Je ne mange plus de viande. Je suis végétarienne.

Toute ma vie on m’a dit de manger ma viande. Parce que la viande c’était bon pour moi. Oui, j’aimais la viande. J’aime encore ça. Osso bucco, bœuf bourguignon, des côtes levées, un steak, un coq au vin… Des plats délicieux et réconfortants.

Mais en vieillissant mon appétit pour la viande s’amenuise. Alors que pour mes deux meat lovers un souper doit se composer de viande…  de beaucoup de viande.  Or une portion adéquate équivaut à la grandeur de la paume de notre main.

Ce documentaire à la fois drôle et choquant révèle les impacts absolument dévastateurs sur la planète de l’élevage industriel des animaux de ferme pour l’alimentation

Comme beaucoup d’entre vous, j’ai vu Cowspiracy sur Netflix. Le documentaire m’avait vraiment interpellé, mais pas totalement convaincu. On y parlait entre autre de la consommation du lait de vache qui serait néfaste pour les humains, de la consommation de viande et de ses conséquences sur l’environnement.

Le film sur la santé que les organisations de santé ne veulent pas que vous voyez

La semaine dernière j’ai regardé What the health sur Netflix. Ce documentaire traite des conséquences nocives de la consommation de viande sur notre santé; le diabète de type 2, les maladies coronariennes, les maladies auto-immunes et les cancers. Les effets néfastes de la consommation de lait de vache et du fromage chez l’humain. La collusion entre les associations de promotion de la santé; comme celle pour le diabète et le cancer du sein et des producteurs de viandes, d’œufs et de produits laitiers. Ces mêmes associations qui recommandent à leur public cible de consommer ces produits qui en fait causent ces maladies et les aggravent.
On démolit le mythe des viandes blanches qu’on prétendait plus saines pour la santé.  Idem pour les poissons.

L’argument qui m’a à la fois dégoûté et convaincu a été d’apprendre que souvent le lait de vache est contaminé par du pus. 88% de la viande de porc est souillée par des excréments.  J’ai eu envie de vomir!

Biensur, What the health fait la promotion du végétarisme. Cette fameuse plant based diet où on tire un trait sur les viandes, produits laitiers et les œufs. Des participants au documentaire ont adoptés cette diète et ont vu leur santé s’améliorer rapidement et drastiquement. Au point de couper de moitié la dose d’insuline, ou de carrément arrêter tous leurs médicaments. Assez spectaculaire en effet.

Mangez de la viande et mourez. Les gens pensent que manger de la viande ne tue que les animaux. En vérité ça vous tue aussi

Après avoir regardé ce documentaire ma décision était prise; finie la viande. Adieu bœuf, porc, poulet et poisson. Je suis maintenant lacto-ovo-végétarienne. La transition d’omnivore à végétalienne me semble un peu trop drastique. Le lait de soya dans mon café matinal ne m’a pas convaincu… malgré le pus.
Je ne suis pas encore prête à dire adieu au fromage, au yogourt et à la crème glacée.
Par contre, la viande ne me manque pas.

Étonnamment, je n’ai pas rencontré de résistance. Bon, sauf de Metal Ado. Mais pour mon homme, 3nager et mon petit chat sauvage ce changement est bienvenu. Je ne compte priver personne de viande, mais j’ai été claire: de prime à bord les repas que je cuisinerai seront végétariens, mais j’accepterai de préparer de la viande si on me le demande. Je ne veux pas devenir une végétarienne castratrice et dictatrice. Je veux qu’on respecte mon choix et je dois respecter le leur.

Végétarien contre Mangeur de viande

Mes premiers constats sont les suivants: la facture d’épicerie est moins importante. Je ne me sens plus ballonnée. L’eczéma sur mes mains semble sur la voie de la guérison. On a mangé une plus grande variété d’aliments. On a essayé de nouvelles recettes.  C’est déjà un bon départ.

Il ne faut pas se leurrer, on peut mal manger même si on est végétarien.  Au même titre qu’un omnivore.  Il existe plein de sites et de groupes de support pour les néophytes où on peut trouver beaucoup d’infos.  Par exemple le site européen Happy Veggie. Il faut faire nos devoirs et lire.  Où et comment trouver la vitamine B12, le fer, la vitamine D et le calcium? Ils sont essentiels à notre santé.  Trouver des recettes est très facile.  On est pas limité aux salades et aux pois chiches.  Visitez SOS cuisine pour trouver de belles recettes appétissantes et équilibrées. C’est un monde nouveau qui s’ouvre à nous.  On se doit de le découvrir.

Je sais que pour les meat lover des documentaires comme Cowspiracy et What the health peuvent avoir l’air d’être des objets de propagandes.  Mais, les données sont là.  Les faits sont avérés. Je ne voyais plus de raison pour continuer à manger de la viande. À mes yeux les preuves sont faites. J’étais prête à sauter le pas.

Je ne trouve pas la transition difficile. Je sais que je devrai parfois expliquer ma décision. Ça ne me dérange pas. Je sais qu’il m’arrivera d’avoir des commentaires malveillants, mais je sais me défendre. Je suis convaincue d’avoir pris la bonne décision pour moi. C’est ce qui compte.

À bientôt!
Marmaille 😉 🥑

 

 

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Bon dodo mon ami

Depuis quelques temps l’heure du dodo est plus facile. Établir un rituel du coucher qui incluait la lecture d’un conte était un peu anarchique. 3nager et mon petit chat sauvage s’énervaient, n’écoutaient pas. J’étais loin du but escompté; faire revenir le calme avant de les mettre au lit. Si par malheur sa routine a été dérangée pour faire place à trop de stimulations pour lui, la nuit suivante est agitée, sans sommeil.

Je suis de la génération Passe-partout. Vous souvenez-vous de Perlin, le père de Cannelle et Pruneau?

Il leur chantait cette berceuse (pas d’image)

J’ai commencé à chanter cette berceuse y a un peu plus d’une semaine. Au début ça avait un effet hypnotique sur mon petit chat sauvage. Elle devenait molle dans mes bras. Puis, elle me demandait : -« Encore chante. » Je lui chantais la berceuse en boucle.

3nager m’a demandé de lui chanter aussi. Je lui chante. Pour me remercier il me dit que je chante bien. Bisous et il s’endort doucement.

Ce soir alors que mon homme et moi allions mettre nos deux p’tites tornades au lit 3nager nous dit : -« Je vais chanter la berceuse. » Puis il enchaîne.

« La nuit court après le jour

Le jour court après la nuit

Ils font le tour

De la cour

Bon dodo, mon ami

Fais des rêves en couleurs

Avec des fleurs, des cœurs

Le p’tit matin s’en vient

Il n’est pas bien loin… »

Même mon petit chat sauvage l’a accompagné.

J’étais tellement surprise, tellement fière! Il la connaît déjà par cœur.  Ça été un petit moment de bonheur. Le voir chanter avec son sourire qui illumine tout son visage. Si fier de voir combien il me faisait plaisir.

C’est quand on devient parent qu’on prend pleinement conscience de l’importance du sommeil. Les nuits courtes, coupées, nous épuisent. On lit des livres, des blogs, des forums. On questionne le pédiatre : -« Quand mon bébé fera-t-il ses nuits? »

Nos lectures, nos conversations avec divers intervenants du milieu de la santé se veulent rassurantes en nous disant que ce n’est une question de semaines au mieux, au pire de mois. On nous conseille souvent d’installer un rituel du coucher. Ce rituel du coucher se veut un moment de calme, de pleine disponibilité avec notre enfant.

Je ne sais pas si nos parents se sont fait dire les mêmes choses que nous. En tout cas chez nous le rituel du coucher était expéditif.

Premièrement on était envoyé au lit tôt. Même l’été. Il faisait encore soleil, j’entendais mes amies jouer dehors alors que j’étais couchée. Le rituel se résumait en une phrase : -« Ok, pipi dodo. » C’était sans appel. Pas d’histoire ni de berceuse. Jamais. J’obéissais parce que je n’avais pas le choix, pas parce que j’étais fatiguée. Je ne l’étais pas du tout. Je m’endormais tard, après avoir joué en secret dans mon lit pendant des heures. Malheur à moi si ma mère me surprenait.

Quand je suis devenue mère, je ne voulais pas que mes enfants sentent que l’heure du dodo était le moment où je me débarrassais d’eux. J’ai lu beaucoup de contes à Metal Ado. Il adorait ça. Je lui en ai lu pendant des années. C’était notre moment de calme, de nous retrouver après les longues et difficiles journées d’école. Je garde de bons souvenirs de ces lectures.

Mais avec mes deux plus jeunes établir une routine, marquer un temps d’arrêt pour arriver à la coupure a été presque une quête. Surtout auprès de 3nager. Pour lui la séparation pour une nuit est difficile. Il a besoin de nous sentir présents, sécurisé, réconforté. Il ne supporte pas la solitude. Comme mon petit chat sauvage partage sa chambre, ça dérange parfois son sommeil. Vous le savez, on veut bien y mettre toute notre bonne foi, mais vient un moment où l’enfant doit dormir et le parent avoir un temps d’arrêt, sans la progéniture.

Depuis peu ce qui fonctionne bien c’est la petite histoire inventée de papa et la berceuse de maman. 3nager s’endort jusqu’au lendemain.

Ça me fait penser à un article que dre Nadia Gagnier. Je ne suis pas fan du dre Nadia, mais il reflète des choses que j’ai déjà dites à des gens. Prenez le temps. On se plaint de ne pas avoir le temps, les premiers à écoper de ce manque de temps sont les enfants. Nos enfants. On n’a pas le temps de les border le soir, ou de jouer 15 minutes avec eux. Mais on a tout le temps d’aller magasiner, aller luncher avec des amis, jouer à des jeux, regarder la télé, aller au gym, travailler tard, mais on a pas le temps pour eux. Faut revoir ses priorités. Ils sont bien plus importants qu’un projet de voyage, une deuxième bagnole ou l’amie drama queen.

Mais, ce sera le sujet d’un prochain billet parce qu’il sera encore et toujours d’actualité.

Pour l’instant, je voulais que partager ce petit moment de magie où de sa plus belle voix, avec son plus beau sourire 3nager nous chantait « Bon dodo, mon ami »

Bonne nuit!

Marmaille 😉