GMOs Revealed: tout ces poisons que nous mangeons (1)

C’est du 22 au 31 août dernier que la série documentaire GMOs Revealed nous était présentée en ligne par le Dr Patrick Gentempo et ses collègues Jeff Hays et le Dr Beau Pierce.  Franchement, je ne m’attendais pas à autant de contenu.  Ici, pas de propagande végétarienne ou végane.  Avec des experts de différents horizons on met en lumière les manigances démoniaques des différents leaders mondiaux des engrais chimiques, producteurs de pesticides et autres « ides » et manipulateurs génétiques.

Le premier épisode s’ouvre sur une entrevue avec le Dr Zach Bush qui nous raconte comment les engrais chimiques sont arrivés dans les champs, puis dans notre assiette.  L’industrie pétrochimique se retrouvait avec tout un stock de molécules et se devait de rentabiliser ses recherches.  C’est alors au début des années 50 que l’utilisation de ses produits est entré dans la pratique.
Chaque fois, Monsanto arrivait avec un nouveau produit ou une nouvelle utilisation pour un produit déjà en vente. À ce sujet, Dr Zach Bush expliquait que Monsanto est arrivé avec une idée de génie pour les cultivateurs de blé. Afin d’augmenter la production de blé on leur a suggéré d’arroser le blé de Roundup Ready bien avant qu’il ne soit mûr et prêt à moissonner. Ainsi, le cultivateur peut replanter et récolter une deuxième récolte de blé dans une même saison. Génial, non?
Non, justement! Parce qu’ainsi, l’équilibre gluten/enzymes (si je me rappelle bien) n’est pas bien balancée.  Combiné au glyphosate, on a le cocktail parfait pour développer une intolérance au gluten ou la maladie cœliaque.
C’est sans parler qu’à force d’inonder les champs de Roundup Ready et autre liquide tueur de tout organisme vivant essentiel dans le sol, on tue la terre et privons les plantes que nous cultivons de leur nourriture. En conséquence, notre nourriture est déficiente en vitamines et minéraux qu’elle devrait naturellement trouver dans son sol nourricier.

Dans tous les épisodes on nous parle du « leaky gut » ou le syndrome de l’intestin perméable.

On parle beaucoup de la santé de nos intestins. Et pour cause! Ce sont nos intestins qui absorbent les vitamines et minéraux et tout autre nutriments. C’est là que se forment entre autre nos neurotransmetteurs. Notre microbiote, formée de centaines de milliards de bactéries assure notre santé. Mais si on la compromet en prenant des antibiotiques, ou en avalant des produits chimiques nocifs qui en fait ne devraient pas s’y trouver, on brise cet équilibre. La paroi qui a l’épaisseur d’une cellule se brise et laisse tout passer dans notre circulation sanguine.

J’ai pu voir Dr Toni Bark, une femme qui possède son sujet et que j’ai trouvé assez charismatique. Elle a même eu la patience et la courtoisie d’interviewer Robert Saik co-fondateur d’Agri-Trend. Robert Saik est un pro-OGM.  Il balaye de la main tout ce qui est reproché à Monsanto; faire interdire l’étiquetage des produits génétiquement modifié, les poursuites de Monsanto contre des agriculteurs à cause de la migration de leurs semences OGM, les suicides en Inde d’agriculteurs qui perdent tout à cause du faible rendement des semences OGM, il approuve le fameux Golden Rice sensé combler les carences en vitamine A dans les pays du tiers monde.

On rencontre Jeffery Smith, le Dr Dan Pompa, le très coloré David « Avocado » Wolf dans sa ferme sur une île d’Hawaï. Sayer Ji, un activiste. La liste continue: Mike Adams alias le Health Ranger, qui se fait intimider par les grandes corpo. Dr Edward Group III quant à lui, nous indique que le problème est plus vaste que des légumes génétiquement modifiés et de l’épandage de Roundup Ready. Il parle de l’eau. Parce que le glyphosate se retrouve partout; dans l’eau que vous buvez, dans celle que vous prenez pour laver vos légumes. Il est hydrosoluble. On le boit, on le respire. 95% des américains auraient du glyphosate dans leurs urines.
Dr Jayson Calton ainsi que sa femme Mira sont les auteurs du livre « Rich food poor food ». Le livre se veut un manuel pour faire votre épicerie. Il y est expliqué, allée après allée, quel produit est sécuritaire; sans OGM.
On ne peut pas passer à côté de Tami Canal, fondatrice du site March against Monsanto ainsi que de la page Facebook. Tami Canal est une mère qui a commencé à se poser des questions en voyant une pub à la télé. Le sujet a piqué sa curiosité. Quand elle s’est aperçue de l’ampleur du phénomène des OGM, du pouvoirs des corpos et des conséquences sur notre santé, elle est devenue une activiste. Son organisation connaît beaucoup de succès partout sur la planète.
Sont aussi apparus à l’écran Greg Horn de Purpose Nutrition et le Dr Gerry Curatola, dentiste.


Je vous parlais plus haut de notre flore intestinale. Le sympathique Dr Gerry Curatola lui nous parle de notre flore buccale qu’on maltraite à coup de fluor, de dentifrice et de rince bouche. Il ne faut pas oublier qu’après tout le dentifrice c’est du savon pour se laver la bouche! D’après lui le fameux oil pulling à l’huile de noix de coco serait mieux que les dentifrices, même si ce n’est pas parfait.
D’après lui (et beaucoup d’autres) nous sommes beaucoup trop exposés au fluor et nous n’en aurions aucunement besoin. Le fluor est cancérigène. Il a également rapporté voir beaucoup d’enfant atteint de fluorose dentaire.

Dr Toni Bark a interviewé Dr Stephanie Seneff du MIT. Dr Seneff voit une corrélation entre l’utilisation sans cesse grandissante du Roundup Ready et l’augmentation des cas d’autisme, diabète, TDH/A, maladie cœliaque, cancer des reins et la liste continue.
On fait connaissance avec Mark Kastel co-fondateur du Cornucopia Institute. Il nous apprend qu’il y a des fraudes du label « USDA Organic », nous explique ce qu’est l’agriculture bio, les dangers des mono-cultures vs la bio-diversité.
On rencontre une autre maman, Zen Honeycutt, fondatrice de Moms across America. Elle raconte comment les OGM et le glyphosate atteignent nos enfants. Elle témoigne des effets positifs de l’alimentation biologique sur les enfants.
Avant de conclure avec Dr Zach Bush, on rencontre Pedram Shojai, auteur, scénariste et activiste qui raconte comment les gens de son quartier se sont mobilisés pour faire cesser l’épandage de Roundup Ready dans les parcs où jouent les enfants de sa ville.

Il y a beaucoup à dire sur les organismes génétiquement modifiés et les produits chimiques qu’on utilise en agriculture. Je ne pourrai pas m’arrêter qu’à un seul article parce que le sujet est vaste. GMOs Revealed en fait le tour. Leur histoire, leur arrivée dans nos champs et nos assiettes. Comment depuis le milieu des années 90 la population mondiale est devenue le laboratoire des corporations. La corrélation entre l’épandage de produits chimiques nocifs et l’augmentation en flèche de maladies; même d’épidémie de maladies génétiques. Ils brisent le mythe du manque de nourriture pour nourrir la planète. On nous dit comment nous citoyens, nous consommateurs, nous parents, en l’occurrence les mères, pouvons réduire notre exposition à ces produits contre nature.

À bientôt!

 

 

 

 

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Pour nos tout-petits, je souhaite…

gstp_banniere_300x600gstp_banniere_300x600Connaissez-vous LA GRANDE SEMAINE DES TOUT-PETITS?

C’est le 20 novembre dernier que débutait la première édition de La Grande semaine des tout-petits.  C’est à  cette occasion que l’on présente un portrait de la réalité dans laquelle vivent nos tout-petits québécois.

En vous rendant sur le site Internet Grande semaine vous pourrez aller signer La lettre des grands aux tout-petits et y laisser un souhait si vous le désirez. C’est une façon claire de faire savoir au Québec que nos tout-petits comptent pour vous et que vous appuyez l’initiative.
Pour marquer le coup, l’Observatoire des tout-petits publie son Portrait annuel 2016. Combien sont-ils? Dans quel environnement vivent-ils? On peut également télécharger la version complète gratuitement.

Que ça paraisse cliché ou non, nos tout-petits d’aujourd’hui seront nos adultes de demain. Notre relève.  Mais nos jeunes enfants d’aujourd’hui ne vivent pas la même réalité que nous, à notre époque. En 30 ou 40 ans, la vie a beaucoup changé. Nos bambins ne sont pas différent de ceux d’hier. Ils ont les mêmes besoins. Mais les temps changent et ça n’évolue pas nécessairement toujours en leur faveur. On veut bien faire, leur donner le meilleur. Je me demande tout de même; est-ce que notre meilleur à nous est vraiment leur meilleur à eux? Oui, on fait ce qu’on peut. Parfois on pourrait et on devrait faire plus et mieux. Mais la vie a ses limites et on fait notre possible.

La routine: spirale infernale
Depuis le tournant du siècle en fait, nos tout-petits fréquentent la garderie comme si c’était un passage obligé.  Les mères au foyer sont devenues une espèce rare qui se fait regarder de travers et doit répondre au: -« Votre enfant ne va pas à la garderie? » plein de sous-entendus.  Le système fait que se sont les CPE qui décident du moment où votre bébé y fera son entrée.  Tôt dans sa vie l’enfant se fait prendre dans la spirale infernale du métro-boulot-dodo.  Levé tôt, déjeuné en quatrième vitesse, en route pour la garderie, maman part au travail, maman travaille toute la journée, maman va chercher son petit à la garderie, on rentre à la maison, on soupe, c’est le bain et au dodo.  C’est la même chose pour l’enfant qui va à l’école.  Quand pouvons-nous vraiment profiter de notre marmaille?

Élément perturbateur
Se retrouver à la maison avec son tout-petit est une chose.  Être activement avec lui en est une autre.  Partout on voit des parents qui s’occupent distraitement de leur enfant parce qu’ils ont les yeux rivés sur un satané écran!  Si ce n’est pas Facebook, c’est Twitter ou Instagram, si non, c’est un jeu ou des messages textes.  L’enfant qui demande la présence de son parent à grand renfort de demandes ou de conneries devient un irritant.  Pire, pour avoir la paix, on les plogue sur des tablettes ou des ordinateurs.  Très vite l’enfant devient dépendant de l’écran et n’arrive rien faire d’autre.  On en est plutôt au parent 0.2 que 2.0!  Quand c’est rendu qu’on voit des publicités nous recommandant de jouer une quinzaine de minutes par jour avec notre enfant c’est qu’à mon avis il y a un problème.  L’excuse facile c’est la fatigue et le manque de temps.  Mon observation est la suivante: -« Trop fatigué pour passer du temps avec ton enfant, par contre le temps ne manque pas et la fatigue disparaît d’un coup pour jaser avec des étrangers ou jouer à des jeux cons…  Bizarre… »  Je ne comprends pas l’hilarité des gens quand ils entendent un enfant dire de son parent qu’il est toujours sur son téléphone à poster sur Facebook ou à jouer à des jeux.

Plus ça change, plus c’est pareil
Non, les jeunes cocos et cocottes d’aujourd’hui ne sont pas différents de nous. Ils ont les mêmes besoins que nous avions. Manger, dormir, respirer. Se sentir aimé, protégé, en sécurité. Ils ont besoin d’être accompagné, stimulé. Ils ont besoin qu’on soit présent. Ils vivent les mêmes phases de développement, aux mêmes âges. Bien que tous, de tout temps vivent les mêmes choses, chacun d’eux est unique. Chaque parent, chaque famille est différente. Là encore, rien de nouveau. Ça toujours été ainsi. C’est l’éternel recommencement.

Je pense qu’une Grande semaine pour les tout-petits est une bonne idée.  Ça permet à tous de faire un bilan de sa parentalité, de notre quotidien, du bien-être familial.  Un rapport comme le Portrait annuel met en lumière les points forts et les lacunes de la société dans laquelle nous vivons.  Encore trop d’enfants vivent dans des familles dont les revenus sont sous le seuil de la pauvreté.  Les impacts sur eux peuvent être grands.  Peu importe la classe sociale dans laquelle vit l’enfant l’important est qu’il mange à sa fin, qu’on mette le temps et l’énergie à favoriser son développement, qu’il soit en sécurité et qu’on l’aime.  J’ai une longue liste de souhaits pour notre marmaille québécoise.  Mon souhait ultime est de sortir tous les enfants de la pauvreté.  Vœux pieux?  Peut-être.  Mais je ne doute pas un instant des impacts positifs que cela aurait dans notre province.

Pour les touts-petits d’aujourd’hui et de demain je souhaite la sécurité alimentaire.  Aucun enfant ne devrait avoir faim ou manger une nourriture de piètre qualité.

Je souhaite qu’ils aient tous les mêmes chances peu importe leur milieu, leur origine, leur langue, leur couleur de peau ou religion.

Je souhaite que les enfants qui présentent des défis particuliers reçoivent les soins et les services dont ils ont besoin tout de suite.  C’est une honte toute ces listes d’attentes partout.

Je souhaite que nos enfants soient réellement protégés des adultes vils qui ne cherchent qu’à leur faire du mal et à assouvir leurs bas instincts.  Qu’on punisse très sévèrement ces gens.

Je souhaite que les parents à bout de souffle aient du répit.  Un parent reposé aura à nouveau de l’énergie et pourra mieux s’occuper de son enfant.

Je souhaite que les parents qui se sentent perdus et abandonnés soient épaulés, afin de mieux aider leur tout-petit.

Je souhaite que les parents accros à l’écran décrochent et focussent sur leur tout-petit.  Vous n’êtes pas si fatigué et oui vous avez le temps pour lui…  ou elle.

Je souhaite que les parents puissent bénéficier de la conciliation travail/famille, dans l’intérêt de la famille et non de l’employeur.

Je souhaite que les tout-petits dont les parents ont des horaires de travail atypiques ne soient pas obligés de fréquenter la garderie ou le CPE à temps complet comme c’est présentement le cas.

Finalement, je souhaite que tous les tout-petits soient aimés, respectés et chéris.

Bonne semaine les poussinots! Bonne semaine les poussinettes!
Marmaille 😉