Le pire scénario

5 heures 30.  Jour j.

Metal Ado déjeunait et se préparait pour son départ.  Destination finalept146255Une journée de route complète enbusLe voyage, organisé par un prof de l’école était attendu depuis l’automne dernier.  Je me rappelle combien Metal Ado était enthousiaste quand il m’a demandé s’il pouvait y aller?  Comment aurais-je pu refuser?  Il avait la possibilité de sortir de la ville, voir du pays, respirer de l’air pur, vivre des expériences variées et surtout bouger beaucoup.

J’étais contente qu’il fasse ce voyage.  Mais la date approchant, mon anxiété grandissait.  Je crois qu’elle ne se calmera que lorsque je l’aurai devant moi dimanche.  En attendant, je le vois exposé à mille et un périls!  Le pire; je ne suis pas là pour le protéger!  Une bande d’ados accompagnée de quelques adultes.  J’ai livré mon fils à la fosse aux lions!

Je l’avoue, je vois encore mon garçon comme une petite créature, même s’il est maintenant plus grand et plus fort que moi.

Après avoir avalé son déjeuner, s’être habillé, on a rapidement passé ses bagages en revue.  Je voulais m’assurer qu’il a tout; qu’il ne manque de rien.  L’heure du départ a sonné.  Il est parti avec ses deux sacs à dos et son énorme sac à lunch.  Oui, j’ai aussi peur qu’il crève de faim.hikingIl avait un peu l’air de ça.  Il voulait absolument utiliser ses sacs à dos, malgré ma suggestion d’amener une valise à roulettes à la place.  Bon, c’est lui le voyageur.

Des arrêts on été prévus sur le chemin de l’allée.  Là commence les pires scénarios.  Une visite dans un canyon…canyon_chute08Ça y est!  Il va perdre pied, tomber dans un précipice!

L’autobus va l’oublier!  Il sera pris dans ce parc jusqu’à la fin des temps!  Ah non!

Le lendemain, une longue randonnée pédestre est prévue.  sentier_du_fjord__parc_saguenayIl se tordra une cheville, pire!  Il glissera et se heurtera la tête dans sa chute.  Ou encore, le pique-nique n’aura pas été conservé en ne respectant pas la chaîne de froid et il aura une toxi infection.

Dans la soirée, ils ont prévu un feu de camp.  C’est beau le feu.  Pire scénario: Metal Ado tombera dans le feu et se brûlera!  Mais non!  Mais non!

Jour du retour, encore un programme chargé.  Une balade dans les dunes de sable…  Il sera aspiré par des sables mouvants, personne ne pourra l’en délivrer.  Mon dieu!

FinalementWhale-watching-SaguenayUne croisière dans le fjord pour observer les baleines.  Le pire du pire; il passe par-dessus bord et il sera avalé par une baleine.  Je devrai me construire un radeau comme Gepetto pour aller le chercher dans le ventre du géant cétacé.

Pour moi, être mère c’est à la fois l’acceptation et le refus de voir Metal Ado grandir.  C’est l’encourager à foncer, à sortir de sa zone de confort malgré que cela me terrifie de le savoir loin de moi.  Ce n’est pas une question de confiance en lui ou non, mais je n’ai jamais aimé laisser mon garçon aux mains d’étrangers.  Je n’ai jamais eu l’esprit tranquille quand je le laissais à la garderie, au service de garde ou pire avec les ados du camp de jour.  Il est arrivé des incidents.  Quand ça s’est produit j’ai eu raison de ne pas croire leur version, d’être méfiante, d’être à l’écoute de mon flo.  Même si statistiquement, les enfants ont plus d’accidents de toutes sortes quand ils sont avec leurs parents, je le préfère près de moi.  En même temps, je sais qu’il est important qu’il vole de ses propres ailes.  Je l’avoue sans gêne, la Germaine en moi a beaucoup de difficulté à le laisser se débrouiller seul.  C’est un combat de tous les instants.

Même si j’ai imaginé les pires scénarios en lisant l’horaire du petit séjour, je sais que dimanche soir je retrouverai Metal Ado en un morceau.  Il sera fatigué, éreinté mais il n’aura rien de cassé, il ne se sera pas empoisonné avec le pique-nique.  Il n’aura pas été mangé par une baleine.  😉

Marmaille

 

 

Les MEILLEURES couches LAVABLES AU MONDE! C’est par ici.

IMAG0018Enceinte de mon premier enfant, j’avais brièvement penser à utiliser des couches lavables. J’en avais parlé à un parent qui m’avait brossé un tableau négatif de la chose. Les débordements, l’odeur de pipi, les mains dans le caca, le trempage, le lavage, le séchage.  Ça me semblait plutôt ancien temps et complètement dépassé.hqdefaultDes années plus tard, alors que Threenager pédalait dans mon ventre, ma belle-mère m’arrive avec l’idée d’utiliser des couches lavables. Je l’ai regardé étonnée, mais dans ma tête j’entendais ce qu’on m’avait dit des années auparavant et je me disais beurk! Laver du caca dans ma laveuse? Ouach! Ouach! Ouach!
Threenager est né. On a utilisé des couches jetables au début. Pampers, Huggies, Choix du président, Kirkland. On a essayé les couches lavables, et j’étais restée assez mitigé sur le sujet.
Le moment est vite arrivé où elles ne lui allaient plus parce qu’il était trop grand. Sans avoir l’air du bonhomme Michelin, il était un peu potelé.
Threenager a eu beaucoup de mycoses aux fesses. Beaucoup. J’avais beau laver et décrasser les couches, les mycoses réapparaissaient.

Été 2013, coucou! On apprend qu’on aura une petite sauvageonne en 2014. Mon homme et moi voulions donner une dernière chance aux couches lavables. Je me disais qu’il ne devait pas avoir des utilisatrices convaincues pour rien.

On avait acheté trois ou quatre couches chez Câlins et popotin. J’en avais aussi quelques unes de confection maison.
Pour dire la vérité ces couches sont le fruit de plusieurs années de travail. Trois mamies; ma belle-mère et deux de ses amies.  Donc des femmes d’expérience.  Elle sont les couturières chevronnées qui ont conçu ce modèle unique. Cette couche n’est pas disponible en magasin.  Celles que vous verrez ici ont été fait par Léonne Gloutnez.IMAG0019
IMAG0020Elles sont faites soit de flanelle ou de bambou pour l’intérieur.  L’extérieur est toujours fait de pul.  Par conséquent, les pipis sont vites absorbés, bébé reste au sec.  Alors que les matières synthétiques tel que le polar comme on dit au Québec, fait d’abord perler l’urine, puis l’absorbe par la suite.  Le pul utilisé pour l’extérieur, étant imperméable, les pantalons ne se mouillent pas.  J’ai des couches lavables une Omaiki dont l’extérieur est en coton extensible, bonjour les dégâts!

Pendant longtemps, Léonne a fait des coquilles en guise d’insert.IMAG0021On les dépose simplement dans la couche et le tour est joué.  Eux aussi sont fait de flanelle ou de bambou. Il faut le dire, ils sont épais.  Comme tous les inserts sur le marché, ils mettent un temps fou à sécher.  Alors, Léonne a pensé les faire comme çaIMAG0022On le pli en trois, comme une lettre, on le dépose dans la couche et c’est fait.  Ils sont un peu moins long à sécher que les coquilles.  Même s’ils sont plus minces, en les pliant, ils offrent beaucoup d’absorption.

Avant, on attachait les couches avec des boutons pression.  C’est beaucoup de travail pour les poser et ça coûte cher.  Et, je trouve que ça n’offre pas un ajustement toujours optimal.  Les anciennes couches à velcro voyaient les bouts glisser et pendouiller aux aines.  Maintenant, l’ajustement et la tenue avec velcro sur toute la longueur fait en sorte que la couche reste bien attachée et bien en place.IMAG0023IMAG0024La caractéristique majeure de cette couche…  fallait des mamies pour y penser!  Regardez.IMAG0025IMAG0026Des ailes aux cuisses, comme sur les couches jetables.  Est-ce que vos couches achetées en magasin ont ces ailes?  Non!  C’est du jamais vu.  Je vous jure que ça ne fuit pas.

L’été arrive.  En tout cas, dame Nature a été généreuse avec nous aujourd’hui.  Bébé aussi a chaud.  Bébé aussi apprécie la baignade.  La baignade est souvent source de problème.  Costume de bain avec couche ou sans couche?  Couche jetable pour baignade?  Ben, les mamaies y ont pensé!  Voici la couche lavable pour la baignadeIMAG0029Elle a les mêmes caractéristiques que la couche lavable: attache à velcro pleine longueur, les ailes aux cuisses.  L’intérieur est en filet.  Comme ça, y a pas de petit étron qui fera le sous-marin dans la piscine!IMAG0030Je suis contente de jeter moins de couches. Mais surtout, j’économise énormément d’argent. Mon petit chat sauvage porte une jetable la nuit, parce qu’autrement, je dois tout changer le lendemain matin. Pour la sieste, tout va bien. Je change sa couche aux trois heures environ. Je jette le caca à la toilette et hop! Dans le seau.  Pas de trempage.
Pour le lavage, je préfère ne pas les mélanger à notre linge. On règle la laveuse avec un lavage et un cycle de rinçage supplémentaire, à l’eau froide. Nous utilisons la moitié de la quantité minimale de détergent à lessive. Nature-Clean_Laundry-3L_3D-Large-206x300
J’ai choisi ce détergent d’après le guide de lavage Bummis. L’hiver, on les envoie faire un tour dans la sécheuse, puis elles finissent de sécher sur un séchoir près du calorifère. L’été, je les étends sur la corde à linge. Le soleil blanchi les blancs et fait pâlir les taches s’il y en a.

Je vous épargnerai l’argumentaire écologique. Chaque famille fait bien ce qu’elle veut. Chez nous, on utilise les couches lavables pour notre sauvageonne et l’expérience se révèle positive. Je suis contente de les utiliser. Je suis fière de les étendre sur ma corde à linge au vu et au su du voisinage.

Je sais, mon article sent le placement de produit à plein nez!  Peut-être, mais je ne vous recommanderai jamais un produit qui ne me satisfasse pas pleinement.  Jamais!

J’utilise ces couches à tous les jours et je les préfère à toutes les autres.  Elles sont le résultats de plusieurs années de travail, d’essais-erreurs, mais surtout de bonnes idées et d’innovation.  Mes trois mamies sont des amoureuses des bébés, elles veulent leur bien, leur confort.  Elles désirent aussi que les parents aient l’esprit tranquille.  Je crois, que c’est mission accomplie!

Ces couches sont à mon avis de loin supérieures à ce que j’ai acheté en magasin.  Elles ne sont pas made in China, mais designées et confectionnées une à la fois, à la main, ici au Québec.

Un produit québécois, un produit de qualité pour les fesses de votre bébé ça vous intéresse?   Contactez Léonne Gloutnez

Au sujet de Léonne Gloutnez, elle offre d’autres services, mais je vous entretiendrai d’elle, que d’elle, dans mon prochain article.

À la prochaine!
Marmaille 😉

 

 

Les yo-yos

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Non, pas ce genre de yo-yo.  Non, non.

En fait, mon titre fait référence aux gens.  Nous avons tous entendu un jour quelqu’un clamer: -« J’suis pas un yo-yo! »

Pourtant, il nous arrive tous un jour ou l’autre de nous balancer au bout d’une corde imaginaire et d’être manipulé par quelqu’un.  On part, on revient, on part, on revient.  Jusqu’au moment donné où le fil se casse ou s’emmêle assez pour que le jeu du yo-yo ne puisse continuer.  Il faut alors soit dénouer les nœuds, soit réparer la corde ou jeter le yo-yo.

J’ai très peu de gens autour de moi.  Je fais difficilement confiance et je démontre mon affection qu’occasionnellement.

419053_263471390400518_100002129765697_623251_486088245_nÀ l’inverse, j’ai une très bonne écoute, je suis très disponible.  J’ai une capacité d’analyse que je trouve hors du commun et j’ai une facilité à trouver des solutions aux problèmes.  Mais l’espèce humaine, ma foi, aime souffrir au nom de l’amitié, ou même parfois à cause des liens du sang.  Pourtant, je pense que la famille n’est pas nécessairement faite de lien de sang, mais surtout des gens qu’on laisse entrer dans notre vie.  Ces gens avec qui on partage joies et peines.  Ces gens qu’on choisi.

Peut-être ai-je le cœur un peu sec?  Non, finalement, je ne crois pas.  C’est qu’à franchement parler, je refuse de rester en relation avec une personne qui ne m’amène rien de positif dans la vie.

cul-de-sacY a pas que les relations de couple qui peuvent tourner en rond, ou finir dans un cul de sac comme une route de campagne perdue!  Des relations d’amitié aussi!  Des appels sans retours ou sans réponses.  Des conversations qui sont en fait des monologues.  Des textos qui restent lettre morte.  Toujours le même qui aide, rend service et écoute.  Ce sont toutes des relations à sens uniques.

Y a aussi les parasites.  Ils boivent votre bière, mangent vos hamburgers.  Le jour où vous n’avez plus rien à offrir, ils se cachent comme des coquerelles qui craignent la lumière.

Y aussi ceux qui jalousent votre bonheur, envient ce que vous avez ou ferez.  Découragent vos projets, ou sont avares de félicitations quand vous parvenez enfin à toucher du doigts le succès, quel qu’il soit.

Pourquoi garder dans sa vie des parents ou des amis toxiques?  Pourquoi accepter qu’ils nous rejettent et s’affichent avec d’autres?  Par peur d’être seul, de paraître sans cœur, jaloux ou bébé la-la?  Pourquoi accepter de poursuivre une relation qui nous déçoit, qui nous brise le cœur?  Par nostalgie?  Par espoir?  Par…  amour?  Par lâcheté?

Même si ces relations se rafistolaient, on garde toujours un pied en arrière par méfiance.  Comment fait-on confiance à nouveau à quelqu’un qui justement en a abusé?  Je n’y arrive pas.  Quand je sens cette cassure, malgré mes efforts, c’est mort en moi.  Quand même que j’essaie d’insuffler de la bonne volonté, il n’y a pas de résurrection possible.

Si quelqu’un choisit délibérément de rester, se dit incapable de couper des liens, pendant combien de temps peut-il endurer ça?  Où cette personne trouve-t-elle le bonheur?  Qu’est-ce que ça donne de voir des amis quand on en repart frustré, peiné?

Nous avons tous vécu la douleur du rejet.  Par la mère, le père, un conjoint, un ami.  On s’en sort comme on peut.  Mais est-ce que ça justifie de garder quand même dans notre vie ceux qui sont nos poisons?  La réponse est non!

Finalement, on a beau avoir des comptes Facebook, Twitter, Google +, LinkedIn, les gens sont plus seuls que jamais.  Bien vite on s’aperçoit qu’on doit se censurer pour ne pas heurter untel, on se fait imposer les goûts, les opinions des autres.  Je n’oublie pas ceux qui nous partage leur vie en direct, live à la minute près.  Donc, plein de monde qui raconte n’importe quoi et ça n’intéresse personne.  Aussi bien le dire.

Je sais que chacun a son seuil de tolérance.  Chacun accepte des autres ce qu’il veut bien.  Mais aimer quelqu’un, peu importe la place que cette personne occupe dans notre vie ne signifie pas tout accepter et se laisser faire; être un yo-yo qui se balance au bout d’une corde au gré de celui ou celle qui en vrai se sert de nous.

Il y a des amitiés qui sont tranquilles, où les deux camps donnent et reçoivent.  Où les deux sont présents l’un pour l’autre à tout moment.  Où les félicitations sont sincères et les joies réelles.  Où les conversations sont de vrais dialogues.

En vérité, n'importe qui peut nous faire du mal.  Mais il faut trouver qui en vaut la peine.

En vérité, n’importe qui peut nous faire du mal. Mais il faut trouver qui en vaut la peine.

 

Bob résume bien la chose.  À chacun sa corde de yo-yo…

Marmaille 😉