Pour nos tout-petits, je souhaite…

gstp_banniere_300x600gstp_banniere_300x600Connaissez-vous LA GRANDE SEMAINE DES TOUT-PETITS?

C’est le 20 novembre dernier que débutait la première édition de La Grande semaine des tout-petits.  C’est à  cette occasion que l’on présente un portrait de la réalité dans laquelle vivent nos tout-petits québécois.

En vous rendant sur le site Internet Grande semaine vous pourrez aller signer La lettre des grands aux tout-petits et y laisser un souhait si vous le désirez. C’est une façon claire de faire savoir au Québec que nos tout-petits comptent pour vous et que vous appuyez l’initiative.
Pour marquer le coup, l’Observatoire des tout-petits publie son Portrait annuel 2016. Combien sont-ils? Dans quel environnement vivent-ils? On peut également télécharger la version complète gratuitement.

Que ça paraisse cliché ou non, nos tout-petits d’aujourd’hui seront nos adultes de demain. Notre relève.  Mais nos jeunes enfants d’aujourd’hui ne vivent pas la même réalité que nous, à notre époque. En 30 ou 40 ans, la vie a beaucoup changé. Nos bambins ne sont pas différent de ceux d’hier. Ils ont les mêmes besoins. Mais les temps changent et ça n’évolue pas nécessairement toujours en leur faveur. On veut bien faire, leur donner le meilleur. Je me demande tout de même; est-ce que notre meilleur à nous est vraiment leur meilleur à eux? Oui, on fait ce qu’on peut. Parfois on pourrait et on devrait faire plus et mieux. Mais la vie a ses limites et on fait notre possible.

La routine: spirale infernale
Depuis le tournant du siècle en fait, nos tout-petits fréquentent la garderie comme si c’était un passage obligé.  Les mères au foyer sont devenues une espèce rare qui se fait regarder de travers et doit répondre au: -« Votre enfant ne va pas à la garderie? » plein de sous-entendus.  Le système fait que se sont les CPE qui décident du moment où votre bébé y fera son entrée.  Tôt dans sa vie l’enfant se fait prendre dans la spirale infernale du métro-boulot-dodo.  Levé tôt, déjeuné en quatrième vitesse, en route pour la garderie, maman part au travail, maman travaille toute la journée, maman va chercher son petit à la garderie, on rentre à la maison, on soupe, c’est le bain et au dodo.  C’est la même chose pour l’enfant qui va à l’école.  Quand pouvons-nous vraiment profiter de notre marmaille?

Élément perturbateur
Se retrouver à la maison avec son tout-petit est une chose.  Être activement avec lui en est une autre.  Partout on voit des parents qui s’occupent distraitement de leur enfant parce qu’ils ont les yeux rivés sur un satané écran!  Si ce n’est pas Facebook, c’est Twitter ou Instagram, si non, c’est un jeu ou des messages textes.  L’enfant qui demande la présence de son parent à grand renfort de demandes ou de conneries devient un irritant.  Pire, pour avoir la paix, on les plogue sur des tablettes ou des ordinateurs.  Très vite l’enfant devient dépendant de l’écran et n’arrive rien faire d’autre.  On en est plutôt au parent 0.2 que 2.0!  Quand c’est rendu qu’on voit des publicités nous recommandant de jouer une quinzaine de minutes par jour avec notre enfant c’est qu’à mon avis il y a un problème.  L’excuse facile c’est la fatigue et le manque de temps.  Mon observation est la suivante: -« Trop fatigué pour passer du temps avec ton enfant, par contre le temps ne manque pas et la fatigue disparaît d’un coup pour jaser avec des étrangers ou jouer à des jeux cons…  Bizarre… »  Je ne comprends pas l’hilarité des gens quand ils entendent un enfant dire de son parent qu’il est toujours sur son téléphone à poster sur Facebook ou à jouer à des jeux.

Plus ça change, plus c’est pareil
Non, les jeunes cocos et cocottes d’aujourd’hui ne sont pas différents de nous. Ils ont les mêmes besoins que nous avions. Manger, dormir, respirer. Se sentir aimé, protégé, en sécurité. Ils ont besoin d’être accompagné, stimulé. Ils ont besoin qu’on soit présent. Ils vivent les mêmes phases de développement, aux mêmes âges. Bien que tous, de tout temps vivent les mêmes choses, chacun d’eux est unique. Chaque parent, chaque famille est différente. Là encore, rien de nouveau. Ça toujours été ainsi. C’est l’éternel recommencement.

Je pense qu’une Grande semaine pour les tout-petits est une bonne idée.  Ça permet à tous de faire un bilan de sa parentalité, de notre quotidien, du bien-être familial.  Un rapport comme le Portrait annuel met en lumière les points forts et les lacunes de la société dans laquelle nous vivons.  Encore trop d’enfants vivent dans des familles dont les revenus sont sous le seuil de la pauvreté.  Les impacts sur eux peuvent être grands.  Peu importe la classe sociale dans laquelle vit l’enfant l’important est qu’il mange à sa fin, qu’on mette le temps et l’énergie à favoriser son développement, qu’il soit en sécurité et qu’on l’aime.  J’ai une longue liste de souhaits pour notre marmaille québécoise.  Mon souhait ultime est de sortir tous les enfants de la pauvreté.  Vœux pieux?  Peut-être.  Mais je ne doute pas un instant des impacts positifs que cela aurait dans notre province.

Pour les touts-petits d’aujourd’hui et de demain je souhaite la sécurité alimentaire.  Aucun enfant ne devrait avoir faim ou manger une nourriture de piètre qualité.

Je souhaite qu’ils aient tous les mêmes chances peu importe leur milieu, leur origine, leur langue, leur couleur de peau ou religion.

Je souhaite que les enfants qui présentent des défis particuliers reçoivent les soins et les services dont ils ont besoin tout de suite.  C’est une honte toute ces listes d’attentes partout.

Je souhaite que nos enfants soient réellement protégés des adultes vils qui ne cherchent qu’à leur faire du mal et à assouvir leurs bas instincts.  Qu’on punisse très sévèrement ces gens.

Je souhaite que les parents à bout de souffle aient du répit.  Un parent reposé aura à nouveau de l’énergie et pourra mieux s’occuper de son enfant.

Je souhaite que les parents qui se sentent perdus et abandonnés soient épaulés, afin de mieux aider leur tout-petit.

Je souhaite que les parents accros à l’écran décrochent et focussent sur leur tout-petit.  Vous n’êtes pas si fatigué et oui vous avez le temps pour lui…  ou elle.

Je souhaite que les parents puissent bénéficier de la conciliation travail/famille, dans l’intérêt de la famille et non de l’employeur.

Je souhaite que les tout-petits dont les parents ont des horaires de travail atypiques ne soient pas obligés de fréquenter la garderie ou le CPE à temps complet comme c’est présentement le cas.

Finalement, je souhaite que tous les tout-petits soient aimés, respectés et chéris.

Bonne semaine les poussinots! Bonne semaine les poussinettes!
Marmaille 😉
 

 

 

 

Une p’tite frette à l’école…

Mars est le mois du bulletin et des rencontres de parents avec le ou les professeurs de nos enfants.  Au cours de la scolarité de Metal Ado j’en ai vu de toutes les couleurs.

Au cours des années j’ai rencontré toute sorte de professeurs.  Des profs désintéressés, d’autres qui faisaient leur travail et certaines perles.

Metal Ado est en troisième année du secondaire.  Cette année pour son plus grand malheur, la majorité de ses pairs sont des doubleurs.  Le groupe est turbulent, la prof a toute les difficultés du monde à le gérer.  Elle crie parfois et élève souvent la voix.  Mon fils, mal à l’aise dans cet ambiance déteste son groupe.  Il trouve qu’ils perdent beaucoup de temps en niaiseries et en conflits avec la professeure.  Ce qui l’enrage au plus haut point c’est quand tout le groupe est puni à cause de quelques idiots.  Il semble que les élèves sortis de classe reviennent aussi vite, malgré qu’on m’ait dit que des mesures ont été prises pour ce groupe en particulier.  Leur système a l’air bien inefficace.

Donc, cette semaine, je me rends à l’école pour la rencontre du bulletin.  Mon fils a de bonnes notes en dépit de tout ce qui se passe en classe.

Je rencontre la professeure qui se dit contente des résultats de Metal Ado, mais elle en a long à me dire à son sujet.  Quelques remarques sur son travail, d’accord.  Puis, vient les sujets plus délicats, pas franchement beaux.  Elle lui reproche son langage, elle n’aime pas comment il cri au groupe de se la fermer quand il en a assez.  Pour elle un: -« Vos gueules! » c’est vulgaire.  J’en prends note, mais tous les ados le disent…

Puis, on revient sur un incident survenu entre elle et mon fils la veille de la semaine de relâche.  Mon garçon lui avait paru bizarre, agité.  Il lui avait fait une blague sur le contenu de sa bouteille d’eau qui n’est pas transparente.  Elle s’est choquée puis l’a accusé d’avoir consommé de l’alcool.  Puis elle enchaîne sur un autre incident survenu la veille du congé des fêtes, en décembre!  Trois mois plus tôt.  Elle me raconte que mon fils a amené une bouteille de bière en classe et l’a bu.  UNE BIÈRE EN CLASSE?  Je suis estomaquée.  Je ne comprends pas.  Elle me dit:- » Oui, madame.  C’était écrit dessus.  Beer.  Je l’ai vu. »   Du tac au tac je lui ai demandé pourquoi elle ne m’avait pas appelé pour me mettre au courant.  Elle me rétorque que c’était l’après-midi, tout le monde partait pour les vacances des fêtes elle a laissé faire.

VRAI COMME VOUS LE LISEZ LÀ.

Je pars chez moi.  Je réfléchi, discute, cherche, fouille.  J’ai pu tout dénouer.  J’envoie un courriel à cette professeur avec cette photo en lui demandant si c’était une bouteille comme celle-ci?

IMAG0143    Elle me répond qu’elle en est certaine à 90% de reconnaître cette bouteille.

De la ROOT BEER.

Je lui explique  en répondant à son courriel que la root beer n’est pas un breuvage alcoolique.  Que tout breuvage alcoolisé doit en afficher le pourcentage sur l’étiquette.  Le jour où il lui avait paru agité et bizarre, il avait bu de l’eau dans laquelle il avait ajouté des cristaux d’électrolytes.  Comme pour un Gatorade.  Mais ça ne fait pas bon ménage avec sa médication.

J’enchaîne en  ajoutant que mon fils a droit à des excuses de sa part pour ces accusations injustes.  Courriel suivant sans le dire franchement, elle refuse alléguant qu’elle ne l’avait pas accusé, mais m’avait fait part d’un constat.

J’ai la tête dure et je sais que mon fils a été accusé injustement et c’était grave accusation.  Je lui réponds que constater est une chose mais d’accuser à tort en est une autre.  Qu’un coup de fil de sa part en décembre quand Metal Ado avait amené sa bouteille de root beer qu’elle a pris pour de la vraie bière alcoolisée aurait dissipé tout doute.  C’était un motif grave et c’était sa responsabilité de m’appeler.  Ce qu’elle a DÉLIBÉRÉMENT pas fait.  Au lieu de ça elle gardé à l’esprit qu’il avait effrontément consommé de l’alcool dans sa classe et qu’il avait assurément récidivé puisqu’elle le trouvait agité et bizarre.  Ce ne serait que justice de le rencontrer et lui présenter ses excuses.

Elle n’avait plus d’argument devant telle plaidoirie.  Elle n’avait plus d’autre choix que de s’incliner.

Quand ces événements ce sont produits toute la classe était présente.  Imaginez l’humiliation que cela a pu être pour lui?  Ses pairs ont pris sa défense mais c’était peine perdue. ELLE avait raison.

Le vendredi midi, à la veille de la relâche quand mon fils est arrivé à la maison, et qu’il m’a raconté ce qui c’était produit j’ai tenté en vain de joindre la direction.  J’ai fini par joindre la directrice au retour de la semaine de relâche et j’ai été reçue assez mollement.  Me demandant pourquoi mon fils n’était pas allé la voir?  Je ne sais pas.  Je l’y encourage, mais il ne le fait pas.  L’excuse était que Metal Ado était dans un groupe difficile et « que s’il est le neuvième à faire connerie elle peut s’être fâchée.  Vous savez madame un professeur c’est aussi un être humain ».

En clair: elle n’en avait rien à foutre.

Mon fils aussi est un être humain.  Un être humain fragile comme le sont tous les ados, qui se construisent.  Je comprends qu’après s’être fait humilié de la sorte en classe, devant ses pairs, il n’aille pas courir au bureau de la direction pour avoir de l’assistance.  Quelle confiance peut-il avoir en eux?  Je vous le demande.