La dignité d’être mère au foyer

À toutes les mères, celles qui travaillent à l’extérieur, celles qui sont à la maison, je souhaite une bonne fête des mères à toutes.

Aujourd’hui, ce qui me fait réagir est l’article d’opinion de Lise Ravary, publié par le journal de Montréal; Abolissons la fête des mères. Je ne suis ni pour ni contre l’abolition de cette fête. Ce qui me fait réagir c’est comment les gens voient l’éducation des enfants; leurs enfants et l’opinion qu’ils peuvent avoir des mères au foyer.

Sur sa page Facebook, madame Ravary a posé cette question aux gens: «Dans le cas d’une famille de classe moyenne, qu’est-ce qui vaut mieux pour le développement d’un enfant entre 0 et 5 ans, un parent à la maison ou le CPE?»  73 répondants sur 113 prétendent que les CPE sont meilleurs pour élever les enfants que les mères.  Seuls 40 répondants étaient en faveur des mères au foyer.

À lire les commentaires de ces 73 répondants les CPE sont la réponse à tous les maux et besoins de nos enfants de 0 à 5 ans.  D’après eux, une mère au foyer ne sait pas stimuler et socialiser son enfant.  Élever un enfant à la maison est la promesse de retard de langage et résulterait en enfant-roi.  Une mère au foyer est un exemple de lâcheté et de paresse pour les enfants.  Wow!

Je dirais que le phénomène est généralisé.  Dès qu’un enfant présente un retard dans son développement, le langage par exemple, la première chose qu’on nous demande c’est si notre enfant fréquente un CPE.  Si vous avez le malheur de dire non, on vous met tout de suite la pression pour le mettre en CPE.  Parce qu’il y a souvent des orthophonistes en CPE et que l’enfant sera exposé à plusieurs modèles verbales.  C’est drôle, parce que justement, j’en ai rencontré beaucoup des cocos et des cocottes qui vont en CPE et qui on des retards de langage comme quoi c’est du gros n’importe quoi!  Ces enfants finissent quand même avec des suivis en orthophonie à l’extérieur du CPE.

Je ne sais pas si ces répondants ont répondus ces choses pour se déculpabiliser du fait qu’ils font élever leurs enfants par l’État, mais j’en ai plein mon maudit truck de me faire traiter de paresseuse et de lâche parce que je ne suis pas sur le marché du travail.

J’ai choisi d’avoir des enfants.  J’ai choisi d’être avec eux, d’élever mes enfants.  Pas de les confier à des étrangers et d’ensuite me faire croire que je suis une mère présente pour eux.  J’ai choisi d’être disponible peur eux.  Je n’ai pas à prévoir des congés pour des rendez-vous.  Je n’ai pas à prendre un congé de maladie parce qu’ils ont la gastro.

Tous les jours, ils me voient faire plein de choses; du ménage, plier du linge, cuisiner, coudre…  Ils sortent, voient du monde et font des activités.

À voir combien il y a d’enfants en CPE, je me demande comment les parents d’avant faisaient pour élever leurs enfants?  Comment faisaient-ils?  Y avait donc ben des femmes paresseuses!!!  Elles étaient donc ben lâches ces mères au foyer!!!

Parce que aujourd’hui, on a des bébés, on les mets en CPE, pis y faut surtout pas que ça coûte cher.  On veut ben avoir des enfants, mais on veut pas y passer notre vie encore moins y mettre le prix.  Dans le fond, c’est d’la job à temps partiel.

Biensûr, pas question que je sois payée pour le travail que je fais.  Pourtant, j’économise deux places en CPE.  Combien vaut une place en CPE?  Au moins 14 000$/an.  Pourquoi n’aurais-je pas droit à ce 28 000$?  Ah oui, c’est vrai, je travaille pas moi, je suis à la maison!  Puisque je suis à la maison, aucun employeur ne me paie de journée de maladie, parce que , MOI, je ne m’absente, JAMAIS.

Insultant, hein?

Ben pensez-y la prochaine que vous direz que nous les mères au foyer sommes de mauvais exemples.  Pensez-y la prochaine fois que vous voudrez nous traiter de lâches et de paresseuses.

Franchement, qu’on soit mère au foyer ou mère au travail, je trouve très insultant de voir que la société ne reconnait aucune compétence aux mères à élever leurs enfants. Non seulement on nous dit que nous ne sommes pas bonnes, mais en plus comme des poissons rouges on est d’accord!  Ça me sidère que personne n’allume!

Je suis une mère au foyer dans toute sa dignité.  Je suis fière de l’être.  Jamais je ne laisserai personne m’insulter ou me mépriser.  Que ce soit dit.

 

 

 

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Journée de la femme 2017; nous ne sommes pas encore toutes égales

La condition des femmes à travers le monde sera toujours d’actualité. Parce que malgré que nous soyons en 2017, nous ne sommes pas encore entièrement l’égale des hommes… Même si c’est nous qui les mettons au monde.

À travers le temps, les époques, nous avons mené de petites batailles et de grands combats; ne serait-ce que le droit de vote.

Malheureusement, où nous naissons sur le globe aura un impact majeur sur notre vie:
• Se faire marier de force avec un mari choisi par la famille.
• Être victimes de conflits armés majeurs où des femmes deviennent des objets, des     esclaves sexuelles.
• Qu’on interdise l’éducation; imaginez être une femme et ne pas savoir écrire votre nom.
• Pouvoir se faire avorter sans être jugée criminelle et emprisonnée.
• Se faire mutiler, tuer, parce que votre conjoint ou sa famille vous accuse de les avoir déshonorés.
• Le pays où vous vivez ne reconnaît plus les baffes que votre conjoint vous met comme de la violence conjugale.

Au Québec, les femmes ont obtenues le droit de vote le 18 avril 1940.  Au Canada la « pilule » a été homologuée en 1960.  Mais ce n’est qu’en 1969 que les médecins ont pu nous prescrire la pilule dans un but contraceptif. Ce n’est que le 28 janvier 1988 qu’on nous donnait le droit de nous faire avorter sans être des criminelles.

Encore en 2017, ne gagnons moins que nos collègues masculins pour un même travail. Plus de femmes subissent la précarité financière que d’hommes.

La condition de la femme s’est beaucoup améliorée un peu partout sur la planète. Parce que des générations de femmes se sont battues pour qu’on nous reconnaisse, qu’on nous respecte. Je n’ai jamais compris pourquoi depuis le début de l’humanité les hommes ont peur de nous. Je dis peur de nous les femmes, parce que pour tout faire nous museler, nous opprimer, ils devaient avoir peur de quelque chose en nous, non? Pourquoi nous refusaient-ils le pouvoir? L’argent? La contraception? Le marché du travail? Le droit de vote? L’indépendance? L’émancipation? La liberté sexuelle? Le droit de parole? Je ne sais pas. Je ne crois pas qu’on ne trouvera jamais la réponse.

La journée internationale des femmes n’est pas une occasion pour se voiler la face et se faire croire que tout va bien pour nous toutes.  Non.  C’est le moment de mettre carte sur table, de montrer à la face du monde qu’elle est la réalité des femmes autour du globe.

Je pense qu’en tant que femme on doit s’aimer et se respecter.  Faire fi des diktats de la mode, des standards de beauté.  Peu importe qu’on soit grande, petite, mince, grosse, rousse, blonde, ou brune, il faut accepter son corps de femme tel qu’il est.  Peu importe notre poids, notre silhouette, nous sommes toutes de vraies femmes.  Si malgré sa bonne volonté on arrive pas à s’aimer soi-même, il faut prendre le taureau par les cornes et changer les choses.  On aime nous dire que les médias nous bombardent d’images de la femme idéale, mais rien nous empêche de refuser de s’y conformer.  Rien.

Soyons libre de penser et de nous exprimer.  Assumons-le.  Il faut avoir le courage de ses opinions et les défendre.  Se taire, ne nous fait pas avancer.

Vivons notre vie de femme.  On peut décider d’avoir des enfants ou non.  On peut faire des études dans tous les domaines.  On peut faire carrière.

On peut et on doit se défendre de la violence, l’intimidation et la discrimination.  C’est notre responsabilité.

Nous avons porté le monde et l’avons mis au monde.  À nous de nous le réapproprier.

Nous sommes des créatures magnifiques.  Nous sommes belles, intelligentes, inventives.  Nous sommes des mères, des étudiantes, des enseignantes, des scientifiques, des inventrices, des docteures, des activistes, des avocates, des politiciennes.  Nous sommes des femmes.

Marmaille 😉

 

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