’tits boss qui plus souvent qu’autrement ne connaissent rien du travail de leur équipe.  dilbert-rescousse-principe-peter-L-1.jpegCelui  qui fait bien sa job, qui est reconnu comme tel, va niaiser des années sur sa chaise en attendant que son tour vienne…  Ou ne vienne pas.  Je doute même que ça se produise un jour.  Qu’est-ce qu’ils feraient d’un leader compétent?  On préfère le laisser végéter à réparer des troubles et monter des formations qu’il se fait saboter un jour par un Peter à la puissance 10 trop ignorant pour justement mettre l’épaule à la roue et aider son équipe efficacement au moment où ils sont dans le jus.

Quelle stimulation, quel agrément peut-il y avoir à travailler pour un employeur qui vire la vie de son personnel à l’envers sans le moindre souci, sans jamais se demander si tout ce remue-ménage en vaut vraiment la peine?  Quelle motivation, y a-t-il à rentrer travailler tous les jours sachant que les boss devant vous vous prennent pour des automates?

Ce n’est pas en traitant son monde comme des pions qu’on garde son personnel. Ce n’est pas en privant les employés de leur vie de famille qu’on gagne leur loyauté.  C’est plutôt le moyen idéal pour se retrouver avec des employés blasés, démotivés, qui travaillent finalement que pour le chèque de paye.  C’est aussi de cette manière qu’un département se voit perdre des employés compétents au profit d’une entreprise qui elle lui offre non seulement un bon salaire mais surtout un horaire de travail qui répond aux besoins de leurs familles.

L’époque où les employés embrassaient à pleine bouche la culture d’entreprise au détriment de leur vie familiale est révolue.  Si une poignée d’hommes et de femmes ne se réalisent que dans le travail ce n’est pas le cas de tout le monde.  La grande majorité veut profiter de sa vie avec ses enfants au jour le jour, pas à temps partiel.  Ces horaires atypiques qui seront de retour dès la semaine prochaine hypothéqueront la vie familiale de bien des travailleurs.  Le message doit être entendu et compris.  Les choses doivent changer.  Il est temps d’évoluer de ce côté.  Plus que temps.

Marmaille.

Les riches sont des B.S.

Tard hier soir, je regardais l’émission de Anne-Marie Dussault; 24/60 sur les ondes de Radio-Canada.  Elle recevait en entrevue la vérificatrice générale Guylaine Leclerc, Damien Contandriopoulos, spécialiste de l’organisation du système de santé et professeur à la faculté des sciences infirmières à l’Université de Montréal et la porte-parole de Québec Solidaire France David.

Nos médecins semble-t-il ne souffrent pas de l’austérité libérale à laquelle les travailleurs de la fonction publique et parapublique québécoise doit faire face.  J’imagine que de bénéficier ainsi des largesses du gouvernement provincial les met à l’abri des coupes dans les CPE, écoles et services de santé qu’eux peuvent se payer au privé?

Nos médecins trop payés se plaignent de tout le travail à faire.  Menaçaient de fermer des groupes de médecine familiale quand le ministre Barrette parlait de les faire travailler tous les jours de la semaine.  J’en ai entendu un dire :-« Je travaille trois jours par semaine, pas plus.  Je ne veux pas travailler plus. »  Après on se demande comment ça se fait qu’on a pas de médecin de famille?

Mon homme a attendu deux ans pour être opéré.  Pendant ce deux ans d’attente il s’est présenté à trois reprises pour rien.  L’après-midi, une infirmière venait nous annoncer que sa chirurgie était annulée.  À chaque fois, l’employeur organisait son remplacement, mes beaux-parents prenaient congé et venaient s’occuper des enfants.  On a fini par porter plainte à la commissaire.  Suite à l’examen de la plainte on a appris que la médecin spécialiste, une neurochirurgienne, était très souvent en voyage.  Elle l’était au printemps.  Est revenue pour trois semaines puis, elle a repris l’avion.  Ils font la belle vie nos médecins spécialistes pendant qu’on crève comme des cons à attendre sans rien pouvoir faire.

Ici, le ministre Couillard qui est plus un couillon qu’autre chose veut tout nous enlever ce pourquoi nous nous sommes battus depuis des générations.

Les parents dont les enfants fréquentent un CPE ou une garderie subventionnée ont peur de les perdre.  Les gens qui y travaillent craignent des fermetures.

Les écoles!  Misère!  Si vous avez un enfant pour qui tout va bien tant mieux pour vous.  Au pire, il n’aura pas de manuel et devra travailler en équipe.  Il reste qu’on se l’explique assez mal puisqu’on paye les grands frais à chaque rentrée scolaire.  Mais si un enfant présente des troubles d’apprentissage, le Ritalin ne règle pas tout.  Les évaluation demandées à répétition via le guichet unique ne donnent pas automatiquement accès aux ordinateurs, logiciels, orthophonistes, orthopédagogues, éducateurs spécialisés à ces élèves.  Malheureusement trop souvent ces ressources et ces personnes ont des listes d’attente!  En attendant, l’enfant subit les conséquences de nos élus.  Ils sont critiqués à cause de leur faible rendement, se font taquinés par des niaiseux, doublent…

J’ai un fils dyspraxique qui commencera l’école dans deux ans.  J’attends ce moment avec angoisse et rage, parce que je sais déjà que je devrai me battre pour qu’il reçoive le matériel et l’assistance dont il aura besoin.

C’est sans parler des écoles rongées par les moisissures qui doivent déménager.  Les gymnases se décomposent.  C’est une honte!  Mais, on en a bien assez pour subventionner les écoles privées.  Privé, c’est privé.  Si le public est pas assez bien pour toi, ben paye!  Paye le plein prix.  Fais pas l’assisté social.  Vends ta BM!

Fin octobre, on nous annonçait que Couillon avait octroyé 1,3 G$ à Bombardier.  Je l’avoue d’emblée, je ne connais rien en aéronautique ni en avionnerie.  J’ai compris depuis longtemps que Bombardier c’est un puis sans fond.  Une entreprise privée B.S.  Évitez-moi la rengaine ringarde du sauvetage de jobs.  1 000 000$ par emploi c’est cher la job en sale!  Les nécessiteux ne sont pas les employés, mais les grosses légumes qui se récompensent beaucoup pour tout le caca qu’ils font.  Léo-Paul Lauzon l’explique très bien.

Mais on a pas d’argent pour se faire soigner.  On a pas d’argent pour éduquer nos enfants.  On a pas d’argent pour embaucher du personnel.  On coupe partout.  Dans les services auxiliaires aussi.  Ces travailleurs dans l’ombre qui sont si essentiels aux rouages de toute la machine.

J’apprends hier que les docteurs facturent sans compter.  Sans rien vérifier, on paye.  Belle gestion.  Personne ne sait où sont passés tous ces millions.  Quel heureux hasard!  Le gouvernement ne compte se rembourser d’aucune façon.  Eux auront quand même, en plus, de généreuses augmentations de salaires.  Ils ont la belle vie les médecins au Québec.

Les questions qui se posent sont comment sont rémunérer les médecins?  Est-ce vérifié?  Par quel organisme et comment?  Ce que j’ai compris c’est que personne ne semble savoir comment sont calculées les rémunérations des docteurs.  La RAMQ entre autre ne semble rien vérifier.  Donc, personne ne s’occupe de ça.

Ce mois-ci, on apprend que les députés devront voter sur le projet de loi concernant les augmentations de salaire.  31%.  Ils passeraient ainsi de 90 000 $ à 140 000 $  Notre premier ministre, monsieur Austérité en personne doubleraient pratiquement son salaire en le faisant passer de 186 243 $ à 280 034 $.  On décortique le tout et bla bla bla, il reste que malgré les fonds de pension à cotiser ils auront pas mal plus d’argent dans leur poche que nous.

Le pire c’est que peu importe le parti politique élu on se fait toujours fourrer.  Mais personne a de fun.

Je conclue en disant que de l’argent, on en a.  Ou on en avait.  Mais pour servir leurs futurs intérêts les politiciens au pouvoir font de gros cadeaux.  Ils dépensent sans compter pour des peccadilles.  Après avoir dépensé comme des shopaholics, ils nous refilent la facture.

Pour payer la facture on coupe.  Ceux qui écopent ce sont nos malades, nos enfants.  Nous.

Un jour, il faudra se réveiller et arrêter d’élire des riches déconnectés de la vie réelle.  Des profiteurs qui se servent du pouvoir pour avilir les gens qu’ils devraient protéger et servir.

Marmaille 🙁