Les yo-yos

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Non, pas ce genre de yo-yo.  Non, non.

En fait, mon titre fait référence aux gens.  Nous avons tous entendu un jour quelqu’un clamer: -« J’suis pas un yo-yo! »

Pourtant, il nous arrive tous un jour ou l’autre de nous balancer au bout d’une corde imaginaire et d’être manipulé par quelqu’un.  On part, on revient, on part, on revient.  Jusqu’au moment donné où le fil se casse ou s’emmêle assez pour que le jeu du yo-yo ne puisse continuer.  Il faut alors soit dénouer les nœuds, soit réparer la corde ou jeter le yo-yo.

J’ai très peu de gens autour de moi.  Je fais difficilement confiance et je démontre mon affection qu’occasionnellement.

419053_263471390400518_100002129765697_623251_486088245_nÀ l’inverse, j’ai une très bonne écoute, je suis très disponible.  J’ai une capacité d’analyse que je trouve hors du commun et j’ai une facilité à trouver des solutions aux problèmes.  Mais l’espèce humaine, ma foi, aime souffrir au nom de l’amitié, ou même parfois à cause des liens du sang.  Pourtant, je pense que la famille n’est pas nécessairement faite de lien de sang, mais surtout des gens qu’on laisse entrer dans notre vie.  Ces gens avec qui on partage joies et peines.  Ces gens qu’on choisi.

Peut-être ai-je le cœur un peu sec?  Non, finalement, je ne crois pas.  C’est qu’à franchement parler, je refuse de rester en relation avec une personne qui ne m’amène rien de positif dans la vie.

cul-de-sacY a pas que les relations de couple qui peuvent tourner en rond, ou finir dans un cul de sac comme une route de campagne perdue!  Des relations d’amitié aussi!  Des appels sans retours ou sans réponses.  Des conversations qui sont en fait des monologues.  Des textos qui restent lettre morte.  Toujours le même qui aide, rend service et écoute.  Ce sont toutes des relations à sens uniques.

Y a aussi les parasites.  Ils boivent votre bière, mangent vos hamburgers.  Le jour où vous n’avez plus rien à offrir, ils se cachent comme des coquerelles qui craignent la lumière.

Y aussi ceux qui jalousent votre bonheur, envient ce que vous avez ou ferez.  Découragent vos projets, ou sont avares de félicitations quand vous parvenez enfin à toucher du doigts le succès, quel qu’il soit.

Pourquoi garder dans sa vie des parents ou des amis toxiques?  Pourquoi accepter qu’ils nous rejettent et s’affichent avec d’autres?  Par peur d’être seul, de paraître sans cœur, jaloux ou bébé la-la?  Pourquoi accepter de poursuivre une relation qui nous déçoit, qui nous brise le cœur?  Par nostalgie?  Par espoir?  Par…  amour?  Par lâcheté?

Même si ces relations se rafistolaient, on garde toujours un pied en arrière par méfiance.  Comment fait-on confiance à nouveau à quelqu’un qui justement en a abusé?  Je n’y arrive pas.  Quand je sens cette cassure, malgré mes efforts, c’est mort en moi.  Quand même que j’essaie d’insuffler de la bonne volonté, il n’y a pas de résurrection possible.

Si quelqu’un choisit délibérément de rester, se dit incapable de couper des liens, pendant combien de temps peut-il endurer ça?  Où cette personne trouve-t-elle le bonheur?  Qu’est-ce que ça donne de voir des amis quand on en repart frustré, peiné?

Nous avons tous vécu la douleur du rejet.  Par la mère, le père, un conjoint, un ami.  On s’en sort comme on peut.  Mais est-ce que ça justifie de garder quand même dans notre vie ceux qui sont nos poisons?  La réponse est non!

Finalement, on a beau avoir des comptes Facebook, Twitter, Google +, LinkedIn, les gens sont plus seuls que jamais.  Bien vite on s’aperçoit qu’on doit se censurer pour ne pas heurter untel, on se fait imposer les goûts, les opinions des autres.  Je n’oublie pas ceux qui nous partage leur vie en direct, live à la minute près.  Donc, plein de monde qui raconte n’importe quoi et ça n’intéresse personne.  Aussi bien le dire.

Je sais que chacun a son seuil de tolérance.  Chacun accepte des autres ce qu’il veut bien.  Mais aimer quelqu’un, peu importe la place que cette personne occupe dans notre vie ne signifie pas tout accepter et se laisser faire; être un yo-yo qui se balance au bout d’une corde au gré de celui ou celle qui en vrai se sert de nous.

Il y a des amitiés qui sont tranquilles, où les deux camps donnent et reçoivent.  Où les deux sont présents l’un pour l’autre à tout moment.  Où les félicitations sont sincères et les joies réelles.  Où les conversations sont de vrais dialogues.

En vérité, n'importe qui peut nous faire du mal.  Mais il faut trouver qui en vaut la peine.

En vérité, n’importe qui peut nous faire du mal. Mais il faut trouver qui en vaut la peine.

 

Bob résume bien la chose.  À chacun sa corde de yo-yo…

Marmaille 😉