La dignité d’être mère au foyer

À toutes les mères, celles qui travaillent à l’extérieur, celles qui sont à la maison, je souhaite une bonne fête des mères à toutes.

Aujourd’hui, ce qui me fait réagir est l’article d’opinion de Lise Ravary, publié par le journal de Montréal; Abolissons la fête des mères. Je ne suis ni pour ni contre l’abolition de cette fête. Ce qui me fait réagir c’est comment les gens voient l’éducation des enfants; leurs enfants et l’opinion qu’ils peuvent avoir des mères au foyer.

Sur sa page Facebook, madame Ravary a posé cette question aux gens: «Dans le cas d’une famille de classe moyenne, qu’est-ce qui vaut mieux pour le développement d’un enfant entre 0 et 5 ans, un parent à la maison ou le CPE?»  73 répondants sur 113 prétendent que les CPE sont meilleurs pour élever les enfants que les mères.  Seuls 40 répondants étaient en faveur des mères au foyer.

À lire les commentaires de ces 73 répondants les CPE sont la réponse à tous les maux et besoins de nos enfants de 0 à 5 ans.  D’après eux, une mère au foyer ne sait pas stimuler et socialiser son enfant.  Élever un enfant à la maison est la promesse de retard de langage et résulterait en enfant-roi.  Une mère au foyer est un exemple de lâcheté et de paresse pour les enfants.  Wow!

Je dirais que le phénomène est généralisé.  Dès qu’un enfant présente un retard dans son développement, le langage par exemple, la première chose qu’on nous demande c’est si notre enfant fréquente un CPE.  Si vous avez le malheur de dire non, on vous met tout de suite la pression pour le mettre en CPE.  Parce qu’il y a souvent des orthophonistes en CPE et que l’enfant sera exposé à plusieurs modèles verbales.  C’est drôle, parce que justement, j’en ai rencontré beaucoup des cocos et des cocottes qui vont en CPE et qui on des retards de langage comme quoi c’est du gros n’importe quoi!  Ces enfants finissent quand même avec des suivis en orthophonie à l’extérieur du CPE.

Je ne sais pas si ces répondants ont répondus ces choses pour se déculpabiliser du fait qu’ils font élever leurs enfants par l’État, mais j’en ai plein mon maudit truck de me faire traiter de paresseuse et de lâche parce que je ne suis pas sur le marché du travail.

J’ai choisi d’avoir des enfants.  J’ai choisi d’être avec eux, d’élever mes enfants.  Pas de les confier à des étrangers et d’ensuite me faire croire que je suis une mère présente pour eux.  J’ai choisi d’être disponible peur eux.  Je n’ai pas à prévoir des congés pour des rendez-vous.  Je n’ai pas à prendre un congé de maladie parce qu’ils ont la gastro.

Tous les jours, ils me voient faire plein de choses; du ménage, plier du linge, cuisiner, coudre…  Ils sortent, voient du monde et font des activités.

À voir combien il y a d’enfants en CPE, je me demande comment les parents d’avant faisaient pour élever leurs enfants?  Comment faisaient-ils?  Y avait donc ben des femmes paresseuses!!!  Elles étaient donc ben lâches ces mères au foyer!!!

Parce que aujourd’hui, on a des bébés, on les mets en CPE, pis y faut surtout pas que ça coûte cher.  On veut ben avoir des enfants, mais on veut pas y passer notre vie encore moins y mettre le prix.  Dans le fond, c’est d’la job à temps partiel.

Biensûr, pas question que je sois payée pour le travail que je fais.  Pourtant, j’économise deux places en CPE.  Combien vaut une place en CPE?  Au moins 14 000$/an.  Pourquoi n’aurais-je pas droit à ce 28 000$?  Ah oui, c’est vrai, je travaille pas moi, je suis à la maison!  Puisque je suis à la maison, aucun employeur ne me paie de journée de maladie, parce que , MOI, je ne m’absente, JAMAIS.

Insultant, hein?

Ben pensez-y la prochaine que vous direz que nous les mères au foyer sommes de mauvais exemples.  Pensez-y la prochaine fois que vous voudrez nous traiter de lâches et de paresseuses.

Franchement, qu’on soit mère au foyer ou mère au travail, je trouve très insultant de voir que la société ne reconnait aucune compétence aux mères à élever leurs enfants. Non seulement on nous dit que nous ne sommes pas bonnes, mais en plus comme des poissons rouges on est d’accord!  Ça me sidère que personne n’allume!

Je suis une mère au foyer dans toute sa dignité.  Je suis fière de l’être.  Jamais je ne laisserai personne m’insulter ou me mépriser.  Que ce soit dit.

 

 

 

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Pour nos tout-petits, je souhaite…

gstp_banniere_300x600gstp_banniere_300x600Connaissez-vous LA GRANDE SEMAINE DES TOUT-PETITS?

C’est le 20 novembre dernier que débutait la première édition de La Grande semaine des tout-petits.  C’est à  cette occasion que l’on présente un portrait de la réalité dans laquelle vivent nos tout-petits québécois.

En vous rendant sur le site Internet Grande semaine vous pourrez aller signer La lettre des grands aux tout-petits et y laisser un souhait si vous le désirez. C’est une façon claire de faire savoir au Québec que nos tout-petits comptent pour vous et que vous appuyez l’initiative.
Pour marquer le coup, l’Observatoire des tout-petits publie son Portrait annuel 2016. Combien sont-ils? Dans quel environnement vivent-ils? On peut également télécharger la version complète gratuitement.

Que ça paraisse cliché ou non, nos tout-petits d’aujourd’hui seront nos adultes de demain. Notre relève.  Mais nos jeunes enfants d’aujourd’hui ne vivent pas la même réalité que nous, à notre époque. En 30 ou 40 ans, la vie a beaucoup changé. Nos bambins ne sont pas différent de ceux d’hier. Ils ont les mêmes besoins. Mais les temps changent et ça n’évolue pas nécessairement toujours en leur faveur. On veut bien faire, leur donner le meilleur. Je me demande tout de même; est-ce que notre meilleur à nous est vraiment leur meilleur à eux? Oui, on fait ce qu’on peut. Parfois on pourrait et on devrait faire plus et mieux. Mais la vie a ses limites et on fait notre possible.

La routine: spirale infernale
Depuis le tournant du siècle en fait, nos tout-petits fréquentent la garderie comme si c’était un passage obligé.  Les mères au foyer sont devenues une espèce rare qui se fait regarder de travers et doit répondre au: -« Votre enfant ne va pas à la garderie? » plein de sous-entendus.  Le système fait que se sont les CPE qui décident du moment où votre bébé y fera son entrée.  Tôt dans sa vie l’enfant se fait prendre dans la spirale infernale du métro-boulot-dodo.  Levé tôt, déjeuné en quatrième vitesse, en route pour la garderie, maman part au travail, maman travaille toute la journée, maman va chercher son petit à la garderie, on rentre à la maison, on soupe, c’est le bain et au dodo.  C’est la même chose pour l’enfant qui va à l’école.  Quand pouvons-nous vraiment profiter de notre marmaille?

Élément perturbateur
Se retrouver à la maison avec son tout-petit est une chose.  Être activement avec lui en est une autre.  Partout on voit des parents qui s’occupent distraitement de leur enfant parce qu’ils ont les yeux rivés sur un satané écran!  Si ce n’est pas Facebook, c’est Twitter ou Instagram, si non, c’est un jeu ou des messages textes.  L’enfant qui demande la présence de son parent à grand renfort de demandes ou de conneries devient un irritant.  Pire, pour avoir la paix, on les plogue sur des tablettes ou des ordinateurs.  Très vite l’enfant devient dépendant de l’écran et n’arrive rien faire d’autre.  On en est plutôt au parent 0.2 que 2.0!  Quand c’est rendu qu’on voit des publicités nous recommandant de jouer une quinzaine de minutes par jour avec notre enfant c’est qu’à mon avis il y a un problème.  L’excuse facile c’est la fatigue et le manque de temps.  Mon observation est la suivante: -« Trop fatigué pour passer du temps avec ton enfant, par contre le temps ne manque pas et la fatigue disparaît d’un coup pour jaser avec des étrangers ou jouer à des jeux cons…  Bizarre… »  Je ne comprends pas l’hilarité des gens quand ils entendent un enfant dire de son parent qu’il est toujours sur son téléphone à poster sur Facebook ou à jouer à des jeux.

Plus ça change, plus c’est pareil
Non, les jeunes cocos et cocottes d’aujourd’hui ne sont pas différents de nous. Ils ont les mêmes besoins que nous avions. Manger, dormir, respirer. Se sentir aimé, protégé, en sécurité. Ils ont besoin d’être accompagné, stimulé. Ils ont besoin qu’on soit présent. Ils vivent les mêmes phases de développement, aux mêmes âges. Bien que tous, de tout temps vivent les mêmes choses, chacun d’eux est unique. Chaque parent, chaque famille est différente. Là encore, rien de nouveau. Ça toujours été ainsi. C’est l’éternel recommencement.

Je pense qu’une Grande semaine pour les tout-petits est une bonne idée.  Ça permet à tous de faire un bilan de sa parentalité, de notre quotidien, du bien-être familial.  Un rapport comme le Portrait annuel met en lumière les points forts et les lacunes de la société dans laquelle nous vivons.  Encore trop d’enfants vivent dans des familles dont les revenus sont sous le seuil de la pauvreté.  Les impacts sur eux peuvent être grands.  Peu importe la classe sociale dans laquelle vit l’enfant l’important est qu’il mange à sa fin, qu’on mette le temps et l’énergie à favoriser son développement, qu’il soit en sécurité et qu’on l’aime.  J’ai une longue liste de souhaits pour notre marmaille québécoise.  Mon souhait ultime est de sortir tous les enfants de la pauvreté.  Vœux pieux?  Peut-être.  Mais je ne doute pas un instant des impacts positifs que cela aurait dans notre province.

Pour les touts-petits d’aujourd’hui et de demain je souhaite la sécurité alimentaire.  Aucun enfant ne devrait avoir faim ou manger une nourriture de piètre qualité.

Je souhaite qu’ils aient tous les mêmes chances peu importe leur milieu, leur origine, leur langue, leur couleur de peau ou religion.

Je souhaite que les enfants qui présentent des défis particuliers reçoivent les soins et les services dont ils ont besoin tout de suite.  C’est une honte toute ces listes d’attentes partout.

Je souhaite que nos enfants soient réellement protégés des adultes vils qui ne cherchent qu’à leur faire du mal et à assouvir leurs bas instincts.  Qu’on punisse très sévèrement ces gens.

Je souhaite que les parents à bout de souffle aient du répit.  Un parent reposé aura à nouveau de l’énergie et pourra mieux s’occuper de son enfant.

Je souhaite que les parents qui se sentent perdus et abandonnés soient épaulés, afin de mieux aider leur tout-petit.

Je souhaite que les parents accros à l’écran décrochent et focussent sur leur tout-petit.  Vous n’êtes pas si fatigué et oui vous avez le temps pour lui…  ou elle.

Je souhaite que les parents puissent bénéficier de la conciliation travail/famille, dans l’intérêt de la famille et non de l’employeur.

Je souhaite que les tout-petits dont les parents ont des horaires de travail atypiques ne soient pas obligés de fréquenter la garderie ou le CPE à temps complet comme c’est présentement le cas.

Finalement, je souhaite que tous les tout-petits soient aimés, respectés et chéris.

Bonne semaine les poussinots! Bonne semaine les poussinettes!
Marmaille 😉
 

 

 

 

Bon dodo mon ami

Depuis quelques temps l’heure du dodo est plus facile. Établir un rituel du coucher qui incluait la lecture d’un conte était un peu anarchique. 3nager et mon petit chat sauvage s’énervaient, n’écoutaient pas. J’étais loin du but escompté; faire revenir le calme avant de les mettre au lit. Si par malheur sa routine a été dérangée pour faire place à trop de stimulations pour lui, la nuit suivante est agitée, sans sommeil.

Je suis de la génération Passe-partout. Vous souvenez-vous de Perlin, le père de Cannelle et Pruneau?

Il leur chantait cette berceuse (pas d’image)

J’ai commencé à chanter cette berceuse y a un peu plus d’une semaine. Au début ça avait un effet hypnotique sur mon petit chat sauvage. Elle devenait molle dans mes bras. Puis, elle me demandait : -« Encore chante. » Je lui chantais la berceuse en boucle.

3nager m’a demandé de lui chanter aussi. Je lui chante. Pour me remercier il me dit que je chante bien. Bisous et il s’endort doucement.

Ce soir alors que mon homme et moi allions mettre nos deux p’tites tornades au lit 3nager nous dit : -« Je vais chanter la berceuse. » Puis il enchaîne.

« La nuit court après le jour

Le jour court après la nuit

Ils font le tour

De la cour

Bon dodo, mon ami

Fais des rêves en couleurs

Avec des fleurs, des cœurs

Le p’tit matin s’en vient

Il n’est pas bien loin… »

Même mon petit chat sauvage l’a accompagné.

J’étais tellement surprise, tellement fière! Il la connaît déjà par cœur.  Ça été un petit moment de bonheur. Le voir chanter avec son sourire qui illumine tout son visage. Si fier de voir combien il me faisait plaisir.

C’est quand on devient parent qu’on prend pleinement conscience de l’importance du sommeil. Les nuits courtes, coupées, nous épuisent. On lit des livres, des blogs, des forums. On questionne le pédiatre : -« Quand mon bébé fera-t-il ses nuits? »

Nos lectures, nos conversations avec divers intervenants du milieu de la santé se veulent rassurantes en nous disant que ce n’est une question de semaines au mieux, au pire de mois. On nous conseille souvent d’installer un rituel du coucher. Ce rituel du coucher se veut un moment de calme, de pleine disponibilité avec notre enfant.

Je ne sais pas si nos parents se sont fait dire les mêmes choses que nous. En tout cas chez nous le rituel du coucher était expéditif.

Premièrement on était envoyé au lit tôt. Même l’été. Il faisait encore soleil, j’entendais mes amies jouer dehors alors que j’étais couchée. Le rituel se résumait en une phrase : -« Ok, pipi dodo. » C’était sans appel. Pas d’histoire ni de berceuse. Jamais. J’obéissais parce que je n’avais pas le choix, pas parce que j’étais fatiguée. Je ne l’étais pas du tout. Je m’endormais tard, après avoir joué en secret dans mon lit pendant des heures. Malheur à moi si ma mère me surprenait.

Quand je suis devenue mère, je ne voulais pas que mes enfants sentent que l’heure du dodo était le moment où je me débarrassais d’eux. J’ai lu beaucoup de contes à Metal Ado. Il adorait ça. Je lui en ai lu pendant des années. C’était notre moment de calme, de nous retrouver après les longues et difficiles journées d’école. Je garde de bons souvenirs de ces lectures.

Mais avec mes deux plus jeunes établir une routine, marquer un temps d’arrêt pour arriver à la coupure a été presque une quête. Surtout auprès de 3nager. Pour lui la séparation pour une nuit est difficile. Il a besoin de nous sentir présents, sécurisé, réconforté. Il ne supporte pas la solitude. Comme mon petit chat sauvage partage sa chambre, ça dérange parfois son sommeil. Vous le savez, on veut bien y mettre toute notre bonne foi, mais vient un moment où l’enfant doit dormir et le parent avoir un temps d’arrêt, sans la progéniture.

Depuis peu ce qui fonctionne bien c’est la petite histoire inventée de papa et la berceuse de maman. 3nager s’endort jusqu’au lendemain.

Ça me fait penser à un article que dre Nadia Gagnier. Je ne suis pas fan du dre Nadia, mais il reflète des choses que j’ai déjà dites à des gens. Prenez le temps. On se plaint de ne pas avoir le temps, les premiers à écoper de ce manque de temps sont les enfants. Nos enfants. On n’a pas le temps de les border le soir, ou de jouer 15 minutes avec eux. Mais on a tout le temps d’aller magasiner, aller luncher avec des amis, jouer à des jeux, regarder la télé, aller au gym, travailler tard, mais on a pas le temps pour eux. Faut revoir ses priorités. Ils sont bien plus importants qu’un projet de voyage, une deuxième bagnole ou l’amie drama queen.

Mais, ce sera le sujet d’un prochain billet parce qu’il sera encore et toujours d’actualité.

Pour l’instant, je voulais que partager ce petit moment de magie où de sa plus belle voix, avec son plus beau sourire 3nager nous chantait « Bon dodo, mon ami »

Bonne nuit!

Marmaille 😉

T’as une vie? Ton boss s’en fout!

Sélection du Reader’s Digest.ca

C’est à une semaine d’avis que mon homme et ses collègues de travail ont appris que leur horaire de travail était modifié.  Un grand retour en arrière avec ses horaires atypiques qui sont les ennemis jurés de la conciliation travail/famille (CTF) et de la vie sociale.

Pour cette compagnie de télécommunications que je ne nommerai pas la vie personnelle des employés et employées n’est qu’un élément négligeable pour des gestionnaires ambitieux.  Ils ne gèrent pas des équipes de personnel.  Ils « gestionnent » des ressources techniques.  Ces gens dont ils disposent selon leur fantaisie voient leurs vies chamboulées, mise sans dessus dessous sans le moindre remord.

Ils diront que ce sont les besoins de l’entreprise.  Parlons-en des besoins de l’entreprise.  Ces horaires avaient été mis en place pour prévenir les besoins des clients.  L’ancienne gestionnaire en place savait très bien qu’il n’y avait pas un flot ininterrompu d’appels aussi tôt le matin.  Son expérience lui avait par contre enseigné qu’il valait mieux payer quelqu’un qui veille au grain que de risquer une crise majeure.  Cette disponibilité envers le client assurait un bon service.  Assurer un bon service à tout moment c’est fidéliser sa clientèle, ce que semble ignorer quelqu’un ou quelques personnes.

Si on suit la logique de la gestionnaire en place, alors pourquoi mon homme doit-il travailler les jours fériés?  Le flot d’appel est très faible voir nul ces jours-là.  Elle me répondrait sûrement que c’est la convention collective qui prévoit ça.  En vérité ce n’est pas à cause de la convention collective.  C’est l’entreprise qui veut absolument que quelqu’un soit présent au cas où un client aurait un pépin avec ses installations durant ledit jour férié.   C’était pour cette même raison que les employés avaient tous eu des modifications d’horaires: tout le monde commençait sa journée de travail plus tôt.  Parce que ça répondait aux besoins de la clientèle.  Mais ça convenait aussi très bien aux gens du département.

Faire en sorte que les employés et employées puissent se prévaloir de la conciliation travail/famille est une façon pour l’employeur de fidéliser son personnel ce qui apparemment n’est pas le souhait ici.  Stépanie Fissette l’explique très bien dans cet article.  L’employeur argumenterait: -« Oui, mais on parle de l’entreprise touristique! »  Ce à quoi je réponds que l’argument présenté est boîteux, puisque le concept pourrait très bien s’importer chez eux.

À la place l’employeur fait dire n’importe quoi aux statistiques compilées quotidiennement.   Il leur fait dire ce qui l’arrange.  On fait la même chose avec les sondages et les données d’études scientifiques.

Le syndicat?  Que fera-t-il?  Quand pensera-t-il à la CTF pour ses syndiqués?  Ce qui est malheureux c’est que le concept de conciliation travail/famille, même lorsque mentionné dans une convention collective  reste toujours à la discrétion des employeurs.  Parfois, ça peut être assez arbitraire.

Ici s’applique le principe de Peter.  C’est très sérieux.   C’est une maladie contagieuse ma foi.  Incurable en plus!  Tenez-vous loin du pouvoir, ça fait faire des conneries.

2016-06-4--21-04-39J’en ai plus qu’assez de voir que c’est toujours l’employeur qui passe sur nos vies comme un rouleau compresseur.  Certains diront :-« Ben oui mais c’est lui qui t’paye. »  Ce à quoi je rétorque que sans personnel, donc des être humains, l’employeur n’existe pas.  Un employé frustré de ses conditions de travail, devient improductif.  Ce qui ne passe pas inaperçu et n’est pas sans conséquence.

Franchement, je suis vraiment en colère de voir qu’une personne en autorité peut foutre le bordel dans la vie de toute une équipe d’employés et employées sans que personne ne s’interpose.  À une semaine d’avis des familles entières doivent se tourner de bord et réorganiser leur vie pour les lubies d’une gestionneuse.

Je pense à ces couples qui ne se verront plus.  Je pense à ces parents qui ne verront leurs enfants probablement que la fin de semaine, alors que jusqu’ à cette semaine, ils avaient une vraie vie de famille.

C’est malheureux, mais je ne crois pas que cette décision stupide sera renversée, malgré toute l’argumentaire qui pourrait être présenté par les employés et employées.  Ils ne sont que des numéros de matricules payés pour faire un boulot bien rémunéré certes, mais très mal reconnu dans l’entreprise.

2016-06-4--21-40-12On boss.  On donne les ordres.  On décide.  On ordonne.  On a toujours raison même quand on a tort.

Trop rarement on voit un boss prendre le temps de parler avec son équipe que ce soit dans le but d’améliorer leurs conditions de travail.  Ou faciliter les tâches.  Ou mettre l’épaule à la roue et aider leur équipe quand arrive un moment où tout fou le camp et qu’elle est débordée.  Parce que quelqu’un qui agit de la sorte est un leader.  Un leader ne se contente pas de vous répondre: -« J’en prends note. » d’une voix monocorde.  Voir si un boss va s’abaisser à faire la job de ses subordonnés!  Hey!  Leur excuse est toute trouvée: -« C’est d’la job de syndiqué, on va me déposer un grief. »  N’importe quoi!  Un grief ne veut pas systématiquement dire arbitrage, nous le savons tous, peu importe le milieu syndiqué dans lequel nous œuvrons.  Un vrai leader ne se laisse pas impressionné par ce petit mot de cinq lettres.

À la place sont choisis des p’tits boss qui plus souvent qu’autrement ne connaissent rien du travail de leur équipe.  dilbert-rescousse-principe-peter-L-1.jpegCelui  qui fait bien sa job, qui est reconnu comme tel, va niaiser des années sur sa chaise en attendant que son tour vienne…  Ou ne vienne pas.  Je doute même que ça se produise un jour.  Qu’est-ce qu’ils feraient d’un leader compétent?  On préfère le laisser végéter à réparer des troubles et monter des formations qu’il se fait saboter un jour par un Peter à la puissance 10 trop ignorant pour justement mettre l’épaule à la roue et aider son équipe efficacement au moment où ils sont dans le jus.

Quelle stimulation, quel agrément peut-il y avoir à travailler pour un employeur qui vire la vie de son personnel à l’envers sans le moindre souci, sans jamais se demander si tout ce remue-ménage en vaut vraiment la peine?  Quelle motivation, y a-t-il à rentrer travailler tous les jours sachant que les boss devant vous vous prennent pour des automates?

Ce n’est pas en traitant son monde comme des pions qu’on garde son personnel. Ce n’est pas en privant les employés de leur vie de famille qu’on gagne leur loyauté.  C’est plutôt le moyen idéal pour se retrouver avec des employés blasés, démotivés, qui travaillent finalement que pour le chèque de paye.  C’est aussi de cette manière qu’un département se voit perdre des employés compétents au profit d’une entreprise qui elle lui offre non seulement un bon salaire mais surtout un horaire de travail qui répond aux besoins de leurs familles.

L’époque où les employés embrassaient à pleine bouche la culture d’entreprise au détriment de leur vie familiale est révolue.  Si une poignée d’hommes et de femmes ne se réalisent que dans le travail ce n’est pas le cas de tout le monde.  La grande majorité veut profiter de sa vie avec ses enfants au jour le jour, pas à temps partiel.  Ces horaires atypiques qui seront de retour dès la semaine prochaine hypothéqueront la vie familiale de bien des travailleurs.  Le message doit être entendu et compris.  Les choses doivent changer.  Il est temps d’évoluer de ce côté.  Plus que temps.

Marmaille.

Une p’tite frette à l’école…

Mars est le mois du bulletin et des rencontres de parents avec le ou les professeurs de nos enfants.  Au cours de la scolarité de Metal Ado j’en ai vu de toutes les couleurs.

Au cours des années j’ai rencontré toute sorte de professeurs.  Des profs désintéressés, d’autres qui faisaient leur travail et certaines perles.

Metal Ado est en troisième année du secondaire.  Cette année pour son plus grand malheur, la majorité de ses pairs sont des doubleurs.  Le groupe est turbulent, la prof a toute les difficultés du monde à le gérer.  Elle crie parfois et élève souvent la voix.  Mon fils, mal à l’aise dans cet ambiance déteste son groupe.  Il trouve qu’ils perdent beaucoup de temps en niaiseries et en conflits avec la professeure.  Ce qui l’enrage au plus haut point c’est quand tout le groupe est puni à cause de quelques idiots.  Il semble que les élèves sortis de classe reviennent aussi vite, malgré qu’on m’ait dit que des mesures ont été prises pour ce groupe en particulier.  Leur système a l’air bien inefficace.

Donc, cette semaine, je me rends à l’école pour la rencontre du bulletin.  Mon fils a de bonnes notes en dépit de tout ce qui se passe en classe.

Je rencontre la professeure qui se dit contente des résultats de Metal Ado, mais elle en a long à me dire à son sujet.  Quelques remarques sur son travail, d’accord.  Puis, vient les sujets plus délicats, pas franchement beaux.  Elle lui reproche son langage, elle n’aime pas comment il cri au groupe de se la fermer quand il en a assez.  Pour elle un: -« Vos gueules! » c’est vulgaire.  J’en prends note, mais tous les ados le disent…

Puis, on revient sur un incident survenu entre elle et mon fils la veille de la semaine de relâche.  Mon garçon lui avait paru bizarre, agité.  Il lui avait fait une blague sur le contenu de sa bouteille d’eau qui n’est pas transparente.  Elle s’est choquée puis l’a accusé d’avoir consommé de l’alcool.  Puis elle enchaîne sur un autre incident survenu la veille du congé des fêtes, en décembre!  Trois mois plus tôt.  Elle me raconte que mon fils a amené une bouteille de bière en classe et l’a bu.  UNE BIÈRE EN CLASSE?  Je suis estomaquée.  Je ne comprends pas.  Elle me dit:- » Oui, madame.  C’était écrit dessus.  Beer.  Je l’ai vu. »   Du tac au tac je lui ai demandé pourquoi elle ne m’avait pas appelé pour me mettre au courant.  Elle me rétorque que c’était l’après-midi, tout le monde partait pour les vacances des fêtes elle a laissé faire.

VRAI COMME VOUS LE LISEZ LÀ.

Je pars chez moi.  Je réfléchi, discute, cherche, fouille.  J’ai pu tout dénouer.  J’envoie un courriel à cette professeur avec cette photo en lui demandant si c’était une bouteille comme celle-ci?

IMAG0143    Elle me répond qu’elle en est certaine à 90% de reconnaître cette bouteille.

De la ROOT BEER.

Je lui explique  en répondant à son courriel que la root beer n’est pas un breuvage alcoolique.  Que tout breuvage alcoolisé doit en afficher le pourcentage sur l’étiquette.  Le jour où il lui avait paru agité et bizarre, il avait bu de l’eau dans laquelle il avait ajouté des cristaux d’électrolytes.  Comme pour un Gatorade.  Mais ça ne fait pas bon ménage avec sa médication.

J’enchaîne en  ajoutant que mon fils a droit à des excuses de sa part pour ces accusations injustes.  Courriel suivant sans le dire franchement, elle refuse alléguant qu’elle ne l’avait pas accusé, mais m’avait fait part d’un constat.

J’ai la tête dure et je sais que mon fils a été accusé injustement et c’était grave accusation.  Je lui réponds que constater est une chose mais d’accuser à tort en est une autre.  Qu’un coup de fil de sa part en décembre quand Metal Ado avait amené sa bouteille de root beer qu’elle a pris pour de la vraie bière alcoolisée aurait dissipé tout doute.  C’était un motif grave et c’était sa responsabilité de m’appeler.  Ce qu’elle a DÉLIBÉRÉMENT pas fait.  Au lieu de ça elle gardé à l’esprit qu’il avait effrontément consommé de l’alcool dans sa classe et qu’il avait assurément récidivé puisqu’elle le trouvait agité et bizarre.  Ce ne serait que justice de le rencontrer et lui présenter ses excuses.

Elle n’avait plus d’argument devant telle plaidoirie.  Elle n’avait plus d’autre choix que de s’incliner.

Quand ces événements ce sont produits toute la classe était présente.  Imaginez l’humiliation que cela a pu être pour lui?  Ses pairs ont pris sa défense mais c’était peine perdue. ELLE avait raison.

Le vendredi midi, à la veille de la relâche quand mon fils est arrivé à la maison, et qu’il m’a raconté ce qui c’était produit j’ai tenté en vain de joindre la direction.  J’ai fini par joindre la directrice au retour de la semaine de relâche et j’ai été reçue assez mollement.  Me demandant pourquoi mon fils n’était pas allé la voir?  Je ne sais pas.  Je l’y encourage, mais il ne le fait pas.  L’excuse était que Metal Ado était dans un groupe difficile et « que s’il est le neuvième à faire connerie elle peut s’être fâchée.  Vous savez madame un professeur c’est aussi un être humain ».

En clair: elle n’en avait rien à foutre.

Mon fils aussi est un être humain.  Un être humain fragile comme le sont tous les ados, qui se construisent.  Je comprends qu’après s’être fait humilié de la sorte en classe, devant ses pairs, il n’aille pas courir au bureau de la direction pour avoir de l’assistance.  Quelle confiance peut-il avoir en eux?  Je vous le demande.

Le petit dormeur

Ça fait quatre ans que Threenager nous réveille à toutes les nuits.  En moyenne deux fois par nuit.  Ça fait belle lurette qu’il ne fait plus de sieste l’après-midi, parce qu’autrement il ne ferme l’œil que vers minuit.

J’ai lu des forums, des livres, des articles sur le sujet.  J’ai essayé l’aromathérapie, le faire se dépenser, lui lire des histoires, lui chanter des berceuses.  Regarder la télé.  Ne pas regarder la télé.  Le coucher plus tôt.  Le coucher plus tard.  Passer plus de temps avec lui.  Lui faire boire de la camomille infusée dans du lait chaud.  On nous a conseillé la mélatonine.  Rien n’assomme cet enfant.  Le marchand de sable semble nous boycotter.  Morphée quant à elle semble ignorer notre adresse.

Comme tout parent qui aime son enfant, je m’inquiète de la qualité et de la quantité de sommeil de mon tannant.  Malheureusement, je ne trouve de réconfort nulle part.

Il se réveille la nuit pour faire pipi, pour voir son père, pour boire de l’eau.  Il allumait même le plafonnier!!!  Il avait assez dormi il voulait jouer avec sa sœur…  J’ai fini par enlever le plafonnier.  Désormais il y a une lampe, hors de sa portée et une lampe de sel pour la nuit dans leur chambre.  Le sommeil le fuit comme la peste.  Si lui ne souffre pas de ce court temps de repos, à la longue, j’en ai non seulement plein mon casque, mais je suis complètement épuisée.

Il a toujours été un petit dormeur.  Il a également le sommeil léger.  Quand il était bébé, j’évitais les visites pendant sa sieste, on évitait certaines tâches domestiques, bref, on arrêtait de vivre le temps qu’il dorme, pour nous, avoir un peu de temps à consacrer à autre chose que lui.  Du répit?  Jamais!

Quand il était plus petit, le moindre changement dans sa routine allait de paire avec une nuit agitée, entrecoupée.  L’enfer!  Une visite chez mamie et papy?  Un plaisir le jour, mais un bordel garantit la nuit.  Disons qu’il a eu sa façon à lui de nous faire savoir que ce qui nous semblait banal pour nous, était pour lui, beaucoup trop de stimulations.

Me retrouver avec un enfant qui dormait si peu et si légèrement m’a prise au dépourvue.  Metal Ado dormait comme un loir, au bruit, à la lumière, partout, n’importe où.  Il faisait ses siestes et allait lui-même se coucher quand il se sentait fatigué.  Il se couchait tôt dormait bien pendant 12 heures.  Tout un contraste.  Déboussolant.

Il vieillit, il mature un peu, mais rien n’est réglé.  Loin de là…

Récemment, on m’a conseillé de le masser.  Pas des effleurements.  Mais des massages profonds pour le relaxer.  Il gigotait et combattait les effets relaxants du toucher.  Ça prenait un peu de temps à le faire se calmer et se détendre pour profiter de son massage.

J’ai cherché les massages qui mènent à l’endormissement.  De fil en aiguille, j’ai trouvé une recette pour faire une huile à massage maison à base d’herbes.  C’est Debra de Sweet kisses and dirty dishes qui raconte souffrir d’insomnie.  Elle mentionne également que sa progéniture semble suivre le même chemin d’insomniaque qu’elle.

Debra a concocté une recette d’huile à massage qui favoriserait l’endormissement et l’aiderait à bien dormir.  J’ai validé une ou deux petites choses, puis je suis allée acheter mes herbes chez Anatol et j’ai concocté la potion magique.

Hier et ce soir, avant l’heure du dodo j’ai massé mon coco avec cette huile.  Autant la veille qu’aujourd’hui, il s’est endormit pendant que je le massais.  J’espère seulement qu’il aura une deuxième bonne nuit (consécutive) de sommeil.

L’huile à massage contient de la lavande, de la cataire, de la camomille, de l’huile d’olive et de l’huile de noix de coco.

Selon Passeport santé, site de référence fiable, l’usage de la lavande pour traiter l’insomnie est reconnue.

La camomille est reconnue pour ses propriétés relaxantes.

La cataire ou herbe à chat est traditionnellement utilisée pour traiter l’insomnie et l’agitation.

Selon Top santé, l’huile d’olive est aussi bonne pour la peau que pour notre santé.

Quant à l’huile de noix de coco elle serait l’alliée des peaux sèches et rêches en plus d’être riche en vitamines à A & E.

Que de bonnes choses dans cette potion magique!  Mais attention!  Ça ne se fait pas en deux minutes.  Il faut laisser les huiles s’infuser des herbes pendant quelques heures, laisser refroidir, filtrer, puis mettre en pot ou en bouteille.

Voici la recette et comment faire:

Cataire, lavande, camomille

Cataire, lavande, camomille

Stérilisez votre matériel: pot à cuisson et couvercle, bol, tamis, entonnoir, bouteille en verre colorée de 500 ml avec bouchon.

Dans un grand pot d’une contenance d’un litre propre et stérilisé, versez vos herbes sèches

1/2 T. lavande

1/2 T. cataire

1/4 T. camomille

Puis, versez deux parts égales d’huile d’olive et d’huile de noix de coco; j’ai mis 1 1/2 T. de chacune.

Mettez le couvercle sur le pot et serrez bien.  Déposez votre pot dans une casserole assez profonde.  Mettez de l’eau jusqu’au niveau de votre mélange.  Laissez infuser à feu très doux pendant environ quatre heures.

L’eau ne doit jamais bouillir.  Jamais.

Au bout de quatre heures, éteignez le feu et laissez le tout ainsi une autre heure.

Laissez votre huile refroidir puis filtrez-la avec de l’étamine.  Si non un tamis fin.

À l’aide de l’entonnoir, versez l’huile filtrée dans la bouteille.

Vous pouvez ajouter une goutte de vitamine E en guise d’agent de conservation.  Conservez votre huile à massage dans un endroit frais, sec et à l’abri de la lumière.  Étiquettez-la.

Appliquez autant d’huile que vous en avez besoin lors d’un massage relaxantHuile à massageLe mélange huile d’olive et huile de coco donne un arôme fruité.  Si vous préférez, vous pouvez utiliser une huile plus neutre.  L’odeur de l’huile à massage n’est pas forte comme quand on sent des huiles essentielles par exemple.  Mais ça semble bien faire l’effet désiré sur mon coco.  Dans le fond rien ne vous oblige à mélanger des huiles.  Vous pourriez facilement optez pour n’utiliser que de l’huile de pépin de raisins par exemple.

C’est vrai que les huiles coûtent cher, mais vu le rendement, ça reste quand même assez économique.  Je l’avoue c’est du time consuming mais ça vaut la peine d’être essayé au moins une fois.

Vous, que faites-vous pour faire dormir votre petit insomniaque?

Marmaille Zzzzzz

 

 

 

 

 

 

 

 

Les riches sont des B.S.

Tard hier soir, je regardais l’émission de Anne-Marie Dussault; 24/60 sur les ondes de Radio-Canada.  Elle recevait en entrevue la vérificatrice générale Guylaine Leclerc, Damien Contandriopoulos, spécialiste de l’organisation du système de santé et professeur à la faculté des sciences infirmières à l’Université de Montréal et la porte-parole de Québec Solidaire France David.

Nos médecins semble-t-il ne souffrent pas de l’austérité libérale à laquelle les travailleurs de la fonction publique et parapublique québécoise doit faire face.  J’imagine que de bénéficier ainsi des largesses du gouvernement provincial les met à l’abri des coupes dans les CPE, écoles et services de santé qu’eux peuvent se payer au privé?

Nos médecins trop payés se plaignent de tout le travail à faire.  Menaçaient de fermer des groupes de médecine familiale quand le ministre Barrette parlait de les faire travailler tous les jours de la semaine.  J’en ai entendu un dire :-« Je travaille trois jours par semaine, pas plus.  Je ne veux pas travailler plus. »  Après on se demande comment ça se fait qu’on a pas de médecin de famille?

Mon homme a attendu deux ans pour être opéré.  Pendant ce deux ans d’attente il s’est présenté à trois reprises pour rien.  L’après-midi, une infirmière venait nous annoncer que sa chirurgie était annulée.  À chaque fois, l’employeur organisait son remplacement, mes beaux-parents prenaient congé et venaient s’occuper des enfants.  On a fini par porter plainte à la commissaire.  Suite à l’examen de la plainte on a appris que la médecin spécialiste, une neurochirurgienne, était très souvent en voyage.  Elle l’était au printemps.  Est revenue pour trois semaines puis, elle a repris l’avion.  Ils font la belle vie nos médecins spécialistes pendant qu’on crève comme des cons à attendre sans rien pouvoir faire.

Ici, le ministre Couillard qui est plus un couillon qu’autre chose veut tout nous enlever ce pourquoi nous nous sommes battus depuis des générations.

Les parents dont les enfants fréquentent un CPE ou une garderie subventionnée ont peur de les perdre.  Les gens qui y travaillent craignent des fermetures.

Les écoles!  Misère!  Si vous avez un enfant pour qui tout va bien tant mieux pour vous.  Au pire, il n’aura pas de manuel et devra travailler en équipe.  Il reste qu’on se l’explique assez mal puisqu’on paye les grands frais à chaque rentrée scolaire.  Mais si un enfant présente des troubles d’apprentissage, le Ritalin ne règle pas tout.  Les évaluation demandées à répétition via le guichet unique ne donnent pas automatiquement accès aux ordinateurs, logiciels, orthophonistes, orthopédagogues, éducateurs spécialisés à ces élèves.  Malheureusement trop souvent ces ressources et ces personnes ont des listes d’attente!  En attendant, l’enfant subit les conséquences de nos élus.  Ils sont critiqués à cause de leur faible rendement, se font taquinés par des niaiseux, doublent…

J’ai un fils dyspraxique qui commencera l’école dans deux ans.  J’attends ce moment avec angoisse et rage, parce que je sais déjà que je devrai me battre pour qu’il reçoive le matériel et l’assistance dont il aura besoin.

C’est sans parler des écoles rongées par les moisissures qui doivent déménager.  Les gymnases se décomposent.  C’est une honte!  Mais, on en a bien assez pour subventionner les écoles privées.  Privé, c’est privé.  Si le public est pas assez bien pour toi, ben paye!  Paye le plein prix.  Fais pas l’assisté social.  Vends ta BM!

Fin octobre, on nous annonçait que Couillon avait octroyé 1,3 G$ à Bombardier.  Je l’avoue d’emblée, je ne connais rien en aéronautique ni en avionnerie.  J’ai compris depuis longtemps que Bombardier c’est un puis sans fond.  Une entreprise privée B.S.  Évitez-moi la rengaine ringarde du sauvetage de jobs.  1 000 000$ par emploi c’est cher la job en sale!  Les nécessiteux ne sont pas les employés, mais les grosses légumes qui se récompensent beaucoup pour tout le caca qu’ils font.  Léo-Paul Lauzon l’explique très bien.

Mais on a pas d’argent pour se faire soigner.  On a pas d’argent pour éduquer nos enfants.  On a pas d’argent pour embaucher du personnel.  On coupe partout.  Dans les services auxiliaires aussi.  Ces travailleurs dans l’ombre qui sont si essentiels aux rouages de toute la machine.

J’apprends hier que les docteurs facturent sans compter.  Sans rien vérifier, on paye.  Belle gestion.  Personne ne sait où sont passés tous ces millions.  Quel heureux hasard!  Le gouvernement ne compte se rembourser d’aucune façon.  Eux auront quand même, en plus, de généreuses augmentations de salaires.  Ils ont la belle vie les médecins au Québec.

Les questions qui se posent sont comment sont rémunérer les médecins?  Est-ce vérifié?  Par quel organisme et comment?  Ce que j’ai compris c’est que personne ne semble savoir comment sont calculées les rémunérations des docteurs.  La RAMQ entre autre ne semble rien vérifier.  Donc, personne ne s’occupe de ça.

Ce mois-ci, on apprend que les députés devront voter sur le projet de loi concernant les augmentations de salaire.  31%.  Ils passeraient ainsi de 90 000 $ à 140 000 $  Notre premier ministre, monsieur Austérité en personne doubleraient pratiquement son salaire en le faisant passer de 186 243 $ à 280 034 $.  On décortique le tout et bla bla bla, il reste que malgré les fonds de pension à cotiser ils auront pas mal plus d’argent dans leur poche que nous.

Le pire c’est que peu importe le parti politique élu on se fait toujours fourrer.  Mais personne a de fun.

Je conclue en disant que de l’argent, on en a.  Ou on en avait.  Mais pour servir leurs futurs intérêts les politiciens au pouvoir font de gros cadeaux.  Ils dépensent sans compter pour des peccadilles.  Après avoir dépensé comme des shopaholics, ils nous refilent la facture.

Pour payer la facture on coupe.  Ceux qui écopent ce sont nos malades, nos enfants.  Nous.

Un jour, il faudra se réveiller et arrêter d’élire des riches déconnectés de la vie réelle.  Des profiteurs qui se servent du pouvoir pour avilir les gens qu’ils devraient protéger et servir.

Marmaille 🙁

 

 

Dans « médecin de famille » il y a le mot « famille ».

Dans le terme médecin de famille il y a le mot famille.  Pour les ignorants, j’ai ouvert mon petit Larousse 2012 et j’ai photographié la définition du mot famille.FamilleUne famille c’est un ensemble composé par le père, la mère et les enfants. Alors, pourquoi des « médecins de famille » refusent d’ajouter des enfants à leur clientèle?  Certains prétendent que c’est par manque de compétence…  Inquiétant…  D’autres se justifient en disant que c’est par choix personnel et professionnel.  Dans ce cas, dans ma compréhension, ils ne sont pas des médecins de famille.

Si un de mes enfants a besoin de consulter un médecin je me rends dans une clinique sans rendez-vous. C’est un omnipraticien qui les ausculte et les soigne.  Si on me demande pourquoi je ne les amène pas voir un pédiatre les raisons sont autant nombreuses que valables.  La pédiatre n’est présente qu’un jour par semaine.  Le non respect des heures de rendez-vous.  L’agenda des rendez-vous est comme on dit « surbooké », donc les délais sont déraisonnables.  Si c’était vraiment grave j’irais à l’hôpital.  Autrement, un omnipraticien est, je crois, habileté à  traiter des otites, des conjonctivites et autres petits bobos.  Si le problème est hors de leur champ de compétence ils réfèrent à un spécialiste.

family-medicineIl y a tout de même des omnipraticiens dans les cliniques sans rendez-vous qui refusent de recevoir des enfants.  Peu importe les raisons invoquées, c’est inacceptable.  Le Devoir relate ici le cas d’une mère qui a finalement porté plainte contre un médecin parce qu’il refusait de recevoir son enfant.  C’est même indéfendable juge notre ministre de la santé, Gaétan Barrette, selon ce qu’a rapporté Radio-Canada dans cet article.

Aux cliniques de prévoir.  Si un médecin refuse de recevoir des enfants en consultation, il faut alors un collègue qui lui le fera.  On a pas à se faire rediriger ailleurs, ou se faire dire de revenir un autre jour.  Ou en désespoir de cause se rendre à l’urgence et attendre une éternité pour une banale, mais douloureuse otite, et se faire dire par le doc de garde que notre présence n’est pas justifiée.  J’ai déjà entendu un docteur sermonner des parents et leur lancer en boutade que ce n’était pas une bonne raison pour le déranger à l’urgence.  Les parents abasourdis n’ont rien dit.  Alors que j’avais juste envie de lui répliquer un cinglant: -« Ben arrangez-vous pour qu’on puisse voir des docteurs à la clinique pis NOUS on viendra pas perdre notre temps pour une prescription de pénicilline! »

Oui, les omnipraticiens sont très sollicités.  Des suivis, des appels, de l’osto, de la paperasse.  Je ne demande pas de miracle, mais ils ont choisi de pratiquer ce métier en toute connaissance de cause.  Eux aussi ont des familles, une vie de couple, des enfants.  Comme nous, ils veulent profiter de ce que la vie a de bon à offrir.  La médecine de bureaux ne serait pas payante, alors ils se retournent vers l’hôpital ou des spécialisations ou encore la médecine privée désaffiliée de la RAMQ.

Ce qui n’aide pas à la cause ce sont tous ces formulaires que nous patients devons faire remplir.  Que ce soit pour un congé de maladie, un retrait préventif, des requêtes, une assurance, la paperasse prend un temps fou!  Ça coûte cher.  Certains diront que c’est un mal nécessaire, mais j’ai parfois des doutes.

D’un autre côté, le système est mal fait.  Par exemple, en début d’année, j’ai contacté le CLSC pour que Threenager soit évalué.  Des mois plus tard, il a été vu par une équipe multidisciplinaire.  Il a été évalué, puis des recommandations ont été émises.  Certaines de ces recommandations sont de consulter des spécialistes.  Mais pour consulter un spécialiste on a besoin d’une requête.  Pour avoir une requête, on doit aller voir un médecin.Enfant et docteur

Premier point; le CLSC n’a plus de pédiatre.  Ils offrent pourtant une panoplie de services aux enfants d’âge préscolaire.  Mais pas de médecine pédiatrique.

Question: si une orthophoniste est habileté à poser un diagnostic, pourquoi ne peut-elle pas émettre une requête pour qu’un enfant consulte un ORL, par exemple?  Ne serait-ce pas plus simple?

Le système se désengorgerait peut-être un peu si justement nous n’avions pas besoin d’aller voir un omnipraticien pour une requête.  L’équipe du CLSC pourrait le faire.  Elles sont des infirmières, des ergothérapeutes, des éducatrices spécialisées, des orthophonistes.  Elles sont en première ligne.  Pourquoi ne pourraient-elles pas référer des patients?

Non, le système nous oblige à chasser le pédiatre et l’omnipraticien.

detourDétour obligé dans le système de santé, aujourd’hui, j’ai amené Threenager à la clinique pour ces fameuses requêtes.  La consultation a été désagréable et de courte durée.  Dès que la femme médecin a su que nous étions là pour mon fils elle m’a lancé d’un ton cassant qu’elle ne serait pas son médecin de famille et qu’elle refusait de faire son suivi.  J’ai répliqué d’un ton tout aussi cassant que je n’étais pas là pour ça, mais que j’étais obligé de consulter un docteur pour des requêtes.  Je l’aurais giflé.  Mon fils était mal à l’aise devant cette femme qui le rejetait de façon aussi véhémente.   J’étais en colère.  Je la trouvais méchante d’agir de la sorte.La claqueSachez qu’en tant que patient vous avez le droit de porter plainte au collège des médecins si un des leurs refuse de vous soigner, vous ou vos enfants.  Les raisons de ce refus doivent être justifiées.  Ne laissez pas ces docteurs et leurs cliniques s’en tirer aussi facilement.

Qu’on ne me parle pas de médecine familiale si elle n’inclue pas tous les membres d’une famille.  Parce qu’à mon avis ça devient de la médecine sélective.

Les infirmères en CLSC peuvent peuvent poser certains actes médicaux.  Les pharmaciens peuvent prescrire certains médicaments et renouveler des ordonnances.  Ça ne règle pas complètement le problème.

Bien des médecins refusent de procéder à un examen gynécologique alors qu’ils savent comment le faire.  Pourquoi?

Ils refusent souvent de faire un suivi de grossesse alors que la patiente ne présente aucun risque.  Pourquoi?  Pourquoi ne pas nous diriger vers une sage-femme comme en Angleterre et en France par exemple?  Parce que ce serait reconnaître qu’elles sont capables et compétentes?

Un enfant qui ne présente pas de trouble spécifique peut très bien être suivi par un généraliste.  Pourquoi recoure-t-on obligatoirement aux pédiatres?

La médecine me fait penser à la mafia et aux gangs de rue: chacun son territoire.  On ne va pas jouer dans les plates-bandes des autres.

En fin, j’ignore si notre ministre de la santé atteindra son objectif: 85% des québécois auront un médecin de famille.  Je nous le souhaite.  Ce serait bien la seule bonne chose que le gouvernement libéral aurait fait pour nous.

Marmaille 😉

 

 

 

 

 

Le pire scénario

5 heures 30.  Jour j.

Metal Ado déjeunait et se préparait pour son départ.  Destination finalept146255Une journée de route complète enbusLe voyage, organisé par un prof de l’école était attendu depuis l’automne dernier.  Je me rappelle combien Metal Ado était enthousiaste quand il m’a demandé s’il pouvait y aller?  Comment aurais-je pu refuser?  Il avait la possibilité de sortir de la ville, voir du pays, respirer de l’air pur, vivre des expériences variées et surtout bouger beaucoup.

J’étais contente qu’il fasse ce voyage.  Mais la date approchant, mon anxiété grandissait.  Je crois qu’elle ne se calmera que lorsque je l’aurai devant moi dimanche.  En attendant, je le vois exposé à mille et un périls!  Le pire; je ne suis pas là pour le protéger!  Une bande d’ados accompagnée de quelques adultes.  J’ai livré mon fils à la fosse aux lions!

Je l’avoue, je vois encore mon garçon comme une petite créature, même s’il est maintenant plus grand et plus fort que moi.

Après avoir avalé son déjeuner, s’être habillé, on a rapidement passé ses bagages en revue.  Je voulais m’assurer qu’il a tout; qu’il ne manque de rien.  L’heure du départ a sonné.  Il est parti avec ses deux sacs à dos et son énorme sac à lunch.  Oui, j’ai aussi peur qu’il crève de faim.hikingIl avait un peu l’air de ça.  Il voulait absolument utiliser ses sacs à dos, malgré ma suggestion d’amener une valise à roulettes à la place.  Bon, c’est lui le voyageur.

Des arrêts on été prévus sur le chemin de l’allée.  Là commence les pires scénarios.  Une visite dans un canyon…canyon_chute08Ça y est!  Il va perdre pied, tomber dans un précipice!

L’autobus va l’oublier!  Il sera pris dans ce parc jusqu’à la fin des temps!  Ah non!

Le lendemain, une longue randonnée pédestre est prévue.  sentier_du_fjord__parc_saguenayIl se tordra une cheville, pire!  Il glissera et se heurtera la tête dans sa chute.  Ou encore, le pique-nique n’aura pas été conservé en ne respectant pas la chaîne de froid et il aura une toxi infection.

Dans la soirée, ils ont prévu un feu de camp.  C’est beau le feu.  Pire scénario: Metal Ado tombera dans le feu et se brûlera!  Mais non!  Mais non!

Jour du retour, encore un programme chargé.  Une balade dans les dunes de sable…  Il sera aspiré par des sables mouvants, personne ne pourra l’en délivrer.  Mon dieu!

FinalementWhale-watching-SaguenayUne croisière dans le fjord pour observer les baleines.  Le pire du pire; il passe par-dessus bord et il sera avalé par une baleine.  Je devrai me construire un radeau comme Gepetto pour aller le chercher dans le ventre du géant cétacé.

Pour moi, être mère c’est à la fois l’acceptation et le refus de voir Metal Ado grandir.  C’est l’encourager à foncer, à sortir de sa zone de confort malgré que cela me terrifie de le savoir loin de moi.  Ce n’est pas une question de confiance en lui ou non, mais je n’ai jamais aimé laisser mon garçon aux mains d’étrangers.  Je n’ai jamais eu l’esprit tranquille quand je le laissais à la garderie, au service de garde ou pire avec les ados du camp de jour.  Il est arrivé des incidents.  Quand ça s’est produit j’ai eu raison de ne pas croire leur version, d’être méfiante, d’être à l’écoute de mon flo.  Même si statistiquement, les enfants ont plus d’accidents de toutes sortes quand ils sont avec leurs parents, je le préfère près de moi.  En même temps, je sais qu’il est important qu’il vole de ses propres ailes.  Je l’avoue sans gêne, la Germaine en moi a beaucoup de difficulté à le laisser se débrouiller seul.  C’est un combat de tous les instants.

Même si j’ai imaginé les pires scénarios en lisant l’horaire du petit séjour, je sais que dimanche soir je retrouverai Metal Ado en un morceau.  Il sera fatigué, éreinté mais il n’aura rien de cassé, il ne se sera pas empoisonné avec le pique-nique.  Il n’aura pas été mangé par une baleine.  😉

Marmaille

 

 

Les MEILLEURES couches LAVABLES AU MONDE! C’est par ici.

IMAG0018Enceinte de mon premier enfant, j’avais brièvement penser à utiliser des couches lavables. J’en avais parlé à un parent qui m’avait brossé un tableau négatif de la chose. Les débordements, l’odeur de pipi, les mains dans le caca, le trempage, le lavage, le séchage.  Ça me semblait plutôt ancien temps et complètement dépassé.hqdefaultDes années plus tard, alors que Threenager pédalait dans mon ventre, ma belle-mère m’arrive avec l’idée d’utiliser des couches lavables. Je l’ai regardé étonnée, mais dans ma tête j’entendais ce qu’on m’avait dit des années auparavant et je me disais beurk! Laver du caca dans ma laveuse? Ouach! Ouach! Ouach!
Threenager est né. On a utilisé des couches jetables au début. Pampers, Huggies, Choix du président, Kirkland. On a essayé les couches lavables, et j’étais restée assez mitigé sur le sujet.
Le moment est vite arrivé où elles ne lui allaient plus parce qu’il était trop grand. Sans avoir l’air du bonhomme Michelin, il était un peu potelé.
Threenager a eu beaucoup de mycoses aux fesses. Beaucoup. J’avais beau laver et décrasser les couches, les mycoses réapparaissaient.

Été 2013, coucou! On apprend qu’on aura une petite sauvageonne en 2014. Mon homme et moi voulions donner une dernière chance aux couches lavables. Je me disais qu’il ne devait pas avoir des utilisatrices convaincues pour rien.

On avait acheté trois ou quatre couches chez Câlins et popotin. J’en avais aussi quelques unes de confection maison.
Pour dire la vérité ces couches sont le fruit de plusieurs années de travail. Trois mamies; ma belle-mère et deux de ses amies.  Donc des femmes d’expérience.  Elle sont les couturières chevronnées qui ont conçu ce modèle unique. Cette couche n’est pas disponible en magasin.  Celles que vous verrez ici ont été fait par Léonne Gloutnez.IMAG0019
IMAG0020Elles sont faites soit de flanelle ou de bambou pour l’intérieur.  L’extérieur est toujours fait de pul.  Par conséquent, les pipis sont vites absorbés, bébé reste au sec.  Alors que les matières synthétiques tel que le polar comme on dit au Québec, fait d’abord perler l’urine, puis l’absorbe par la suite.  Le pul utilisé pour l’extérieur, étant imperméable, les pantalons ne se mouillent pas.  J’ai des couches lavables une Omaiki dont l’extérieur est en coton extensible, bonjour les dégâts!

Pendant longtemps, Léonne a fait des coquilles en guise d’insert.IMAG0021On les dépose simplement dans la couche et le tour est joué.  Eux aussi sont fait de flanelle ou de bambou. Il faut le dire, ils sont épais.  Comme tous les inserts sur le marché, ils mettent un temps fou à sécher.  Alors, Léonne a pensé les faire comme çaIMAG0022On le pli en trois, comme une lettre, on le dépose dans la couche et c’est fait.  Ils sont un peu moins long à sécher que les coquilles.  Même s’ils sont plus minces, en les pliant, ils offrent beaucoup d’absorption.

Avant, on attachait les couches avec des boutons pression.  C’est beaucoup de travail pour les poser et ça coûte cher.  Et, je trouve que ça n’offre pas un ajustement toujours optimal.  Les anciennes couches à velcro voyaient les bouts glisser et pendouiller aux aines.  Maintenant, l’ajustement et la tenue avec velcro sur toute la longueur fait en sorte que la couche reste bien attachée et bien en place.IMAG0023IMAG0024La caractéristique majeure de cette couche…  fallait des mamies pour y penser!  Regardez.IMAG0025IMAG0026Des ailes aux cuisses, comme sur les couches jetables.  Est-ce que vos couches achetées en magasin ont ces ailes?  Non!  C’est du jamais vu.  Je vous jure que ça ne fuit pas.

L’été arrive.  En tout cas, dame Nature a été généreuse avec nous aujourd’hui.  Bébé aussi a chaud.  Bébé aussi apprécie la baignade.  La baignade est souvent source de problème.  Costume de bain avec couche ou sans couche?  Couche jetable pour baignade?  Ben, les mamaies y ont pensé!  Voici la couche lavable pour la baignadeIMAG0029Elle a les mêmes caractéristiques que la couche lavable: attache à velcro pleine longueur, les ailes aux cuisses.  L’intérieur est en filet.  Comme ça, y a pas de petit étron qui fera le sous-marin dans la piscine!IMAG0030Je suis contente de jeter moins de couches. Mais surtout, j’économise énormément d’argent. Mon petit chat sauvage porte une jetable la nuit, parce qu’autrement, je dois tout changer le lendemain matin. Pour la sieste, tout va bien. Je change sa couche aux trois heures environ. Je jette le caca à la toilette et hop! Dans le seau.  Pas de trempage.
Pour le lavage, je préfère ne pas les mélanger à notre linge. On règle la laveuse avec un lavage et un cycle de rinçage supplémentaire, à l’eau froide. Nous utilisons la moitié de la quantité minimale de détergent à lessive. Nature-Clean_Laundry-3L_3D-Large-206x300
J’ai choisi ce détergent d’après le guide de lavage Bummis. L’hiver, on les envoie faire un tour dans la sécheuse, puis elles finissent de sécher sur un séchoir près du calorifère. L’été, je les étends sur la corde à linge. Le soleil blanchi les blancs et fait pâlir les taches s’il y en a.

Je vous épargnerai l’argumentaire écologique. Chaque famille fait bien ce qu’elle veut. Chez nous, on utilise les couches lavables pour notre sauvageonne et l’expérience se révèle positive. Je suis contente de les utiliser. Je suis fière de les étendre sur ma corde à linge au vu et au su du voisinage.

Je sais, mon article sent le placement de produit à plein nez!  Peut-être, mais je ne vous recommanderai jamais un produit qui ne me satisfasse pas pleinement.  Jamais!

J’utilise ces couches à tous les jours et je les préfère à toutes les autres.  Elles sont le résultats de plusieurs années de travail, d’essais-erreurs, mais surtout de bonnes idées et d’innovation.  Mes trois mamies sont des amoureuses des bébés, elles veulent leur bien, leur confort.  Elles désirent aussi que les parents aient l’esprit tranquille.  Je crois, que c’est mission accomplie!

Ces couches sont à mon avis de loin supérieures à ce que j’ai acheté en magasin.  Elles ne sont pas made in China, mais designées et confectionnées une à la fois, à la main, ici au Québec.

Un produit québécois, un produit de qualité pour les fesses de votre bébé ça vous intéresse?   Contactez Léonne Gloutnez

Au sujet de Léonne Gloutnez, elle offre d’autres services, mais je vous entretiendrai d’elle, que d’elle, dans mon prochain article.

À la prochaine!
Marmaille 😉