Journée de la femme 2017; nous ne sommes pas encore toutes égales

La condition des femmes à travers le monde sera toujours d’actualité. Parce que malgré que nous soyons en 2017, nous ne sommes pas encore entièrement l’égale des hommes… Même si c’est nous qui les mettons au monde.

À travers le temps, les époques, nous avons mené de petites batailles et de grands combats; ne serait-ce que le droit de vote.

Malheureusement, où nous naissons sur le globe aura un impact majeur sur notre vie:
• Se faire marier de force avec un mari choisi par la famille.
• Être victimes de conflits armés majeurs où des femmes deviennent des objets, des     esclaves sexuelles.
• Qu’on interdise l’éducation; imaginez être une femme et ne pas savoir écrire votre nom.
• Pouvoir se faire avorter sans être jugée criminelle et emprisonnée.
• Se faire mutiler, tuer, parce que votre conjoint ou sa famille vous accuse de les avoir déshonorés.
• Le pays où vous vivez ne reconnaît plus les baffes que votre conjoint vous met comme de la violence conjugale.

Au Québec, les femmes ont obtenues le droit de vote le 18 avril 1940.  Au Canada la « pilule » a été homologuée en 1960.  Mais ce n’est qu’en 1969 que les médecins ont pu nous prescrire la pilule dans un but contraceptif. Ce n’est que le 28 janvier 1988 qu’on nous donnait le droit de nous faire avorter sans être des criminelles.

Encore en 2017, ne gagnons moins que nos collègues masculins pour un même travail. Plus de femmes subissent la précarité financière que d’hommes.

La condition de la femme s’est beaucoup améliorée un peu partout sur la planète. Parce que des générations de femmes se sont battues pour qu’on nous reconnaisse, qu’on nous respecte. Je n’ai jamais compris pourquoi depuis le début de l’humanité les hommes ont peur de nous. Je dis peur de nous les femmes, parce que pour tout faire nous museler, nous opprimer, ils devaient avoir peur de quelque chose en nous, non? Pourquoi nous refusaient-ils le pouvoir? L’argent? La contraception? Le marché du travail? Le droit de vote? L’indépendance? L’émancipation? La liberté sexuelle? Le droit de parole? Je ne sais pas. Je ne crois pas qu’on ne trouvera jamais la réponse.

La journée internationale des femmes n’est pas une occasion pour se voiler la face et se faire croire que tout va bien pour nous toutes.  Non.  C’est le moment de mettre carte sur table, de montrer à la face du monde qu’elle est la réalité des femmes autour du globe.

Je pense qu’en tant que femme on doit s’aimer et se respecter.  Faire fi des diktats de la mode, des standards de beauté.  Peu importe qu’on soit grande, petite, mince, grosse, rousse, blonde, ou brune, il faut accepter son corps de femme tel qu’il est.  Peu importe notre poids, notre silhouette, nous sommes toutes de vraies femmes.  Si malgré sa bonne volonté on arrive pas à s’aimer soi-même, il faut prendre le taureau par les cornes et changer les choses.  On aime nous dire que les médias nous bombardent d’images de la femme idéale, mais rien nous empêche de refuser de s’y conformer.  Rien.

Soyons libre de penser et de nous exprimer.  Assumons-le.  Il faut avoir le courage de ses opinions et les défendre.  Se taire, ne nous fait pas avancer.

Vivons notre vie de femme.  On peut décider d’avoir des enfants ou non.  On peut faire des études dans tous les domaines.  On peut faire carrière.

On peut et on doit se défendre de la violence, l’intimidation et la discrimination.  C’est notre responsabilité.

Nous avons porté le monde et l’avons mis au monde.  À nous de nous le réapproprier.

Nous sommes des créatures magnifiques.  Nous sommes belles, intelligentes, inventives.  Nous sommes des mères, des étudiantes, des enseignantes, des scientifiques, des inventrices, des docteures, des activistes, des avocates, des politiciennes.  Nous sommes des femmes.

Marmaille 😉

 

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T’as une vie? Ton boss s’en fout!

Sélection du Reader’s Digest.ca

C’est à une semaine d’avis que mon homme et ses collègues de travail ont appris que leur horaire de travail était modifié.  Un grand retour en arrière avec ses horaires atypiques qui sont les ennemis jurés de la conciliation travail/famille (CTF) et de la vie sociale.

Pour cette compagnie de télécommunications que je ne nommerai pas la vie personnelle des employés et employées n’est qu’un élément négligeable pour des gestionnaires ambitieux.  Ils ne gèrent pas des équipes de personnel.  Ils « gestionnent » des ressources techniques.  Ces gens dont ils disposent selon leur fantaisie voient leurs vies chamboulées, mise sans dessus dessous sans le moindre remord.

Ils diront que ce sont les besoins de l’entreprise.  Parlons-en des besoins de l’entreprise.  Ces horaires avaient été mis en place pour prévenir les besoins des clients.  L’ancienne gestionnaire en place savait très bien qu’il n’y avait pas un flot ininterrompu d’appels aussi tôt le matin.  Son expérience lui avait par contre enseigné qu’il valait mieux payer quelqu’un qui veille au grain que de risquer une crise majeure.  Cette disponibilité envers le client assurait un bon service.  Assurer un bon service à tout moment c’est fidéliser sa clientèle, ce que semble ignorer quelqu’un ou quelques personnes.

Si on suit la logique de la gestionnaire en place, alors pourquoi mon homme doit-il travailler les jours fériés?  Le flot d’appel est très faible voir nul ces jours-là.  Elle me répondrait sûrement que c’est la convention collective qui prévoit ça.  En vérité ce n’est pas à cause de la convention collective.  C’est l’entreprise qui veut absolument que quelqu’un soit présent au cas où un client aurait un pépin avec ses installations durant ledit jour férié.   C’était pour cette même raison que les employés avaient tous eu des modifications d’horaires: tout le monde commençait sa journée de travail plus tôt.  Parce que ça répondait aux besoins de la clientèle.  Mais ça convenait aussi très bien aux gens du département.

Faire en sorte que les employés et employées puissent se prévaloir de la conciliation travail/famille est une façon pour l’employeur de fidéliser son personnel ce qui apparemment n’est pas le souhait ici.  Stépanie Fissette l’explique très bien dans cet article.  L’employeur argumenterait: -« Oui, mais on parle de l’entreprise touristique! »  Ce à quoi je réponds que l’argument présenté est boîteux, puisque le concept pourrait très bien s’importer chez eux.

À la place l’employeur fait dire n’importe quoi aux statistiques compilées quotidiennement.   Il leur fait dire ce qui l’arrange.  On fait la même chose avec les sondages et les données d’études scientifiques.

Le syndicat?  Que fera-t-il?  Quand pensera-t-il à la CTF pour ses syndiqués?  Ce qui est malheureux c’est que le concept de conciliation travail/famille, même lorsque mentionné dans une convention collective  reste toujours à la discrétion des employeurs.  Parfois, ça peut être assez arbitraire.

Ici s’applique le principe de Peter.  C’est très sérieux.   C’est une maladie contagieuse ma foi.  Incurable en plus!  Tenez-vous loin du pouvoir, ça fait faire des conneries.

2016-06-4--21-04-39J’en ai plus qu’assez de voir que c’est toujours l’employeur qui passe sur nos vies comme un rouleau compresseur.  Certains diront :-« Ben oui mais c’est lui qui t’paye. »  Ce à quoi je rétorque que sans personnel, donc des être humains, l’employeur n’existe pas.  Un employé frustré de ses conditions de travail, devient improductif.  Ce qui ne passe pas inaperçu et n’est pas sans conséquence.

Franchement, je suis vraiment en colère de voir qu’une personne en autorité peut foutre le bordel dans la vie de toute une équipe d’employés et employées sans que personne ne s’interpose.  À une semaine d’avis des familles entières doivent se tourner de bord et réorganiser leur vie pour les lubies d’une gestionneuse.

Je pense à ces couples qui ne se verront plus.  Je pense à ces parents qui ne verront leurs enfants probablement que la fin de semaine, alors que jusqu’ à cette semaine, ils avaient une vraie vie de famille.

C’est malheureux, mais je ne crois pas que cette décision stupide sera renversée, malgré toute l’argumentaire qui pourrait être présenté par les employés et employées.  Ils ne sont que des numéros de matricules payés pour faire un boulot bien rémunéré certes, mais très mal reconnu dans l’entreprise.

2016-06-4--21-40-12On boss.  On donne les ordres.  On décide.  On ordonne.  On a toujours raison même quand on a tort.

Trop rarement on voit un boss prendre le temps de parler avec son équipe que ce soit dans le but d’améliorer leurs conditions de travail.  Ou faciliter les tâches.  Ou mettre l’épaule à la roue et aider leur équipe quand arrive un moment où tout fou le camp et qu’elle est débordée.  Parce que quelqu’un qui agit de la sorte est un leader.  Un leader ne se contente pas de vous répondre: -« J’en prends note. » d’une voix monocorde.  Voir si un boss va s’abaisser à faire la job de ses subordonnés!  Hey!  Leur excuse est toute trouvée: -« C’est d’la job de syndiqué, on va me déposer un grief. »  N’importe quoi!  Un grief ne veut pas systématiquement dire arbitrage, nous le savons tous, peu importe le milieu syndiqué dans lequel nous œuvrons.  Un vrai leader ne se laisse pas impressionné par ce petit mot de cinq lettres.

À la place sont choisis des p’tits boss qui plus souvent qu’autrement ne connaissent rien du travail de leur équipe.  dilbert-rescousse-principe-peter-L-1.jpegCelui  qui fait bien sa job, qui est reconnu comme tel, va niaiser des années sur sa chaise en attendant que son tour vienne…  Ou ne vienne pas.  Je doute même que ça se produise un jour.  Qu’est-ce qu’ils feraient d’un leader compétent?  On préfère le laisser végéter à réparer des troubles et monter des formations qu’il se fait saboter un jour par un Peter à la puissance 10 trop ignorant pour justement mettre l’épaule à la roue et aider son équipe efficacement au moment où ils sont dans le jus.

Quelle stimulation, quel agrément peut-il y avoir à travailler pour un employeur qui vire la vie de son personnel à l’envers sans le moindre souci, sans jamais se demander si tout ce remue-ménage en vaut vraiment la peine?  Quelle motivation, y a-t-il à rentrer travailler tous les jours sachant que les boss devant vous vous prennent pour des automates?

Ce n’est pas en traitant son monde comme des pions qu’on garde son personnel. Ce n’est pas en privant les employés de leur vie de famille qu’on gagne leur loyauté.  C’est plutôt le moyen idéal pour se retrouver avec des employés blasés, démotivés, qui travaillent finalement que pour le chèque de paye.  C’est aussi de cette manière qu’un département se voit perdre des employés compétents au profit d’une entreprise qui elle lui offre non seulement un bon salaire mais surtout un horaire de travail qui répond aux besoins de leurs familles.

L’époque où les employés embrassaient à pleine bouche la culture d’entreprise au détriment de leur vie familiale est révolue.  Si une poignée d’hommes et de femmes ne se réalisent que dans le travail ce n’est pas le cas de tout le monde.  La grande majorité veut profiter de sa vie avec ses enfants au jour le jour, pas à temps partiel.  Ces horaires atypiques qui seront de retour dès la semaine prochaine hypothéqueront la vie familiale de bien des travailleurs.  Le message doit être entendu et compris.  Les choses doivent changer.  Il est temps d’évoluer de ce côté.  Plus que temps.

Marmaille.